vendredi 6 novembre 2009

Douzième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

Douzième CHRONIQUE NUMÉRIQUE à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 84, actuellement en kiosque.

Cette chronique de BARBARA GARANT intitulé "OU" ET "I" (ET LE SOUFFLE QUI LES RELIE)présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE soit:

ANNIE BAILLARGEON, SOPHIE JODOIN et SYLVAIN BOUTHILLETTE.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca


Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un Centre de recherche et de production spécialisé en impression numérique grand format et en traitement numérique de l’image en art actuel. L’activité principale du Centre est orientée vers la résidence d’artiste à laquelle viennent se greffer des activités de diffusion et de publication. Le Centre offre ainsi aux artistes, commissaires et théoriciens des conditions propices à la recherche, à la création et à la diffusion d’œuvres et de textes inédits qui s’inscrivent dans un continuum visant à contribuer de façon significative aux nouveaux discours entourant les arts contemporains numériques.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, le Centre SAGAMIE offre un des plus important programme d’artistes en résidence au Canada. Le centre reçoit annuellement près de 40 créateurs du Québec, du Canada et de l’étranger qui sont accueillis pour des séjours intensifs d’expérimentation et de création dans un vaste laboratoire informatique.

En résidence au Centre SAGAMIE, ces artistes redéfinissent l’intervention infographique, développent de nouveaux langages, de nouvelles écritures artistiques et proposent des interfaces fécondes entre le numérique et leur démarche personnelle. Les Chroniques numériques rendent ainsi compte du travail de ces artistes qui apportent une contribution importante aux enjeux actuels de l’image, en développant une réflexion novatrice sur le médium numérique, en questionnant le photographique et la picturalité ou en interpellant les outils numériques de création face à leur champ spécifique d’investigation.

mercredi 4 novembre 2009

Bruno Santerre


Bruno Santerre
Lancement du livre produit par le Centre SAGAMIE

Au SALON DU LIVRE DE RIMOUSKI
Le jeudi 5 novembre 2009 dès 17:00
Au Centre des congrès de l'Hôtel Rimouski

C'est le Musée régional de Rimouski qui vous invite à ce lancement.
En effet, deux autres livres publiées par le Musée régional de Rimouski seront également lancées lors de cet événement, soit le catalogue de l'exposition collective Confluences, De l'Île à la mer et la publication souvenir 100 ans de Desjardins. Dès 18h45, M. Bernard Lamarche, Conservateur de l'art contemporain au Musée Régional de Rimouski prendra la parole sur la scène en compagnie de l'artiste Bruno Santerre et de l'historien d'art Pierre Rannou.

Le livre de Bruno Santerre découle d’une résidence d’édition réalisée par l'artiste de Rimouski au Centre SAGAMIE. Ce séjour de création lui a permis de développer deux projets photographiques inédits intitulés L’Atelier en déplacement et L’Atelier en retrait, qui sont accompagnés d’un essai de Laurier Lacroix. Comme point de départ à ce projet d’édition, Santerre a travaillé dans la lumière de deux artistes qui ont, comme lui, utilisé la lumière dans leurs recherches plastiques. Il a ainsi déplacé son atelier à Paris, Amsterdam et Delft, sur les lieux où ont vécu Brancusi et Vermeer, afin d’y réaliser, dans leurs ateliers ou autour de ceux-ci, des séries de prises de vues. Afin de situer la démarche qui a mené à la création de ces nouvelles séries d’œuvres, Pierre Rannou nous entretient, en première partie de l’ouvrage, de trois expositions individuelles de Santerre, dans lesquelles les notions d’atelier et de galerie se confondent et invitent le spectateur à participer à la fabrication du regard.

Bruno Santerre vit et travaille à Rimouski (Québec). Parmi ses expositions individuelles récentes, notons Dans la lumière de l’atelier (en déplacement), au Centre d’artistes Vaste et Vague, Carleton (2009), Dans la lumière, Centre national d’exposition, Jonquière (2009), Dans la lumière de l’atelier (nuages et ombres blanches), chez Circa, Montréal (2007); Dans la lumière de l’atelier, tracer le rebord des nuages, chez Plein sud, Longueuil (2006); Dans l'atelier de Palomar, chez Occurrence, Montréal (2004); Voir, savoir et croire, (avec Laurie Walker), au Musée régional de Rimouski (1997). Depuis 1982, ses travaux ont été diffusés à l’occasion de nombreuses expositions collectives notamment, en France, à la Galerie Calibre 33 et à la Villa Arson (Nice); à la Librairie du Québec (Paris); à l'Université de Metz; à l'École des Beaux-Arts de Nancy et, au Canada, à la Galerie Sans Nom (Moncton); à la Pitt International Gallery (Vancouver); au Musée national des Beaux-arts du Québec; au Musée d'art de Joliette; au Musée régional de Rimouski; à la Galerie Trois Points, chez Skol et Circa (Montréal). Il a aussi participé à la Biennale nationale de sculpture contemporaine à Trois-Rivières (2004) et au Symposium international d'art in situ Lumières, réflexion de l'insondable, au Musée régional de Rimouski (2003). Titulaire d’une maîtrise en Arts plastiques à l’Université du Québec à Montréal en 1988, il a été reçu comme artiste en résidence au Centre d’artistes Vaste et Vague, Carleton (Québec), au Centre Sagamie, Alma (Québec), à la Villa Arson, Nice (France) et au Centro internazionale di sperimentationi artistiche à Boissano (Italie). Ses œuvres ont accompagné des recueils de poésie de Paul Chanel Malenfant et d’André Gervais aux Éditions du Noroît et il a réalisé un livre d'artiste avec André Gervais, Le poète intervalii dans la variante amoureuse, publié en 1996 aux Éditions Roselin. Récipiendaire en 2008 du Prix à la création artistique (région Bas-Saint-Laurent) du Conseil des arts et des lettres du Québec, Bruno Santerre a réalisé plusieurs œuvres d'intégration à l'architecture au Québec. Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées au Canada.

Pour commander / To order:

BRUNO SANTERRE, L'Atelier en déplacement / The Shifting studio
Auteurs : Laurier Lacroix, Pierre Rannou,
102 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 8 X 9.75 po.
102 pages, colour, full text in French and English, 8 X 9.75 in.
ISBN 978-2-923612-11-9 2009
Prix / Price: 25.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.38 + tvq 0.20 = Total: $29.23

mardi 3 novembre 2009

Jeane Fabb


Jeane Fabb
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

Ma pratique artistique se fonde sur une interaction directe avec la nature. Je m’investis dans des activités et des processus d’observation qui accentuent et révèlent le principe d’interconnexion avec mon environnement immédiat. À travers des projets art-nature menés à l’international, j’ai pu explorer une diversité d’écologies se déployant sur différents continents. C’est pourtant dans la région où j’ai vécu pour les 35 dernières années, la forêt des Hautes-Laurentides au Québec que se développe en continu une connexion personnelle au lieu, de même les moyens de l’exprimer.

Les relations qu’ont actuellement les femmes avec la terre façonnent mon travail. Au sein de mon processus de recherche, j’intègre un dialogue avec les femmes au sujet d’enjeux écologiques et de leurs attachements personnels à l’environnement. Pour divers projets, j’invite les femmes vivant dans la région où je travaille à participer à des actions in situ. Ce travail s’efforce de rendre visibles les états d’intimité et de profonde familiarité avec la nature, les liens sensuels et émotifs avec les lieux, la connaissance locale des écologies et une attention à la présence qui réside sous le couvert du " pittoresque " et des " ressources naturelles ".

Dans mon travail, la photographie joue à la fois le rôle de témoin et celui d’outil documentaire. Se déroulant souvent dans des lieux retirés, mes actions ne sont vues que par peu de gens ou encore, par personne du tout. L’hiver dernier, dans un projet qui s’intitule Touch Wood, j’ai entrepris une série d’interactions, en privé, avec les arbres dans la forêt derrière chez moi. L’appareil photo était alors le seul témoin. Avec le projet en cours The Earth in her Bones, je crée une série de portraits de 28 femmes résidant dans les Laurentides. Je les photographie dans des sites qu’elles ont elles-mêmes choisis et qui ont une profonde résonance dans leurs vies.

Biographie
À l’âge de sept ans, Jeane Fabb a quitté l’Angleterre pour vivre à Montréal. Elle a fait des études en arts visuels à l’Université Concordia et, en 1975, elle s’est établie dans la forêt boréale des Hautes-Laurentides où elle explore les liens complexes entre les dimensions écologique, culturelle et mythique de la nature. Elle a réalisé des installations in situ et des actions en Amérique du Nord et en Amérique du Sud et a présenté des expositions d’installations, de photographies et de vidéos à travers le pays et à l’international. www.jeanefabb.ca

********
Artist statement

My art practice is based on direct interaction with nature. I engage in activities and observation processes that intensify and reveal a sense of interconnectedness with my immediate environment. During international art nature projects I’ve explored diverse ecologies in different continents; however, it is the region where I’ve lived for the past 35 years, the forested Upper Laurentians in Quebec, where personal connection to place, and the expression thereof, steadily evolves.

Women’s contemporary relationships with the land shape my work. My research process often includes dialogue with women about ecological issues and personal ties to the environment. In various projects, women who live in the region where I am working participate in site-specific actions. This work seeks to make visible states of intimacy and profound familiarity with nature, sensual and emotional ties to place, local knowledge of ecologies, and awareness of presence lying beneath ‘’scenery’’ and ‘’natural resources’’.

Photography plays the role of both witness and documenter in my work. Actions often take place in remote places, and perhaps are seen by a few, or by no one at all. Last winter, in a project called Touch Wood, I undertook a daily process, in private, of interactions with the trees in the forest behind my house. The camera was the only witness. In my current project, The Earth in her Bones, I am creating a portrait series of 28 women residents of the Laurentians, each one photographed in a site she has selected for its deep resonance in her life.

Biography
Jeane Fabb emigrated from England to Montreal at age seven. She studied visual arts at Concordia University, and in 1975 she settled in the boreal forest of the Upper Laurentians where she explores the complex ties between ecological, cultural and mythic dimensions of nature. She has realised site-specific installations and actions in regions of North and South America and Europe, as well as national and international exhibitions of installations, photo and video. www.jeanefabb.ca


mardi 27 octobre 2009

Karen Elaine Spencer


Karen Elaine Spencer
Artiste en résidence / Artist in Residence

English to follow

À travers ma pratique artistique, j’ausculte l’éphémère et examine la trajectoire que nous, en tant qu’êtres transitoires, décrivons dans l’espace. La perspective d’un mouvement linéaire vers l’avant se trouve déconcertée par des gestes performatifs qui semblent ne mener nulle part. Je prends le métro, je flâne, je me promène, je rêve : ces activités s’équivalent toutes en importance. Or, des segments temporels et des répétitions de mouvements sont définis afin que certaines séquences puissent se détacher des autres. Un motif est repris et entretenu dans le temps (souvent pendant un an), permettant d’engager un processus où il n’est plus possible de départager ma pratique artistique de mon quotidien. Je travaille avec ce qui est à portée de main, avec des matériaux qui témoignent de notre existence au jour le jour : carton, oranges, pain, craie. Par le détournement des matériaux, des intentions ou des mouvements, j’interviens dans divers espaces, avec l’espoir de modifier, ne serait-ce que légèrement, la perception de ce qui est possible.

Karen Elaine Spencer vit et travaille à Montréal (Québec) où elle a obtenu une maîtrise en arts de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). En prenant le temps de prendre le temps, l’artiste puise dans l’ordinaire et met au jour le potentiel poétique de l’existence au quotidien. Ses œuvres ont été présentées dans différents centres culturels au Canada et en Europe. Ses plus récentes expositions sont rêves à la poste au 3e impérial (Granby), porteur de rêves à Dare-Dare (Montréal), i dreamt i ran away from home à Visualeyez (Edmonton) et lit de pain à Paris.

********

My artistic practice investigates the fleeting and how we as transient beings circulate through space. The notion of a linear movement forward is confronted through performative gestures that lead nowhere. I ride the metro, I loiter, I ramble, I dream. Any one activity is deemed as important as any other and segments of time and repetitions of movement are delineated to separate certain moments from other moments. A body of work is sustained over time (often a year) enabling a process whereby my artistic practice is indistinguishable from my daily life. I work with what is near at hand, materials that speak of our day-to-day existence: cardboard, oranges, bread, chalk. Through a détournement of materials or intentions or movements I intervene into spaces; hoping to shift, ever so slightly, perceptions of what is possible.

Karen Elaine Spencer lives and works in Montréal, Québec where she obtained her Masters in Art at l’Université du Québec à Montréal (UQAM.) Karen takes the ordinary events of daily life and mines these for their poetic underpinnings, taking the time to take time. Her work has been presented in art centres throughout Canada and Europe with recent exhibitions being: “dream letters for granby” at 3e impérial in Granby, “dream listener” at Dare-Dare in Montréal, “i dreamt I ran away from home” at Visualeyez in Edmonton, and "lit de pain" in Paris.

jeudi 15 octobre 2009

GUY BLACKBURN T O U C H E

GUY BLACKBURN
T O U C H E

Commissaire
GUY SIOUI DURAND

Lancement de la publication
produite par le Centre SAGAMIE
Le jeudi 22 octobre à 17h.

GUY BLACKBURN
Né en 1956, Guy Blackburn vit et travaille à Chicoutimi. Depuis le début des années 80, il a participé au Québec, au Canada (Ontario, Nouveau-Brunswick) et à l’étranger (France, Allemagne, Pologne, Chili) à différentes expositions et manifestations. Depuis 1990, Blackburn a proposé un corpus d’œuvres qui a su intéresser un large public, une médiatisation et une analyse importantes. Pensons seulement aux projets La Cécité, Hommage à Anna, Espace interdit, Quémander l’affection et à la série de quatre installations au Musée de la guerre froide de Carps en Ontario. Plus récemment, au Musée de Rimouski et à la Galerie Séquence de Chicoutimi, il a présenté l’exposition Sans Silence, et Extrait d’ambiguïté à la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières. Sa dernière aventure d’art Touche est une œuvre majeure produite et diffusée avec la complicité du Centre SAGAMIE d’Alma. Bien que l’on puisse parler chez Blackburn de pratique ouverte, l’installation demeure au cœur de son travail. Ses réalisations explorent de façon percutante, voir même troublante, les nouvelles conditions individuelles et sociales issues des récentes pratiques scientifiques. Une approche singulière et une pratique sans compromis.

GUY SIOUI DURAND
Wendat (Huron) de Wendake (Québec), Guy Sioui Durand est sociologue, critique (PH.D.) et commissaire indépendant. L’art actuel et l’art amérindien sont ses domaines d’intervention. Co-fondateur de la revue Inter et du Lieu, centre d’artistes de Québec, chargé de cours en théorie de l’art à l’Université du Québec à Chicoutimi, il a publié trois livres dont L’art comme alternative en 1997 et Riopelle. Indianité en 2003. Il écrit pour plusieurs périodiques, catalogues et dans Internet. Depuis 2000, Sioui Durand a été commissaire d’une dizaine d’événements dont Touche, de Guy Blackburn au Centre SAGAMIE d'Alma, Urbaine Urbanité III (Place Valois, Montréal 2005), Identités et Remplacements (24e édition du Symposium international d’art contemporain, Baie Saint-Paul 2006), Art Sauvage (12e Rencontre Internationale d’Art Performance, Québec 2006). Conseiller autochtone d’Espace 400e (Québec 2008), Sioui Durand participait en avril au Forum Théorique de la Xe Biennale de La Havane (Cuba, 2009) et en juin à la Délégation des conservateurs autochtones canadiens (Biennale de Venise, 2009). En novembre 2009, il est invité aux festivals Accion ! 09 Mad (Madrid) et Arrt d’Accio (Valence) en Espagne (www.siouidurand.org).


Prix spécial, sur place lors du lancement 15$ taxes incluses

Pour commander / To order:

Guy Blackburn, TOUCHE
Commissaire / Guy Sioui Durand / Curator
70 pages couleur, texte en français seulement, 8 X 10 po.
70 pages, colour, text in French only, 8 X 10 in.
ISBN 978-2-923612-15-7 2009
Prix / Price: 20.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.13 + tvq 0.20 = Total: $23.98

mercredi 14 octobre 2009

Annie Baillargeon

Annie Baillargeon
EMBALLAGE ANATOMIQUE

VERNISSAGE jeudi le 22 octobre à 17h00 / Opening Thursday, October 22, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 22 octobre au 11 décembre 2009 / Exhibition October 22 - December 11, 2009
English to follow

Le projet Emballage anatomique est une série d’œuvres numériques regroupées en huit diptyques dans lesquels les éléments s’organisent en structures qui rappellent l’ornementation, le papier peint ou l’emballage cadeau. Elles révèlent au passage, par le détail, une orchestration axée sur la déformation et le camouflage de corps humains. L’œuvre s’articule dans l’espace photographique par des positions et des attitudes qui engendrent des scénarios liés à différentes thématiques. Ces compositions, tissées par la démultiplication des différents corps, réfèrent à des rencontres que j’ai faites lors de mes résidences. Elles reformulent des historiettes et des scènes allégoriques où la présence énigmatique de l’individu est mise au premier plan.

La chorégraphie, qui naît de l’utilisation de ces nombreux corps, propulse l’espace numérique vers divers niveaux de lectures. Réduits à une échelle infiniment petite, les corps sont contraints à s’amalgamer à d’autres membres de leur espèce au travers d’une dynamique conflictuelle. Au même moment, ils s’assemblent en agglomérats sur une surface d’où émane une vibration d’harmonie, un équilibre rappelant une certaine notion d’infini. Ce travail aborde autant la quête identitaire de l’individu que celle de la collectivité, tout en questionnant métaphoriquement la fragilité humaine et l’aspect éphémère des liens qui unissent les individus entre eux.

Annie Baillargeon est une artiste qui vit et travaille à Québec. Son action englobe la photographie, l’installation, la vidéo et la performance. Elle est membre et cofondatrice du collectif multidisciplinaire Les Fermières Obsédées, dont les performances et les manœuvres insufflent depuis 2001 une indiscipline au genre de l’art action. Parallèlement, elle développe un travail en solo qui se situe à la croisée des genres et des médiums, principalement axé sur l’utilisation du corps comme véhicule de questionnement sur les enjeux existentiels de l’individu. Au nombre de ses expositions solos, dans les centres d’artistes du Québec et du Canada, on compte L’œil de poisson et le Centre VU de Québec, Espace F de Matane, la Galerie Séquence de Saguenay et la Galerie 44 de Toronto. Elle a participé aux expositions collectives L’envers des apparences, au Musée d’art contemporain de Montréal, C’est arrivé près de chez vous, au Musée National des beaux-arts de Québec et The constructed images, au festival Contact image à Toronto. Son travail a été également diffusé dans le Moulin à images de Robert Lepage à Québec.


***************

Annie Baillargeon
EMBALLAGE ANATOMIQUE

Opening Thursday, October 22, 5:00 p.m.
Exhibition October 22 - December 11, 2009

The "Emballage anatomique" project consists of a series of digital creations presented in the form of eight diptychs, the compositional elements of which are structured to resemble ornamental art. The components of each image are clustered like constellations, reminiscent of wallpaper or gift wrapping patterns. But the details in the images reveal themselves to be precisely orchestrated variations on the corruption and dissimulation of human bodies. The poses and attitudes delineated in the photographs intimate varying scenarios that evoke different themes. The various bodies are distilled in these compositions, referring back to my encounters during my artistic residencies. They are a retelling of anecdotes and allegorical scenes in which the enigmatic presence of the individual is the prominent feature.

The presentation of numerous bodies engenders a kind of choreography in a digital space which is opened up to different levels of interpretation. Reduced to an infinitely small scale, the bodies are constrained to seek amalgamation with other individuals of their kind through the dynamics of conflict. At that same moment, they bond together in clusters on a plane which vibrates with harmony, an equilibrium which hearkens back to an imprecise understanding of infinity. These compositions are a reflection on the search for both individual and group identity, interlaced with a metaphorical inquiry into the fragility of the human experience and the ephemeral nature of the bonds that bring individuals into partnership.

Annie Baillargeon is an artist who lives and works in Quebec. Her work includes photography, art installations, video and performance art. She is a co-founding member of the multi-disciplinary collective Les Fermières Obsédées, whose performances and tactics since 2001 have infused an element of insubordination into the genre of action art. All the while, she has been working on her own solo creations which incorporate different genres and media, making use primarily of the human body as a means of inquiry into the existential choices facing the individual. Her solo exhibitions have been presented in artistic centers throughout Quebec and Canada, including L’œil de poisson and the Centre VU in Quebec City, Espace F in Matane, the Galerie Séquence in Saguenay, and Gallery 44 in Toronto. She has participated in collective exhibitions such as "L’envers des apparences", at the Montreal Museum of Contemporary Art, "C’est arrivé près de chez vous", at the Musée National des beaux-arts de Québec, and "The constructed images", at the Contact Festival in Toronto. Her work was also featured in Robert Lepage's "Image Mill", presented in Quebec City.

mercredi 7 octobre 2009

Catherine Bodmer

Catherine Bodmer
Artiste en résidence / Artist in Residence

La pratique artistique de Catherine Bodmer comprend des installations, des oeuvres in-situ et des photographies. La notion de transformation est au cœur de sa recherche, ainsi que l’observation des aspects banals et ordinaires de la vie, cherchant à leur donner une dimension supplémentaire. Depuis quelques années, Catherine Bodmer a commencé à travailler avec les moyens de la photographie et le traitement numérique afin d’explorer l’espace de l’image et de l’imagination, ainsi que la position de l'individu dans ces espaces. Son attention s’est portée sur des lieux et situations évoquant un sens d’ouverture et de speculation, mais aussi de précarité. En concevant les images comme une matière malléable, l'artiste s'intéresse aux altérations subtils de certains éléments dans l'image, suggérant des situations à la fois cohérentes et divergentes. La manipulation des pixels numériques, ainsi que les stratégies de multiplication et de variation d’un sujet se veulent au service d’une idée plus vaste, soulignant la vulnérabilité de notre existence face à une compréhension de plus en plus complexe et caleidoscopique de la réalité.

Catherine Bodmer, d’origine suisse, détient un diplôme de l’École des Beaux-arts de Lucerne en Suisse, et a obtenu une maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal en 1999. Depuis une dizaine d’années, elle est impliquée activement dans le milieu des centres d’artistes autogérés et a travaillé en tant que coordonnatrice artistique à La Centrale/Galerie Powerhouse (1999-2002) et à articule (2004-2009) à Montréal. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives à travers le Canada, ainsi qu’au Mexique et à Taiwan. En 2008, elle a reçu le Prix du Duc et de la Duchesse de York en photographie du Conseil des Arts du Canada. http://www.catherinebodmer.com

************

Catherine Bodmer is a visual artist whose practice includes installation, photography and site-specific work. The idea of transformation is at the centre of her work, as well as the observation of the ordinary and banal aspects of life, which she seeks to infuse with a supplementary dimension. Since a few years, Catherine Bodmer has been working with the means of photography to explore the space of the image and the imagination. Her attention has been drawn to places and situations that evoke a sense of openness and speculation, but also of precariousness. Conceiving of the image as a “matter” that can be transformed, she is interested in the subtle alterations of certain elements in the image, suggesting situations that are coherent and divergent at the same time. The manipulation of pixels, as well as strategies of multiplication and variation of a subject serve a broader idea that highlights our existence’s vulnerability in relation with an increasingly complex and kaleidoscopic understanding of reality.

Originally from Switzerland, Catherine Bodmer has a degree from the School of Art of Lucerne in Switzerland and earned a master’s degree in visual arts from the Université du Québec à Montréal in 1999. Over the last ten years, she has been actively involved in artist-run centres and was the artistic coordinator at La Centrale/Powerhouse Gallery (1999-2002) and at articule (2004-2009) in Montreal. Her work has been presented in several individual and group exhibitions throughout Canada, as well as in Mexico and Taiwan. In 2008, she received the Duke and Duchess of York Prize of Photography of the Canada Council for the Arts. http://www.catherinebodmer.com

mercredi 30 septembre 2009

Jean-Jacques Ringuette

Jean-Jacques Ringuette
Artiste en résidence / Artist in Residence

La démarche de Jean-Jacques Ringuette s’articule autour de la notion d’incarnation, au sens large de la manifestation des divers états et attitudes de la psyché. Son travail, souvent marqué du sceau d’un humour grinçant, prend régulièrement le corps (ou son évocation) pour motif principal. Ses œuvres cherchent à cerner l’inconfort de l’esprit dans sa fréquentation du monde et font montre d’un intérêt marqué pour les identités troubles et les bribes d'existence irrésolues.

Sous le titre Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien*, sa production récente investie l’univers de la mascarade (déguisements, masques, jeux de rôles et personnages). Dans des mises en scène dépouillées mais sophistiquées, marquées d’un certain maniérisme dans l’exploration des ressources expressives de la gestuelle, l’artiste s’intéresse aux diverses figures de la marginalité et réactualise une longue tradition d’autoreprésentation en clown:

"À mes yeux, la dimension tragique de la figure symbolique du clown porte en elle les grotesques scories de l’enfance, lesquelles peuplent toujours notre inconscient d’adulte. Historiquement, cet imaginaire témoigne aussi de la marginalisation progressive du statut de l’artiste à partir de la fin du XVIIIe siècle: le créateur en marge de la société, en retrait du monde…"

À Rome (Italie), Jean-Jacques Ringuette a représenté le Québec à deux reprises dans le cadre de l’événement Orrizonte Quebec. Il était aussi du Printemps du Québec à Paris, et de l’événement Quebec a Catalunya à Barcelone (Espagne). Ses œuvres ont été exposées à New York, Seattle et Chicago (États-Unis), à Bielefeld et Berlin (Allemagne) de même qu’à Montréal, Québec et dans plusieurs autres villes de la province.

Jean-Jacques Ringuette détient une maîtrise en photographie de l’Université Concordia de Montréal et un baccalauréat en arts visuels avec spécialisation en photographie de l’Université d’Ottawa. Ses œuvres font partie de collections privées ainsi que des collections du Musée national des beaux-arts du Québec.

* La création de ce corpus d’œuvres a été rendue possible grâce à l'appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec.

************

Jean-Jacques Ringuette at the Centre SAGAMIE

In his work, Jean-Jacques Ringuette explores the concept of incarnation, understood as the physical manifestation of the psyche’s variable states and attitudes. An acidic humour often underscores his creations, in which the human body (or its evocation) routinely appears as the principal motif. His work, punctuated by an interest in perturbed identities and the bits and pieces of tentative existences, is an attempt to describe the mind’s discomfort as it comes to grips with the outside world.

Entitled Figures de la mascarade or La vie passionnante de Félicien*, his most recent creations are an inquiry into the world of masquerade (disguises, masks, role playing and impersonations). Within stark but sophisticated settings, and characterised by a certain mannerism in the display of gestures, the artist expresses his interest in marginal characters and reunites with the long tradition of the clown as a representation of self:

“To my mind, the tragic aspect in the symbolic figure of the clown is shaped by the grotesque residues of childhood which litter the adult subconscious. Historically, this fantasy is also indicative of the gradual marginalisation of the artist beginning at the end of the 18th century: the creator outside the pale of society, withdrawn from the world…”

In Rome, Italy, Jean-Jacques Ringuette has represented Quebec twice at the Orrizonte Quebec. He also participated in the Printemps du Québec à Paris and the Quebec a Catalunya in Barcelona, Spain. His work has been exhibited in New York, Seattle, and Chicago in the United States, in Bielefeld and Berlin, Germany, and in Montreal and other cities in the province of Quebec.

Jean-Jacques Ringuette earned his Master’s degree in photography at Concordia University in Montreal and a Bachelor’s in visual arts (specialising in photography) at the University of Ottawa. His work figures in several private collections, as well as in the Musée national des beaux-arts du Québec.

* This series of works was made possible with the financial support of the Conseil des arts et des lettres du Québec.

jeudi 24 septembre 2009

Josette Villeneuve

Josette Villeneuve
Artiste en résidence * Artist in Residence

L'espace nous englobe, il se déploie alentour, tout autour de nous, mais il est aussi inscrit en nous et subtilement, il agit tel le vecteur de notre rapport au monde… (*)

Ma pratique est orientée vers cette notion de territoire, de déplacement, de lieux que nous habitons. En 2003, j'ai fait la découverte d'une nouvelle matière : les étiquettes de vêtements. Une matière " pauvre " qui m'est apparue somptueuse et étrangement riche. Chaque étiquette collectée porte en elle-même la marque d'un lieu, d'un travail, d'un savoir-faire. Mes premières réalisations avec cette matière : Un monde à raccommoder (2005) et Se faufiler dans le paysage (2006) expriment une forme d’écologie de la mémoire, un détournement de matière qui recycle aussi des morceaux de traditions artistiques et sociales. Depuis 2007, les simulacres de drapeaux confectionnés d’étiquettes proposent un emblème melting-pot, transposition ou contrefaçon de ce symbole. Ces installations questionnent la problématique identitaire de notre société, problématique qui s'accentue avec les multiples déplacements propulsés par la mondialisation des marchés.

Durant sa résidence au Centre SAGAMIE, Josette Villeneuve développera une série en lien avec son exploration des motifs de drapeaux, de géographie, de géopolitique, de mixages de ces ouvrages à l’exemple du monde que nous habitons.

* Chantal Grande et Marie-Josée Jean. Publication Espace Vox, no 7 juin 2003.

Josette Villeneuve a reçu sa formation à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Sélectionnée pour l’édition 2006 de la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, son installation Un monde à raccommoder (Revue Art Le Sabord no 76) a fait l’objet de nombreuses présentations à travers le Québec et récemment à la Galerie Glendon de Toronto.

Elle est récipiendaire de la Bourse Loto-Québec en 2006 pour une œuvre éphémère côté/jardin de la Biennale nationale de sculpture contemporaine et du Prix des arts visuels Télé-Québec remis par Culture Mauricie durant la même année. En 2007, l’appui du Conseil des arts et des lettres lui permet d’approfondir une recherche sur la symbolique du drapeau (Bourse de type A, recherche et création) dont elle propose des variantes lors de sa participation au Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul à l’été 2008. Le Conseil des arts et des lettres du Québec lui remet le Prix à la création artistique en région à l’automne 2008.

Elle a réalisé plusieurs projets d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement du gouvernement du Québec dans des écoles, CHSLD et bibliothèques et ses œuvres font partie de nombreuses collections privées et publiques.

www.josettevilleneuve.com

************

We are surrounded by space, it spreads out everywhere, all around us, but it also lies within us, operating unnoticeably as the vector of our relationship with the world…(*)

My work is concerned with the notion of territory, of displacement, of the places which we inhabit. In 2003, I discovered a new raw material: the labels on clothes. An “impoverished” material which appeared sumptuous and strangely rich to me. Each label contains within itself the stamp of place, labour and expertise. My first productions making use of this material, Un monde à raccommoder (2005) and Se faufiler dans le paysage (2006), are an expression of a sort of ecology of memory, a new take on a known object, recycling aspects of artistic and social traditions. Since 2007, I have used clothes labels to create reproductions of flags as emblems of a melting pot, symbols transposed and counterfeited. These installations confront the question of identity in our society, an issue which has grown more acute with the increasing displacements generated by the globalization of markets.

During the course of her residency at the Centre SAGAMIE, Josette Villeneuve will produce a series of works furthering her exploration of the motifs of flags, geography and geopolitics, blending these elements together as a reflection of the world in which we live.

* Chantal Grande and Marie-Josée Jean. Publication Espace Vox, no 7, June 2003.

Josette Villeneuve studied at the Université du Québec à Trois-Rivières. Her installation, Un monde à raccommoder (Journal Art Le Sabord no 76), was presented at the 2006 Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières and was exhibited throughout Quebec and, recently, at the Glendon Gallery in Toronto.

In 2006, she was recipient of the Bourse Loto-Québec for her ephemeral production côté/jardin de la Biennale nationale de sculpture contemporaine and was equally awarded the Prix des arts visuels Télé-Québec by Culture Mauricie. In 2007, with the support of the Arts Council (Type A Grant, research and creation), she was able to continue her research into the symbolism of flags, presenting some of her results at the International Symposium of Contemporary Art in Baie-Saint-Paul in 2008. The Quebec Arts Council awarded her the Prix à la création artistique en région in the fall of 2008.
She has worked on several Quebec government projects for the integration of art in architecture and the environment in schools, residential and long-term care centers and libraries. Her work features in a number of private and public collections.

www.josettevilleneuve.com

mercredi 2 septembre 2009

Marie-Hélène Leblanc (Texte) / Ève Breton-Roy (Dessins)

Marie-Hélène Leblanc (Texte) / Ève Breton-Roy (Dessins)
Débâtir la ville / Unbuilding the city

Lancement de ce livre / oeuvre
au Centre SAGAMIE
Le jeudi 3 septembre 2009 à 17h

Les artistes ont réalisé ce livre d’artistes dans le cadre d’une résidence d’édition au Centre SAGAMIE, à Alma (Québec). Formé de fragments de textes et de dessins, l'ouvrage présente à la fois la ville, une de ses habitante et leur déconstruction respective. Débâtir la ville, c’est aussi contribuer à la lente déconstruction d’une ville constituée de buildings de papier. Ce livre comme objet singulier, s’inscrit dans un tout formé d’exemplaires empilés recréant les édifices d’une ville. Il devient strate de buildings et extrait de vie de ses habitants. En se procurant un livre, le lecteur devra donc soustraire un exemplaire à cette maquette de ville et contribuera ainsi à sa déconstruction.

Marie-Hélène Leblanc vit et travaille à Gatineau où elle occupe le poste de directrice artistique du centre d’artistes Daïmõn, un centre de production en photo, vidéo et nouveaux medias. Elle s’intéresse à l’architecture, à l’habitation temporaire, aux proches et au lointain. Elle a participé en tant que commissaire et/ou artiste à une dizaine d’expositions au Québec et en France.

Eve Breton Roy vit et travaille à L’Anse-Saint-Jean où elle dirige Terrain vague inc., à la fois maison d’édition de livres d’artistes et atelier de reliure artisanale. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi où elle a questionné le livre comme objet, ses caractéristiques formelles comme matérialisation de la pensée. Elle présentait en octobre 2007 "Campagne de salissage" , sa première exposition solo au centre d’artistes Espace Virtuel de Chicoutimi.

Prix spécial, sur place lors du lancement 15$ taxes incluses

Pour commander / To order:

Débâtir la ville Unbuilding the city Prix régulier/Regular Price 20$
Marie-Hélène Leblanc / Ève Breton-Roy
70 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 6.25 X 6.25 po.
70 pages, colour, full text in French and English, 6.25 X 6.25 in.
ISBN 978-2-923612-09-6 2009
Prix / Price: 20.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.13 + tvq 0.20 = Total: $23.98

**********************

Marie-Hélène Leblanc (Text) / Ève Breton-Roy (Drawings)
Débâtir la ville / Unbuilding the city

Book Launch
at the Centre SAGAMIE
Thursday, September 3, 2009, 5:00 pm

The two artists have produced an art book during the course of their residency at the Centre SAGAMIE in Alma, Quebec. Composed of drawings and brief texts, this book is a description of the city and of one of its inhabitants, and of their respective deconstruction. Unbuilding the city is also a concrete stage in the deconstruction of a city made of paper buildings. Each copy of the book is presented in an arrangement designed to represent the edifices in a city. It is thus part and parcel of those edifices and also represents an extract of the lives of the city’s citizens. By purchasing a book, the reader physically removes a component of the city model and subsequently contributes to its deconstruction.

Marie-Hélène Leblanc lives and works in Gatineau where she is the artistic director of the Daïmõn artists’ center, a production center for photography, video and new media. Her interests lie in architecture and temporary habitation, both far and near. She has contributed as both commissioner and artist in a dozen exhibitions in Quebec and France.

Eve Breton Roy lives and works in L’Anse-Saint-Jean where she heads Terrain vague inc., a publishing house for art books and a book-binding workshop. She received her Master’s degree in visual arts from the Université du Québec à Chicoutimi where she analysed books as objects in themselves and the formal characteristics of their role as the materialisation of thought. In October 2007, she presented "Campagne de salissage", her first solo exhibition, at the Espace Virtuel artists’ center in Chicoutimi.

Special price at the book launch: $15, tax included.

To order:
Débâtir la ville Unbuilding the city Prix régulier/Regular Price 20$
Marie-Hélène Leblanc / Ève Breton-Roy
70 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 6.25 X 6.25 po.
70 pages, colour, full text in French and English, 6.25 X 6.25 in.
ISBN 978-2-923612-09-6 2009
Prix/Price: 20.00 + Transport au/in Canada 2.65 + tps 1.13 + tvq 0.20 = Total: $23.98

Matthieu Brouillard


Matthieu Brouillard
La Résurrection / Les Enfants de la symétrie brisée
The Resurrection / Children of Broken Symmetry

VERNISSAGE jeudi 3 septembre à 17h00 / Opening Thursday, September 3, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 3 septembre au 9 octobre 2009 / Exhibition September 3 - October 9, 2009
English to follow

Du 3 septembre au 9 octobre 2009, le Centre SAGAMIE présentera La Résurrection / Les Enfants de la symétrie brisée, de Matthieu Brouillard, premier volet de deux séries photographiques auxquelles l’artiste travaille depuis 2006.

" (…) Brouillard est un Lon Chaney des temps présents de l’image photographique, un maître de la déformation comme de la ventriloquie. Chaney, réputé pour ses performances virtuoses aux maquillages grotesques, où il apparaissait en personnage torturé, cul-de-jatte au dos voûté, souvent altéré jusqu’à en être méconnaissable, était également un ventriloque doué qui pouvait revêtir un aspect en apparence inoffensif, comme dans le film Le Club des Trois. Brouillard est un autre talentueux pourvoyeur de difformités et des grotesqueries mélancoliques de la vie en déséquilibre. Mais comme Chaney, il est aussi un brillant caméléon, et un interprète transcendant de la condition humaine. "

- Extrait de Teatro Grottesco : la conscience tourmentée de Matthieu Brouillard, par James D. Campbell (publié par le Centre SAGAMIE en 2009).

Né en 1976 à Montréal, Matthieu Brouillard pratique la photographie, le dessin et l’écriture. Il a notamment présenté son travail dans le cadre d’expositions au Canada (VU, 2006 ; Dazibao, 2005 ; Gallery 44, 2005…) et en Europe (Dresden, 2008 ; Berlin, 2009 ; Essen, 2009 ; Bern, 2009…), de même que dans des revues d’art (CV Photo, 2007 ; Le Sabord, 2006). Narragonie, un premier livre de ses images et textes sur la photographie, a été publié en 2007 aux Éditions J’ai VU (Québec) et préfacé par le romancier Gaétan Soucy. Il s’est mérité de nombreuses bourses de recherche en philosophie de la photographie et en création artistique. Matthieu Brouillard vit et travaille à Montréal et à Zürich.

***************

Matthieu Brouillard
The Resurrection / Children of Broken Symmetry

From September 3 to October 9, 2009, Centre SAGAMIE will present The Resurrection / Children of Broken Symmetry,by Matthieu Brouillard, the first part of two photographic series that the artist has been working on since 2006.

“Brouillard is a latter-day Lon Chaney of the photographic image, as much a master of deformation as he is one of ventriloquism. Chaney, known for his virtuoso performances in grotesque make-up, legless, hunched-up, and often altered beyond recognition, was also a brilliant ventriloquist in sheep’s clothing, as in The Unholy Three. Brouillard is an equally gifted purveyor of deformities and the melancholy grotesqueries of the unhinged life. But he is also, like Chaney, a brilliant chameleon ? and a transcendent interpreter of the human condition.”

- Excerpt from Teatro Grottesco: the haunted consciousness of Matthieu Brouillard, by James D. Campbell (published by Centre SAGAMIE in 2009).

Born in 1976 in Montreal, Matthieu Brouillard practices photography, drawing and writing. His work has been presented in exhibitions in Canada (VU, 2006 ; Dazibao, 2005 ; Gallery 44, 2005…) and in Europe (Dresden, 2008 ; Berlin, 2009 ; Essen, 2009 ; Bern, 2009…), as well as in contemporary-art magazines (CV Photo, 2007 ; Le Sabord, 2006). Narragonie, a first book of his images and writings on photography, has been published in 2008 and prefaced by French-Canadian novelist Gaétan Soucy. He has received numerous grants for research on philosophy of photography and artistic creation. Matthieu Brouillard currently lives and works in Montreal and Zürich.

jeudi 20 août 2009

Emanuel Licha


Emanuel Licha

Artiste en résidence / Artist in Residence
Marie-Hélène Leblanc, commissaire / curator
English to follow

EMANUEL LICHA est né à Montréal en 1971. Après l’obtention d’une maîtrise en géographie urbaine, il complète ses études en arts visuels à l’Université Concordia, puis par le Post-diplôme de l’Ecole nationale des beaux-arts de Lyon en 2001.

Artiste multidisciplinaire, Emanuel Licha interroge les rapports entre l’intime et le politique. Il aborde des questions d’ordre éthique par un regard porté sur l’architecture envisagée comme témoin des violences humaines. Son travail s’intéresse à l’espace public et à l’architecture et l’amène à envisager les objets du paysage urbain comme autant d’indices sociaux, historiques et politiques. Il réalise des interventions dans l’espace public, ainsi que des installations, performances, vidéos et photographies.

Le projet en cours fait suite à un séjour effectué dans un camp d’entraînement de l’armée américaine en Californie. Avec l’aide de décorateurs hollywoodiens les militaires y ont réalisé une mise en scène de la vie d’un village irakien en vue de la préparation des troupes à la réalité du terrain.

Ses plus récentes expositions personnelles incluent : War Tourist, Loop Videoart, Barcelona; R for Real, galerie Cortex Athletico, Bordeaux, 2008; Une autre fête au même instant brille dans Paris, Centre culturel canadien, Paris, 2005; Agnes & Bruce, Ex-Teresa Arte Actual, México, 2005; Nothing Less, Nothing More, Just Transformed, Careof, Milan, 2004; In & Out, Galerie B-312, Montréal, 2004 et YYZ, Toronto, 2003; Honeymoon in Kosovo, Institute for Contemporary Art, Pristina, 2004.

Il a également participé à des expositions collectives dans les institutions suivantes: en 2008: Musée d’art contemporain de Montréal; 2007: University of South Florida Contemporary Art Museum, Tampa; Israeli Center for Digital Art, Holon; 2006: MACBA, Barcelone; Frac Franche-Comté, Besançon; Literaturhaus, Munich; 2005: HartWare MedienKunstverein, Dortmund; Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam; 2003: Galerie im Taxispalais, Innsbruck; Biennale de Tirana; 2002: Steirischer Herbst, Graz; Stiftung Binz39, Zürich; 2000: Biennale de Montréal; 1999: Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

Son travail fait partie de plusieurs collections privées et publiques, dont: Musée d’art contemporain de Montréal, USF Contemporary Art Museum, Tampa, Fonds national d’art contemporain (Fnac), Paris, Museu d’art contemporani de Barcelona (Macba), Frac Franche-Comté.

Emanuel Licha enseigne à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette.

www.emanuel-licha.com

MARIE-HÉLÈNE LEBLANC vit et travaille à Gatineau où elle occupe le poste de directrice artistique du centre d’artistes Daïmõn, un centre de production en photo, vidéo et nouveaux medias. Elle s’intéresse à l’architecture, à l’habitation temporaire, aux proches et au lointain. Elle a participé en tant que commissaire et/ou artiste à une dizaine d’expositions au Québec et en France.

************

Emanuel Licha Artist in Residence
Marie-Hélène Leblanc, curator

EMANUEL LICHA was born in Montreal in 1971. After earning a Master’s degree in urban geography, he pursued his education in visual arts at Concordia University, followed by a post-graduate diploma at the Ecole nationale des beauxarts de Lyon, France, in 2001.

As a multidisciplinary artist, Emanuel Licha questions the relations between intimacy and politics. He raises ethical questions by looking at architecture as witness of human violence. His work focuses on public spaces and architecture, leading to a reading of the features of the urban landscape as so many social, historical, and political signs. He conducts events in public spaces as well as doing installations, performances, videos, and photographs.

His actual project was initiated by a stay he made in a US Army training center in California. With the help of set designers from Hollywood, the Army has created an Iraqi village, in order to have the troops get familiar with the reality over there.

Recent solo shows include: War Tourist, Loop Videoart, Barcelona ; R for Real, galerie Cortex Athletico, Bordeaux, 2008; Une autre fête au même instant brille dans Paris, Canadian Cultural Centre, Paris, 2005; Agnes & Bruce, Ex-Teresa Arte Actual, México, 2005; Nothing Less, Nothing More, Just Transformed, Careof, Milan, 2004; In & Out, Galerie B-312, Montreal, 2004 and YYZ, Toronto, 2003; Honeymoon in Kosovo, Institute for Contemporary Art, Pristina, 2004.

His work has also been exhibited at: in 2008: Musée d’art contemporain de Montréal; 2007: University of South Florida Contemporary Art Museum, Tampa; Israeli Center for Digital Art, Holon; 2006: MACBA, Barcelona; Frac Franche-Comté, Besançon; Literaturhaus, Munich; 2005: HartWare MedienKunstverein, Dortmund; Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam; 2003: Galerie im Taxispalais, Innsbruck; 2002: Steirischer Herbst, Graz; Stiftung Binz39, Zürich; 2000: Montreal Biennial; 1999: Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

His work is part of various private and public collections, including: Musée d’art contemporain de Montréal, USF Contemporary Art Museum, Tampa, Fonds national d’art contemporain (Fnac), Paris, Museu d’art contemporani de Barcelona (Macba), Frac Franche-Comté.

Emanuel Licha is Assistant Professor at the Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette.

www.emanuel-licha.com

11ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE


Onzième CHRONIQUE NUMÉRIQUE à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 83, actuellement en kiosque.

Cette chronique de JEAN-FRANÇOIS CARON intitulé L'OUÏE À L'OEIL, présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE soit:

GENNARO DE PASQUALE, SOPHIE CASTONGUAY et CHRISTIAN BARRÉ.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca

Le concept original des CHRONIQUES NUMÉRIQUES est issu d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un Centre de recherche et de production spécialisé en impression numérique grand format et en traitement numérique de l’image en art actuel. L’activité principale du Centre est orientée vers la résidence d’artiste à laquelle viennent se greffer des activités de diffusion et de publication. Le Centre offre ainsi aux artistes, commissaires et théoriciens des conditions propices à la recherche, à la création et à la diffusion d’œuvres et de textes inédits qui s’inscrivent dans un continuum visant à contribuer de façon significative aux nouveaux discours entourant les arts contemporains numériques.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, le Centre SAGAMIE offre un des plus important programme d’artistes en résidence au Canada. Le centre reçoit annuellement plus de 50 créateurs du Québec, du Canada et de l’étranger qui sont accueillis pour des séjours intensifs d’expérimentation et de création dans un vaste laboratoire informatique.

En résidence au Centre SAGAMIE, ces artistes redéfinissent l’intervention infographique, développent de nouveaux langages, de nouvelles écritures artistiques et proposent des interfaces fécondes entre le numérique et leur démarche personnelle. Les Chroniques numériques rendent ainsi compte du travail de ces artistes qui apportent une contribution importante aux enjeux actuels de l’image, en développant une réflexion novatrice sur le médium numérique, en questionnant le photographique et la picturalité ou en interpellant les outils numériques de création face à leur champ spécifique d’investigation.

Josée Pellerin


Josée Pellerin
Artiste en résidence * Artist in Residence

[…] c’est par le cinéma que j’ai habité imaginairement tellement de villes que je ne connaissais pas et que j’ai aujourd’hui le sentiment de mieux connaître, même si cette connaissance confine parfois à l’illusion.
Thierry Jousse dans La ville au cinéma

Que de fois avons-nous fait l’expérience d’une ville réelle par le biais de la fiction et ce, bien avant de s’y retrouver. De quelle manière le cinéma médiatise-t-il la ville et de quelle nature est l’expérience réelle que nous en faisons? De telles visions de l’imaginaire ne finissent-elles pas par altérer notre regard porté sur le monde environnant? Ces villes-personnages dont New York, Rome, Londres, Berlin et bien d’autres, devenus mythiques par le regard des Scorsese, Fellini, Hitchcock, Wenders, constituent une matière première qui, une fois détournée, propose une couche fictive renouvelée. Voici la prémisse qui a inspiré une nouvelle série photographique nourrie par un questionnement plus large sur notre fascination individuelle et collective pour la fiction.

Les œuvres de Josée Pellerin, titulaire d’une maîtrise en arts visuels et d’une formation en multimédia, furent présentées lors de nombreux événements au Québec, au Canada, en France et au Mexique. En 2005, elle effectuait une résidence d’artiste à Buenos Aires, Argentine et suite à ce séjour, elle publiait en 2006 aux éditions J’ai Vu un livre d’artiste intitulé Heureusement qu’il y avait le monde autour de moi. Dernièrement, son travail a été présenté à la Galerie Glendon de Toronto, à la Galerie L’œuvre de l’Autre de l’Université du Québec à Chicoutimi et à la Galerie Orange de Montréal qui la représente. Elle vit et travaille à Montréal où elle enseigne à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal.

La série en cours de réalisation sera présentée dans l’espace d’exposition du Centre SAGAMIE en février 2010 et sera accompagnée d’une publication.

L’artiste remercie le Conseil des Arts et des Lettres du Québec pour son appui financier.

www.joseepellerin.com

vendredi 19 juin 2009

Daniel Corbeil


Daniel Corbeil
Artiste en résidence * Artist in Residence
English to follow

Paysage fractionné

Depuis plusieurs années, Daniel Corbeil réalise des photographies, des installations et des dispositifs de maquettes utilisant le simulacre technique comme moyen d’explorer la représentation du paysage. Préoccupé par les conséquences, sur ce dernier, des perturbations environnementales, l’artiste a récemment présenté diverses expositions qui, de façon ludique, proposaient une réflexion sur l’illusion scientifique comme moyen d’appréhender le réel.

Le projet de résidence au Centre SAGAMIE consiste en la réalisation d’une murale photographique résultant de l’assemblage de multiples fragments de photographies existantes. Ces dernières seront découpées ou déchirées en morceaux irréguliers, puis juxtaposées de façon à évoquer un paysage fictif vu depuis une perspective aérienne. Daniel Corbeil utilisera ainsi des tirages sur papier comme une matière première, fragmentée et déconstruite pour être ensuite assemblée de manière à mettre en relief les effets de texture du sol, les plans de couleur, ainsi que les compositions géométriques ou linéaires. De plus, certains fragments seront scannés, agrandis et démultipliés à l’aide du support numérique, puis réimprimés et insérés dans la murale pour accentuer les effets de perspective et engager une réflexion sur les frontières entre abstraction et figuration en matière de représentation du paysage.

Originaire de l’Abitibi-Témiscamingue, Daniel Corbeil vit et travaille à Montréal. Détenteur d’une maîtrise en art de l’Université du Québec à Montréal, l’artiste expose professionnellement depuis 1989. Récemment, son travail relatif aux effets des changements climatiques sur le paysage a fait l’objet de diverses expositions individuelles : Laboratoire climatique : nouvelles expérimentations (Musée d’art contemporain des Laurentides, 2006) ; Perspective entre ciel et terre (Galerie Thérèse Dion Art contemporain, 2006) ; Laboratoire climatique : paysages sous observation, (galeries L’Œil de Poisson et centre Vu, 2004). Les œuvres récentes de Daniel Corbeil seront présentées, pendant l’automne 2009 et l’hiver 2010, à la Galerie des arts visuels de Québec, ainsi qu’à la galerie Axe-Néo7.

L’artiste tient à remercier le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien dans la réalisation de ce projet.

**************

Daniel Corbeil
Paysage fractionné (Fractured Landscape)

For a number of years, Daniel Corbeil has been producing photographs, installations, and arrangements of models using technical mock-ups as a means of portraying landscape. Concerned with the consequences on the landscape of environmental stresses, Corbeil recently presented various exhibitions that used a ludic approach to offer a reflection on scientific illusion as a means of understanding reality.

The project that Corbeil proposes to produce during his residency at the SAGAMIE Centre consists in the creation of a photographic mural grouping together numerous fragments of already existing photographs. These photographs are to be cut up or torn into irregular shapes which will then be assembled in such a way as to create a fictitious landscape as perceived from an aerial perspective. As his working material, Daniel Corbeil will be using paper prints which will be fragmented and deconstructed and ultimately arranged together to evoke the texture of the ground, the different colour patterns, and various geometrical and linear compositions. Some of the fragments will be scanned, enlarged and serially copied with the aid of digital technology, then reprinted and inserted in the mural to highlight the effects of perspective and inspire a reconsideration of the boundaries between abstract and figurative approaches to landscape art.

Born in l’Abitibi-Témiscamingue, Daniel Corbeil lives and works in Montreal. Daniel Corbeil has a Master’s degree in art from the Université du Québec à Montréal and has been exhibiting his work professionally since 1989. Recently, his work related to the effects of climate change on the landscape has been featured in individual exhibitions, most recently Laboratoire climatique: nouvelles expérimentations (Musée d’art contemporain des Laurentides, 2006), Perspective entre ciel et terre (Galerie Thérèse Dion Art contemporain, 2006), Paysages sous effet de serre (Centre d'exposition Circa, 2004), Laboratoire climatique: paysages sous observation (L’Œil de Poisson and Centre Vu, 2004). His most recent creations will be showcased during the fall of 2009 and the winter of 2010 at the Galerie des arts visuels de Québec and at the Axe-Neo7 Gallery.

The artist wishes to thank the Quebec Council for Arts and Letters for its support in this project.

vendredi 5 juin 2009

EXPOSITION Côte-des-Neiges EXHIBITION‏


English to follow

Exposition et lancement de livre à la
Maison de la Culture Côte-des-Neiges de Montréal
VERNISSAGE le vendredi 12 juin à 17h00

EXPOSITION du 12 juin au 22 août 2009

ARTISTES PRÉSENTÉS DANS L'EXPOSITION:
Marcel Blouin Catherine Bodmer Diane Borsato
Nathalie Bujold Sébastien Cliche Thomas Corriveau
Manon de Pauw François Morelli Alain Paiement
Josée Pellerin Jocelyn Phillibert Catherine Sylvain

Cette exposition de groupe présentée à la maison de la culture de Côte-des-Neiges, accompagne le lancement de l’importante publication intitulée SAGAMIE, L’IMPRIMÉ NUMÉRIQUE EN ART CONTEMPORAIN. Le Centre SAGAMIE est un centre d’artiste en art actuel, spécialisé dans la production, la diffusion et l’édition de l’art contemporain numérique, c’est-à-dire, le traitement numérique de l’image bidimentionnelle et l’impression numérique grand format. Le Centre SAGAMIE reçoit en résidence une quarantaine d’artistes par année provenant du Québec, du Canada et de l’étranger. Coédité avec les Éditions d’Art Le SABORD de Trois-Rivières, ce livre de 200 pages propose un parcours visuel à travers une sélection d’oeuvres numériques de 50 artistes ayant réalisé une résidence au Centre SAGAMIE. L’ouvrage présente ensuite une anthologie de textes théoriques de 11 auteurs reconnus dans le domaine de la recherche et du développement des nouvelles technologies. Les essais des auteurs questionnent les différentes implications des outils numériques de production sur la création en art actuel et sur la diffusion des oeuvres. Cette publication d’envergure trace donc un bilan des centaines d’artistes en résidence ayant contribués à la recherche numérique au cours des dix dernières années au Centre SAGAMIE, tout en approfondissant la réflexion théorique sur ce médium artistique en pleine émergence et s’insérant à tous les niveaux dans le travail des artistes. Ce livre de référence fera donc avancer sensiblement la compréhension de l’art numérique auprès d’un vaste public.

Cette publication est rendue possible grâce au soutien financier du CALQ et du CAC

MAR ET MER : 13 H À 19 H / JEU ET VEN : 13 H À 18 H / SAM : 13 H À 17 H OUVERT LES DIMANCHES 14 ET 21 JUIN
5290, CH. DE LA CÔTE-DES-NEIGES / INFORMATIONS : 514 872-6889 VILLE.MONTREAL.QC.CA/ACCESCULTURE,
VILLE.MONTREAL.QC.CA/CDN-NDG / MÉTRO CÔTE-DES-NEIGES

********************

Exhibition and Book Launch
at Montreal Côte-des-Neiges Maison de la Culture
Opening Friday, June 12, at 5:00 p.m.
Exhibition June 12 to August 22, 2009

ARTISTS FEATURED IN THE EXHIBITION:
Marcel Blouin Catherine Bodmer Diane Borsato
Nathalie Bujold Sébastien Cliche Thomas Corriveau
Manon de Pauw François Morelli Alain Paiement
Josée Pellerin Jocelyn Phillibert Catherine Sylvain

This group exhibition is being presented at the Côte-des-Neiges Maison de la culture to coincide with the launch of a major publication entitled SAGAMIE, L’IMPRIMÉ NUMÉRIQUE EN ART CONTEMPORAIN. The Centre SAGAMIE is an artists-run center specializing in the production, exhibition and publication of contemporary digital art (digital research of two-dimensional images and wide format digital printing). Each year, the Centre SAGAMIE hosts close to forty artists in residencis from Quebec, Canada and abroad. Co-published with éditions d’Art Le SABORD in Trois-Rivières, this 200-page book provides a visual overview of selected digital works by 50 artists who completed artistic residencies at the Centre SAGAMIE. This is followed by an anthology of theoretical essays by 11 authors well-known for their work in the research and development of new technologies. These texts examine the impact that advances in digital production have had on current artistic creation and on the distribution of works of art. This wide-ranging publication documents the efforts of hundreds of artists-in-residence whose work has contributed to the digital research at the Centre SAGAMIE over the last ten years, while the essays deepen the theoretical understanding of this constantly evolving art form which is being integrated at every level of artistic creation. This reference book will serve to broaden the understanding of digital art among a wider audience.

This publication was made possible with the financial support of the Quebec Council for Arts and Letters and the Canada Council for the Arts.


THUS AND WED : 13:00 TO 19:00 PM / THUR AND FRI : 13:00 TO 18:00 PM / SAT : 13:00 TO 17:00 PM
OPEN SUNDAY, JUNE 14 AND 21 / 5290, CH. DE LA CÔTE-DES-NEIGES / INFORMATIONS : 514 872-6889
VILLE.MONTREAL.QC.CA/ACCESCULTURE, VILLE.MONTREAL.QC.CA/CDN-NDG / CÔTE-DES-NEIGES MÉTRO STATION

mardi 2 juin 2009

Bertrand Carrière


Bertrand Carrière
Artiste en résidence * Artist in Residence
English to follow

L'artiste Bertrand Carrière est actuellement en résidence d'édition au Centre SAGAMIE afin de développer une publication intitulée FAÇADES ET AUTRES MURS AVEUGLES. L'auteur Philippe Baylaucq a travaillé en étroite collaboration avec l'artiste pour écrire un magnifique texte ponctué d'images poétiques:

"Murs de mots, atolls de sens dans une mer de déchirures déchaînée, une banquise d’images publicitaires fissurées, une salade de signes. Et parfois, par la grâce d’une surface ou d’un matériau, une invitation au voyage dans une contrée de contreplaqué où l’on devine dans le grain de la planche, les dunes d’un pays chaud. Échardes de ruines, parfums de Samarkande, fiel de Gaza, poussière de Beyrouth. Au tournant d’un coin de rue, un visage nous interpelle, aveuglé d’un coup de noir, couvert d’un suaire numérique; l’homme nous fixe. Non loin de là, une échelle de pierre sera la seule survivante de sa scène de déposition. Même les commerces placardés cherchent un sauveur… "

Au cours des vingt-cinq dernières années Bertrand Carrière a tissé une œuvre photographique très personnelle. Ses images poétiques tentent de donner une parole aux choses muettes, aux lieux qui disparaissent. Le travail photographique de Bertrand Carrière est caractérisé par la disponibilité du regard, une recherche de l’intime, et une capacité constante à faire surgir du visible des signes rétifs. Ses recherches se déploient en séries autour de la mémoire, de l’histoire et d’une proximité avec le cinéma. Son travail a été exposé au Québec, au Canada et en Europe. Il a déjà publié quatre livres de ses photographies aux éditions 400 coups: Témoin de l’ombre : photographies de tournage (1995), Voyage à Domicile (1997), Signes de jour (2002) et Dieppe : paysages et installations (2006) . En juillet 2002, il réalise un vaste projet installation photographique, Jubilee, où il pose 913 portraits sur la plage de Dieppe, en France. En 2004, il réalise 913, un film documentaire sur ce sujet. En 2005, il reçoit le Prix de la création en région du CALQ pour la Montérégie. Il travaille présentement sur le projet Lieux Mêmes, une série de paysages autour de sites liés à la guerre de1914-1918. Il enseigne la photographie au cégep André Laurendeau, à Montréal depuis 1992. Né en 1957 à Ottawa, il vit à Longueuil. Les œuvres de Bertrand Carrière sont représentées à Montréal par la Galerie Simon Blais, à Toronto par la Stephen Bulger Gallery et sont distribuées par l’agence VU à Paris. http://www.bertrandcarriere.com

**************

Based in Longueuil, Bertrand Carrière was born in Ottawa (Canada) in 1957. In the past 25 years, he has put together a large body of photographic work that is varied and personnal. Using time, memory and landscapes as starting points, he explores reality for its fictional potential and autobiographical echoes. He actively exhibits and publishes his work across Canada and in Europe. He has also worked as still photographer on a great number of films in Québec. He has published four books of his work: Témoin de l’ombre (1995); Voyage à domicile (1997); and Signes de jour (2002) and recently Dieppe : installations and landscapes with Les 400 Coups publisher. In 2003 he directed 913, his first film dealing with the memory of the Dieppe raid of 1942 and his recent photographic work in that region of France. In 2005, he was awarded Le Prix de la création en région by le Conseil des Arts et Lettres du Québec. He also teaches photography at the cégep André-Laurendeau in Montreal. His work is represented by The Stephen Bulger Gallery in Toronto and The Simon Blais Gallery in Montréal. Carrière’s work is included in many private and public collections. http://www.bertrandcarriere.com

lundi 1 juin 2009

LAURA ST.PIERRE‏


Laura St.Pierre
Artiste en résidence * Artist in Residence
English to follow

Laura St.Pierre est une artiste multidisciplinaire et une professeure d’arts visuels. Ses installations, sculptures, vidéos et dessins ont été présentés partout à travers le Canada et son travail s’est valu une couverture critique dans de nombreuses publications au pays et à l’international. Avant de compléter sa maîtrise à l’Université Concordia, St.Pierre a obtenu un baccalauréat en arts à l’Université de la Colombie-Britannique ainsi qu’un baccalauréat en beaux-arts à l’Université de l’Alberta. Elle est récipiendaire de nombreux prix et bourses d’études, de même que de bourses importantes du Conseil des arts et lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada et de l'Alberta Foundation for the Arts.

Il y a, à la base de la pratique artistique de St.Pierre, une exploration de la peinture au sens large, qui investit le terrain fertile où celle-ci croise les médias numériques et tridimensionnels. St.Pierre utilise le rebut comme moyen sculptural et pictural afin d’examiner le matérialisme excessif de notre société et de mettre en doute le maintien d’une culture qui se fonde sur la consommation et le jetable. Au Centre SAGAMIE, elle travaillera à un projet photographique impliquant des habitations temporaires installées dans des espaces urbains.

**************

Laura St.Pierre is a multi-disciplinary artist and visual arts instructor. Her installations, sculptures, photographs, videos and drawings have been exhibited throughout Canada, and her work has received critical attention in numerous national and international publications. Prior to completing her Master of Fine Arts degree at Concordia University in 2006, St.Pierre earned a B.A. at UBC and a B.F.A. at the U of A. She has been the recipient of numerous fellowships and scholarships as well as major arts grants from the Conseil des Arts et Lettres du Quebec, the Alberta Foundation for the Arts, and the Canada Council for the Arts.

At the root of St.Pierre’s practice is an exploration of painting in the expanded field, and the fertile ground where it intersects with both digital and three dimensional media. St.Pierre uses trash as a sculptural and painterly medium to examine our society’s excessive materialism and to question the sustainability of a culture predicated on consumption and disposability. At Centre SAGAMIE, she will be working on a series of photographs based on ephemeral dwellings that have been installed in urban spaces.

lundi 25 mai 2009

MANON LABRÈQUE


Manon Labrecque
Artiste en résidence * Artist in Residence
English to follow

mon travail de création
prend ses racines dans le corps et le mouvement.

je décortique
des sujets, des états, des postures, des actions,
des mimiques et des dynamiques de mouvement.

je construis
des dispositifs de tournage pour extraire des images-sensations,
des mécanismes pour réanimer l'inerte et
des stratégies pour accéder à la vulnérabilité et à la force humaine.

Manon Labrecque a une formation en danse contemporaine et en arts visuels. Elle porte une attention toute particulière aux sensations physiques et aux mouvements. Artiste multidisciplinaire, depuis 1991, elle crée et présente des performances, des vidéos (monobandes et installations), des dessins, des sculptures et installations cinétiques. Ses oeuvres sont diffusées dans le cadre de festivals et d’expositions au Québec et à l’étranger. Présentement, Manon Labrecque vit et travaille à Montréal.

**************

Manon Labrecque

My creative work has its roots in the body and in movement.

I unravel subjects, states, postures, acts, guises and the dynamics of movement.

I construct mechanisms to reanimate what lies inert, film shooting techniques that imbue images with sensation, and strategies to probe human vulnerability and strength.

Manon Labrecque completed her studies in contemporary dance and visual arts. Her work focuses primarily on physical sensation and movement and, since 1991, has been multidisciplinary in approach, including performances, single-band video installations, drawing, sculpture, and kinetic installations. Her works have been presented in festivals and exhibitions in Quebec and abroad. Manon Labrecque lives and works in Montreal.

LANCEMENT / MARIE-HÉLÈNE LEBLANC / ÈVE BRETON-ROY


Débâtir la ville / Unbuilding the city
Marie-Hélène Leblanc / Ève Breton-Roy

Lancement du livre d'artiste produit par le Centre SAGAMIE
Le Mercredi 27 mai de 17h à 19h

Au Centre d'artistes AXENÉO7 de Gatineau
80, rue Hanson, Gatineau, 819-771-2122 www.axeneo7.qc.ca

Débâtir la ville / Unbuilding the city
Marie-Hélène Leblanc a écrit / Ève Breton-Roy a dessiné.
Toutes deux ont souhaité débâtir la ville.

Les artistes ont réalisé ce livre d’artistes dans le cadre d’une résidence d’édition au Centre SAGAMIE, à Alma (Québec).
Le contenu de ce livre, formé de fragments de textes et de dessins, présente à la fois la ville, une de ses habitante et leur déconstruction respective.
Débâtir la ville, c’est aussi contribuer à la lente déconstruction d’une ville constituée de buildings de papier. Ce livre comme objet singulier, s’inscrit dans un tout formé d’exemplaires empilés recréant les édifices d’une ville. Il devient strate de buildings et extrait de vie de ses habitants. En se procurant un livre, le lecteur devra donc soustraire un exemplaire à cette maquette de ville et contribuera ainsi à sa déconstruction.

Marie-Hélène Leblanc vit et travaille à Gatineau où elle occupe le poste de directrice artistique du centre d’artistes Daïmõn, un centre de production en photo, vidéo et nouveaux medias. Elle s’intéresse à l’architecture, à l’habitation temporaire, aux proches et au lointain. Elle a participé en tant que commissaire et/ou artiste à une dizaine d’expositions au Québec et en France.

Eve Breton Roy vit et travaille à L’Anse-Saint-Jean où elle dirige Terrain vague inc., à la fois maison d’édition de livres d’artistes et atelier de reliure artisanale. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi où elle a questionné le livre comme objet, ses caractéristiques formelles comme matérialisation de la pensée. Elle présentait en octobre 2007 "Campagne de salissage" , sa première exposition solo au centre d’artistes Espace Virtuel de Chicoutimi.

Prix spécial, sur place lors du lancement 15$

Débâtir la ville Unbuilding the city Prix/Price régulier 20$
Ève Breton-Roy Marie-Hélène Leblanc
70 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 6.25 X 6.25 po.
70 pages, colour, full text in French and English, 6.25 X 6.25 in.
ISBN 978-2-923612-09-6 2009
Prix: 20.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.13 + tvq 0.20 = Total: $23.98

jeudi 21 mai 2009

Lancement: CARL BOUCHARD par défaut / By Default


Dans le cadre de la OFF BNL MTL
Le jeudi 21 mai 2009, à 18h
À La Banque
175 rue Roy Est, (coin Hôtel-de-Ville)
Montréal, (http://labanque.ca)


Au programme : projection de la vidéo MILLE EXCUSES de Carl Bouchard et lancement de la publication

La programmation complète de la OFF BNL MTL se retrouve sur les sites suivant:
OFF BNL MTL http://www.pavilionprojects.com/offbnlmtl
MTL ART MAP http://www.pavilionprojects.com/map
Visitez le BLOG du Centre SAGAMIE à l'adresse suivante: http://www.centresagamie.blogspot.com

par défaut / By DefaultCARL BOUCHARD
Auteur: Martin Dufrasne
106 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 8.5 X 8.5 po.
106 pages, colour, full text in French and English, 8.5 X 8.5 in.
ISBN 978-2-923612-08-9 2009
Prix / Price: 25.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.38 + tvq 0.20 = Total: $29.23

"Puisque l’exposition est une dynamique qui se joue à deux, Bouchard envisage la question de la responsabilité et, par extension, celle de la compétence, de l’aptitude et de la bonne foi, autant chez celui qui expose que chez celui qui observe. Tout comme l’affable / dramatisation, Jouer au docteur / Be A Specialist a été l’occasion de mettre en relation les mondes professionnels de la santé et de l’art. L’artiste établit un parallèle entre le sentiment de vulnérabilité et d’impuissance que suscite, dans chacun des champs d’activité, l’expérience d’être un sujet d’examen et de devoir se prêter au regard et au jugement de l’observateur." Martin Dufrasne

Carl Bouchard est né à Ville de la Baie (Québec). Depuis le début des années 1990, il a présenté plusieurs expositions personnelles et collectives au Québec, au Canada et en France. Soulignons non seulement l’investissement de cet artiste pluridisciplinaire dans la spectaculaire installation Les pleureuses -oublier par don-, présentée à l’église Notre-Dame-de-Jacques-Cartier lors de la première édition de la Manif d’art de Québec (2000), mais aussi son engagement et son audace dans Jouer au docteur / Be a specialist présenté au Lieu, centre en art actuel, à Québec (2004), ainsi que l’affable / dramatisation présenté à L’écart, Lieu d’art actuel, à Rouyn-Noranda (2008). Il a réalisé huit projets d’art public et ses œuvres font partie de nombreuses collections muséales, institutionnelles et particulières au Québec. Il est président et membre fondateur du centre d’artistes Le Lobe à Chicoutimi (1993) et membre fondateur des Ateliers d’artistes TOUTTOUT à Chicoutimi (1997). À partir de 1998, il développe en parallèle avec sa pratique individuelle des projets conjoints interdisciplinaires avec l’artiste Martin Dufrasne. Photographies, installations et performances ont été présentées dans une vingtaine d’expositions et événements spéciaux au Québec, en Ontario, en France, en Colombie et au Pays de Galles.

lundi 11 mai 2009

Nathalie Levaseur


Nathalie Levasseur
Artiste en résidence * Artist in Residence
English to follow

Mémoire Tressable
Les assemblages sculpturaux de Nathalie Levasseur intègrent diverses substances d’origines végétales, animales ou minérales, confrontant l’homme à son milieu. Elle y intègre aussi, à l’occasion, la performance, la photographie et des éléments multimédias. Les photographies numériques agissent dans ses installations, comme des éléments perturbateurs, questionnant l’identité du réel dans nos vies de plus en plus virtualisées. Elle compte à son actif plusieurs expositions solos et collectives au Québec, au Canada, au Japon et en Espagne. Parmi ses réalisations, mentionnons les installations in situ Conscience et Racine (Grave, Victoriaville, 2008), Renouée, (CNE, Jonquière, 2008) et l’installation performance Au pied du mur (Maison de la culture Ahuntsic, Montréal, 2008). En 2006 elle présente Se dénaturer / Se re naturer (Gésu, Montréal, 2006) et la résidence-exposition Rites Transitoires (AdMare, Iles de la Madeleine, 2006), dont une publication a été produite en 2008. Invitée de nouveau au Japon en 2005, elle y crée la série Mémoires (Galerie Irohani, Osaka). Son travail a aussi été présenté lors du Symposium International de la Fondation Derouin (2002-3) dont elle sera à nouveau l’invitée ce printemps pour y présenter le Sentier de la Sonorité, en co-création avec l’électroaccousicien Yves Daoust. Ses projets ont reçu, à plusieurs reprises, le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.

**************

Braiding Memory
Nathalie Levasseur’s assemblage sculptures integrate various animal, vegetable and mineral source materials that confront man directly with his environment. Her work also occasionally incorporates performance art, photography and multi-media components. The digital photographs included in her installations are intended to off-set the whole, casting doubt on the reality of our increasingly virtualized lives. Her work has been featured in solo and group exhibitions in Quebec, Canada, Japan and Spain. These include the in situ installations Conscience et Racine (Grave, Victoriaville, 2008), Renouée, (CNE, Jonquière, 2008) and the performance installation Au pied du mur (Ahuntsic Cultural Center, Montreal, 2008). In 2006, she presented Se dénaturer / Se re naturer (Gésu, Montreal, 2006) and the residency exhibition Rites Transitoires (AdMare, Iles de la Madeleine, 2006), which was subsequently published in book form in 2008. When she was invited to return to Japan in 2005, she created the Mémoires series (Irohani Gallery, Osaka). Her work was also presented at the Derouin Foundation’s International Symposium (2002-3), to which she has been invited once again this spring to presentSentier de la Sonorité, a collaborative creation with electroaccoustic music composer Yves Daoust. Her projects have, at times, benefited from the support of the Quebec Council for Arts and Letters.


mercredi 6 mai 2009

Michel Boulanger


Michel Boulanger
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

L'œuvre graphique et picturale de Michel Boulanger aborde le motif du paysage en tant que lieu privilégié des représentations mentales que l'on se fait de la nature. Le travail des surfaces réunit deux séries de dessins qui s'intéressent à l'empreinte visuelle résultant de l'activité agricole. À travers ce projet, les techniques d'imagerie de synthèses sont investies de manière à renforcer graphiquement l'aspect cartésien et construit du paysage rural, résultant de l'effort de rationalisation et de productivité de son territoire, tel qu'il se trouve modelé par la mécanisation, la culture intensive et l'élevage à grande échelle. On a qu'à penser à l'alignement des champs, l'espacement des rangs, l'aplanissement des sols facilitant le passage de la machinerie agricole, ou l'uniformité des plants en culture. Porteuse du romantisme nostalgique que l'on attribue d'emblée au genre du paysage rural, la série affiche, en contrepoint, l'artificialité d'une réalité fabriquée par les moyens de l'imagerie de synthèse.

Michel Boulanger a participé à de nombreuses expositions au Canada et à l'étranger, notamment au Royaume Unis, en France, en Espagne, aux États-Unis et au Mexique. En 2003-2004, son travail faisait l'objet d'une exposition solo au Musée d'art contemporain de Montréal. Détenteur d’une maîtrise en Arts plastiques à l’Université du Québec à Montréal en 1992, ses œuvres picturales graphiques et en cinéma d'animation font partie de plusieurs collections publiques et privées dont la Banque d'oeuvres d'art du Conseil des arts du Canada, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée des Beaux-Arts de Montréal, la Banque de Prêt d'oeuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec, la Banque Nationale, et la Peau de l’ours. Michel Boulanger a aussi participé au programme d’intégration d’œuvres d’art à l’architecture. Membre fondateur de la galerie B-312, il est aujourd’hui professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l‘Université du Québec à Montréal.

**************

In the graphic and pictorial work of Michel Boulanger the landscape motif provides a singular means of expressing our conceptual representations of the natural realm. Le travail des surfaces combines two series of drawings focusing on the visual impact of agricultural activity. This project employs synthetic imaging techniques to throw into graphic relief the Cartesian, artificial nature of rural landscapes where the land has been submitted to regimes of rationalization and productivity, and has been remolded by mechanization, intensive farming and large-scale livestock production. This is evidenced in the alignment of fields, the spacing of concessions, the leveling of ground to permit agricultural machinery to circulate, and the prevalence of monoculture. Through synthetic imaging, the series contrasts the nostalgic romanticism which rural landscapes typically evoke with the artificiality of man-made reality.

Michel Boulanger’s work has been featured in numerous exhibitions in Canada and abroad, including the United Kingdom, France, Spain, the United States and Mexico. In 2003-2004, he presented a solo exhibition at the Montreal Museum of Contemporary Art. He obtained his Master’s degree in Fine Arts at the Université du Québec à Montréal in 1992. His graphic, pictorial and film animation work appears in several private and public art collections including the Canada Council Art Bank, the Musée d’art contemporain de Montréal, the Musée des Beaux-Arts de Montréal, the Banque de Prêt d'oeuvres d'art collection at the Musée national des beaux-arts du Québec, the National Bank, and la Peau de l’ours. Michel Boulanger also participated in the Program to Integrate Art into Architecture. He is a founding member of the B-312 Gallery and presently teaches at the École des arts visuels et médiatiques at the Université du Québec in Montréal.

lundi 27 avril 2009

Nathalie Grimard


Nathalie Grimard
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Mon travail traite de certains aspects de la problématique proposée par les surréalistes. S’appuyant sur des théories psychanalytiques décrites par Freud, ceux-ci ont cru pouvoir mettre en lumière les ambiguïtés, les dichotomies, les étrangetés qui caractérisent le psyché humaine. Ma démarche n’en est pas une liée à une technique. Étant de la génération post-conceptuelle et minimale, je ne peux faire abstraction de cet héritage formel et théorique. C’est pourquoi, en reprenant les concepts surréalistes, j’en arrive à une esthétique et à une rhétorique différente. En effet, la logique par laquelle j’aborde le thème du rêve pourrait être qualifiée d’objective et de médicale. Je parle des qualités thérapeutiques du sommeil, de santé mentale et de psychanalyse à travers l’investigation du rêve. Sous des allures cliniques, mon travail interroge le vieillissement, la conscience du temps qui passe et la vulnérabilité.

La rupture que je crée avec les surréalistes tient à ceci : la pratique " surréaliste " sous-entend une possibilité d’un " je " (artiste) conscient, compétent dans une auto-observation analytique des différents aspects constituant sa charpente individuelle et en particulier son inconscient. Personnellement, je ne crois pas en cette capacité d’auto-analyse objective. En bref, les prétentions de mon projet artistique seraient de démontrer dans un même objet, les différents paliers de présentation/représentation des manifestations physiques, intellectuelles et des manifestations du rêve.

Nathalie Grimard est née à Sherbrooke en 1968. Elle obtient sa maîtrise en arts plastiques de l'Université du Québec à Montréal en 1997. Son travail est multidisciplinaire tout en privilégiant l'installation photographique. Parmi ses nombreuses expositions individuelles et collectives, soulignons Art et médecine à l’Université Bishop, Lennoxville en 2008, Vertige à la Galerie Trois points à Montréal, First aid à la Loop galery à Toronto en 2002 et Métamorphoses et clonage au Musée d’art contemporain de Montréal en 2001.

**************

My work is a continuing investigation of some of the issues broached by the surrealists. Inspired by the psychoanalytical theories of Sigmund Freud, the surrealists sought to emphasize the ambiguities, dichotomies and idiosyncrasies of the human psyche. My approach is not linked to any particular technique. Being part of the post-conceptual minimalist generation, I cannot abstract myself from its formal and theoretical heritage, but by effecting a return to the concepts that preoccupied the surrealists, I was able to arrive at a different aesthetic and rhetoric. Indeed, the logic I embrace in my approach to the theme of reverie could almost be described as objective and medical. I am concerned with the therapeutic qualities of sleep, with mental health and psychoanalysis through an investigation of dreams. Under clinical cover, my work is an ongoing analysis of aging, the consciousness of time passing, and vulnerability.

The break I have made with the surrealists hinges on the fact that the “surrealist” approach presupposes the possibility of a conscious “I” (the artist), capable of thorough analytical self-examination of the different facets that comprise his or her own individual framework and, in particular, his or her own subconscious. I do not personally believe that such an objective self-analytical capability exists. In short, what my art attempts to reveal is how one and the same object can be subject to divergent levels of presentation/representation of its physical and intellectual manifestations, and of its manifestations in the world of dreams.

Nathalie Grimard was born in Sherbrooke in 1968. She received her Master’s Degree in plastic arts at the Université du Québec à Montréal in 1997. Her work is multidisciplinary, with a focus on photographic composition. Her numerous individual and collective exhibitions includeArt et médecine à l’Université Bishop, Lennoxville en 2008, Vertige à la Galerie Trois points à Montréal, First aid at the Loop Gallery in Toronto in 2002 and Métamorphoses et clonage at the Montreal Museum of Contemporary Art in 2001.


mercredi 22 avril 2009

Lancement du livre de Marie-Hélène Leblanc et Ève Breton


Lancement du livre produit par le Centre SAGAMIE
Le dimanche 26 avril 2009, à 16h

Au Centre d'artiste Vaste et Vague de Carleton
774, boul. Perron, Carleton, 418-364-3123
DANS LE CADRE DE L'ÉVÉNEMENT LITTÉRAIRE LIVRES EN FÊTE
(Les activités de l'événement Livres en fête déutent à 10h.)

Débâtir la ville / Unbuilding the city
Ève Breton-Roy a dessiné.
Marie-Hélène Leblanc a écrit.
Toutes deux ont souhaité débâtir la ville.

Les artistes ont réalisé ce livre d’artistes dans le cadre d’une résidence d’édition au Centre SAGAMIE, à Alma (Québec).
Le contenu de ce livre, formé de fragments de textes et de dessins, présente à la fois la ville, une de ses habitante et leur déconstruction respective.

Marie-Hélène Leblanc vit et travaille à Gatineau où elle occupe le poste de directrice artistique du centre d’artistes Daïmõn, un centre de production en photo, vidéo et nouveaux medias. Elle s’intéresse à l’architecture, à l’habitation temporaire, aux proches et au lointain. Elle a participé en tant que commissaire et/ou artiste à une dizaine d’expositions au Québec et en France.

Eve Breton Roy vit et travaille à L’Anse-Saint-Jean où elle dirige Terrain vague inc., à la fois maison d’édition de livres d’artistes et atelier de reliure artisanale. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi où elle a questionné le livre comme objet, ses caractéristiques formelles comme matérialisation de la pensée. Elle présentait en octobre 2007 "Campagne de salissage" , sa première exposition solo au centre d’artistes Espace Virtuel de Chicoutimi.

Lancement du livre de Bruno Santerre


Bruno Santerre
Lancement du livre produit par le Centre SAGAMIE
Le samedi 25 avril 2009 à 13:30

Au Centre national d'exposition de Jonquière
4160, du Vieux Pont (Mont Jacob) Jonquière, Tél. : 418-546-2177
LORS DU VERNISSAGE DE L'EXPOSITION DE L'ARTISTE

Ce livre découle d’une résidence d’édition réalisée au Centre SAGAMIE par l’artiste Bruno Santerre de Rimouski. Ce séjour de création lui a permis de développer deux projets photographiques inédits intitulés L’Atelier en déplacement et L’Atelier en retrait, qui sont accompagnés d’un essai de Laurier Lacroix. Comme point de départ à ce projet d’édition, Santerre a travaillé dans la lumière de deux artistes qui ont, comme lui, utilisé la lumière dans leurs recherches plastiques. Il a ainsi déplacé son atelier à Paris, Amsterdam et Delft, sur les lieux où ont vécu Brancusi et Vermeer, afin d’y réaliser, dans leurs ateliers ou autour de ceux-ci, des séries de prises de vues. Afin de situer la démarche qui a mené à la création de ces nouvelles séries d’œuvres, Pierre Rannou nous entretient, en première partie de l’ouvrage, de trois expositions individuelles de Santerre, dans lesquelles les notions d’atelier et de galerie se confondent et invitent le spectateur à participer à la fabrication du regard.

vendredi 3 avril 2009

Eva Mayer

Eva Mayer
Tous les jours sont des adieux

VERNISSAGE jeudi 9 avril à 17h00 * Opening thursday, April 9, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 9 au 24 avril 2009 * Exhibition April 9 - 24, 2009
Lancement du livre, texte de Jean-François Caron
Book Launch, essay by Jean-François Caron
English to follow

RÉSIDENCE
En collaboration avec le Conseil des arts et des lettres du Québec, Langage Plus et le Centre SAGAMIE présentent un nouveau programme de Résidences internationales à Alma qui s’inscrit dans le cadre des Pépinières européennes pour jeunes artistes.

Le programme des Pépinières européennes pour jeunes artistes existe depuis dix-sept ans et est actif dans 35 pays, 110 villes et plus de 170 lieux de création partenaires. Les Pépinières se donnent comme mission de propulser les jeunes créateurs sur la scène européenne et internationale en leur proposant différents programmes basés sur un dialogue interculturel. Jusqu’à présent, plus de 800 artistes de la relève ont pu profiter du programme des Pépinières européennes et pour l’édition 2008-2009, plus d’une quarantaine de jeunes artistes réaliseront des projets dans 16 pays partenaires.

L’artiste autrichienne Eva Mayer est la première à participer à ce nouveau volet du programme à Alma. Elle a reçu une bourse du CALQ pour réaliser un séjour de trois mois et développer son projet intitulé Tous les jours sont des adieux, qui se positionne en lien avec la communauté locale.

Après avoir rencontré et tissé des relations avec une quinzaine de personnes dites du troisième âge, l’artiste a réalisé des prises de vues se situant entre la mise en scène et le documentaire, et qui lui serviront de point de départ à une recherche plastique mettant à profit les outils numériques de transformation et d’impression des images.

EXPOSITION et PUBLICATION
Le résultat de cette recherche intensive sera présenté au public lors d'une exposition solo qui aura lieu au Centre SAGAMIE du 9 au 24 avril 2009. Une publication témoignant du développement de ce projet sera également éditée par SAGAMIE Édition d’art et lancée le soir du vernissage, le jeudi 9 avril à 17h00. Le texte accompagnant les oeuvres de Mayer est de Jean-François Caron. En voici un extrait:

" Comme plusieurs artistes de la photographie, Eva Mayer se montre intéressée par les thèmes de la disparition et de la mort. Sans doute est-ce en raison des caractéristiques même de la photographie. En donnant l’impression d’extraire le modèle du temps, de l’arrêter sur le chemin de son inéluctable destin, le cliché se présente comme un simulacre d’éternité. Mais il ne s’agit bien que d’un leurre puisque la photo n’isole pas l’être : elle s’institue au mieux comme sa trace.

C’est sur cette piste que s’avançait René Char, en affirmant qu’un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves et que seules les traces font rêver. Ce qu’aborde Char, ce n’est pas seulement la poésie, mais aussi l’œuvre d’art. Suivant cette réflexion, François Soulages place la photo comme trace créant une tension vers le rêve de celui qui sera spectateur de la photo. Chez Mayer, toutefois, le rêve intervient aussi avant la prise de vue, dans le rapport privilégié qu’elle entretient avec ses modèles.

Car si la photographie est incapable de prouver en soi l’existence, se résignant à éprouver la perte de ce qu’elle représente et du mystère qui en subsiste, elle peut s’ouvrir à la fiction. La photographie ne fixe alors pas le sujet à un instant précis de son quotidien, mais le sujet rêvé à un instant de sa propre fable . Elle ne fixe pas l’être, mais elle le métamorphose, modifie son environnement, et cette transformation continue dès qu’on regarde la photo ou qu’on cherche à la raconter. " Jean-François Caron

Biographie - Eva Mayer
L’artiste autrichienne Eva Mayer est née en 1975, elle vit et travaille à Paris. Elle a étudié la scénographie à l’École Supérieure d’art dramatique Mozarteum à Salzburg (Autriche) et à l’University of Tennessee à Knoxville aux États-Unis. Elle a par la suite étudié la photographie à la School of Visual Arts de New York.

Ses œuvres ont été présentées en solo à Strasbourg, Bruxelles et Paris et dans de nombreuses expositions collectives en France, Autriche, Italie, Espagne, Portugal, Lituanie et aux États-Unis. Mentionnons entre autres les expositions: I-Brow au Los Angeles Center For Ditigal Art, l’exposition Trente au Festival photographique du Trégor en Bretagne et l’exposition Women and Mystery au Festival Kaunas Photo Days en Lituanie. Ses œuvres ont été également retenues au Salon d’art contemporain de Montrouge (Paris) en 2006, et une seconde fois en 2007. Actuellement, elle représente l’Autriche dans l’exposition itinérante Jeune Création Européenne (2007-2009). Sa prochaine exposition aura lieu en mai 2009 à Guyancourt (France).

Des séries photographiques de l’artiste ont été publiées dans plusieurs catalogues et revues spécialisés en art actuel dont Afterimage (New York), Frankfurter Rundschau (Frankfurt) et le Mois de la photographie à Paris. Eva Mayer a également réalisé une résidence d’artiste à Paliano (Italie) en 2007.

**************

ARTISTIC RESIDENCY
In collaboration with the Conseil des arts et des lettres du Québec (the Quebec Council for the Arts), Langage Plus and the Centre SAGAMIE are pleased to present a new International Residency Program in Alma as part of the Pépinières européennes pour jeunes artistes.

The Pépinières européennes pour jeunes artistes program has been in existence for seventeen years and is active in 35 countries, 110 cities and over 170 affiliated centers of creativity. The mission of the Pépinières is to launch the work of young creators on the European and international scene by offering a variety of programs based on intercultural dialogue. More than 800 new artists have benefited from the European Pépinières program and, in the course of the 2008-2009 edition, over forty young artists will complete projects in 16 participating countries.

The Austrian artist Eva Mayer is the first to take part in this year’s program in Alma. She was the recipient of a CALQ grant allowing her to spend three months working on her project entitled Tous les jours sont des adieux (The days are each a farewell) in close collaboration with the local community.

After meeting with more than a dozen senior citizens and taking the time to establish close ties with them, the artist used them as subjects in a series of photographs combining the immediacy of documentary with designed arrangements. The latest digital imaging technology was then used to extend and transform the photographic compositions.

EXHIBITION and PUBLICATION
The public is invited to see the results of this intense experimentation at the solo exhibition being presented at the Centre SAGAMIE, from April 9 to 24, 2009. SAGAMIE Édition d’art have also published a book which traces the evolution of this project and which will be launched on the opening night of the exhibition, Thursday, April 9, at 5:00 pm. The text which accompanies Mayer’s work is written by Jean-François Caron. The following is an excerpt from that book:

“Like many photographic artists, Eva Mayer is interested in the themes of death and disappearance. This may be due to the nature of photography itself. By appearing to extract a subject from the passage of time and immobilising it on the path of ineluctable destiny, the photograph seems to simulate eternity. But this is only an illusion because the photograph does not in fact capture the being of the subject but, rather, a trace that the subject has left behind.

This is how the poet René Char approached his work, claiming that the poet must leave behind only the traces of his passing, not the evidence and only traces allow us to dream. What Char is describing here is not only poetry, but any work of art. Taking this idea a step further, François Soulages sees in the photograph the tension created between the traces left by a subject and the spectator’s reverie. For Mayer, however, the dream exists before the picture is even taken, permeating the special relationship she establishes with her subjects.

Although photography may be incapable of furnishing the proof of existence per se and must content itself with an acknowledgement of the disappearance of what it sets out to represent and with the residual mystery, it remains nevertheless open to the limitless possibilities of fiction. Seen in this light, photography does not capture the subject at a particular instant among many in a nondescript daily routine, but rather it reveals the subject as the subject imagines himself to be at a certain point in his own fable. It does not capture being itself, but rather the transformations of being, modifying its environment, and this metamorphosis is on-going as one continues to look at the photograph and attempts to put it into words.” Jean-François Caron

Bio - Eva Mayer
The Austrian artist Eva Mayer was born in 1975 and presently resides and works in Paris. She studied stage design at the Salzburg Academy of Music and Performing Arts Mozarteum (Austria) and at the University of Tennessee in Knoxville, in the United States. She then went on to study photography at the School of Visual Arts in New York.

Her work has been featured in solo exhibitions in Strasbourg, Brussels and Paris, and as part of collective exhibitions in France, Austria, Italy, Spain, Portugal, Lithuania and the United States. These exhibitions include, among others: I-Brow at the Los Angeles Center For Digital Art, the Trente exhibition at the Summer Photographic Festival in Trégor, France, and Women and Mystery at the Festival Kaunas Photo Days in Lithuania. Her work was also exhibited at the Salon d’art contemporain de Montrouge (Paris) in 2006, and once again in 2007. She is presently representing Austria in the Jeune Création Européenne (2007-2009) traveling exhibition. Her next exhibition will be held in May 2009 in Guyancourt (France).

Series of photographs taken by this artist have been published in several contemporary art catalogues and journals including Afterimage (New York), Frankfurter Rundschau (Frankfurt) and le Mois de la photographie in Paris. Eva Mayer was also artist in residence in Paliano (Italy) in 2007.

mardi 17 mars 2009

Bruno Santerre


Bruno Santerre
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Récemment, je suis allé vivre et travailler dans la lumière de deux artistes qui ont, comme moi, utilisé la lumière dans leurs recherches. J’ai donc déplacé mon atelier sur les lieux où ont vécu Brancusi et Vermeer. J’ai réalisé dans, ou autour des ateliers de ces artistes, une série de photographies qui sont devenues le point de départ d’un projet d’édition. Durant ce deuxième séjour au Centre SAGAMIE, je souhaite compléter un livre d’artiste qui témoignera, entre autres, des observations, réflexions et expérimentations menées au cours de mon voyage. On retrouvera dans ce livre, en plus d’un bref retour sur un cycle de trois expositions récentes, un projet photographique inédit, L’Atelier en déplacement, ainsi qu’une série de photographies de l’intérieur de mon atelier et des objets qui l’habitent, L’Atelier en retrait. Des essais de deux auteurs, Laurier Lacroix et Pierre Rannou, complèteront l’ouvrage. Je profiterai également de cette résidence pour travailler sur une série d'images de grand format, issues du même projet photographique et destinées à mes deux prochaines expositions, au Centre national d’exposition de Jonquière (26 avril - 28 juin 2009) et au Centre d’artiste Vaste et Vague, à Carleton (6 - 27 juin 2009).

Bruno Santerre vit et travaille à Rimouski (Québec). Parmi ses expositions individuelles récentes, notons Dans la lumière de l’atelier (nuages et ombres blanches), chez Circa, Montréal (2007); Dans la lumière de l’atelier, tracer le rebord des nuages, chez Plein sud, Longueuil (2006); Dans l'atelier de Palomar, chez Occurrence, Montréal (2004); Voir, savoir et croire, (avec Laurie Walker) au Musée régional de Rimouski (1997). Depuis 1982, il a participé à de nombreuses expositions collectives en France et au Canada et il a été reçu comme artiste en résidence à la Villa Arson, Nice (France) et au Centro internazionale di sperimentationi artistiche à Boissano (Italie). Récipiendaire en 2008 du Prix à la création artistique (région Bas-Saint-Laurent) du Conseil des arts et des lettres du Québec, Bruno Santerre a réalisé plusieurs œuvres d'intégration à l'architecture au Québec. Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées au Canada.

**************

Recently, I went to live and work "in the light" of two artists who, like me, have light in their artistic research. I therefore “moved” my studio to the locations where Brancusi and Vermeer lived. In and around these artists' studios, I made a series of photographs that became the point of departure for a publishing project. During this second stay at the SAGAMIE Centre, I wish to complete an artist's book that records, among other things, the observations, reflections, and experiments undertaken during my trip. The book will contain a brief overview of a cycle of three recent exhibitions, a new photographic project, L’Atelier en déplacement (Studio in Motion), and a series of photographs of the inside of my studio and the objects in it, L’Atelier en retrait (Studio in Retreat), as well as essays by Laurier Lacroix and Pierre Rannou. I will also take advantage of this residency to work on a serie of large-format images from the same photographic project to be used in my next two exhibitions, at the Centre national d’exposition de Jonquière (26 April-28 June 2009) and the Centre d’artiste Vaste et Vague, in Carleton (6-27 June 2009).

Bruno Santerre lives and works in Rimouski, Quebec. His recent solo exhibitions include Dans la lumière de l’atelier (nuages et ombres blanches), at Circa, Montreal (2007); Dans la lumière de l’atelier, tracer le rebord des nuages, at Plein sud, Longueuil (2006); Dans l'atelier de Palomar, at Occurrence, Montreal (2004); and Voir, savoir et croire (with Laurie Walker) at the Musée régional de Rimouski (1997). Since 1982, Santerre has participated in many group exhibitions in France et au Canada, and he has been artist in residence at Villa Arson, Nice, France, and the Centro internazionale di sperimentationi artistiche in Boissano, Italy. In 2008, Santerre received the Prix à la création artistique (Bas-Saint-Laurent region) from the Conseil des arts et des lettres du Québec, and he has produced a number of artworks integrated with architecture in Quebec. His works are in numerous public and private collections in Canada.

mardi 10 mars 2009

Sylvaine Chassay

Machines à rêver 01 : À quoi la banlieue rêve-t-elle ? (éléments de l'installation), 2007

Sylvaine Chassay
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Mon travail artistique questionne les nouvelles formes de communication, les relations entre individus et les rapports identitaires. Ces préoccupations m’ont longtemps fait adopter une démarche proche de l’anthropologie, ancrant le sujet à même le contexte d’intervention, dans ses caractéristiques géographiques, historiques et socio-culturelles. Aujourd’hui, la rencontre et l’échange constituent les points de départ de l’œuvre et déterminent les orientations qu’elle va prendre. Je développe actuellement un dispositif interactif composé de trames fictionnelles créées à partir de mes rencontres avec des internautes sur les réseaux sociaux du Web. Entremêlant la fiction et la réalité, les images et les bandes sonores de cette installation low tech associeront des éléments glanés sur le Web, mis en ligne par les internautes ou produits par mes soins. Le spectateur sera invité à déambuler parmi ces univers et, éventuellement, à en influer le cours.

Sylvaine Chassay vit et travaille à Montréal. Elle développe depuis plus de 15 ans un art relationnel, interactif et social inspiré des nouvelles technologies et de leur esthétique. Détentrice d’un baccalauréat en arts visuels (UQAM) et d’un DEA Hypermédia (Université Paris 8), son travail a été présenté dans plusieurs pays, dont l’Angleterre, la France, le Canada et le Japon. Elle est présidente du centre d’artistes Praxis art actuel à Sainte-Thérèse. Lors de sa résidence au Centre SAGAMIE, elle effectuera des recherches en lien avec sa prochaine installation qui sera présentée en 2010 au Musée d’art contemporain des Laurentides.

**************
In my artwork, I investigate new forms of communication, relations among individuals, and identitary relationships. For a long time, these concerns have led me to adopt an approach resembling anthropology, anchoring the subject within the context of intervention in its geographic, historical, and socio-cultural characteristics. Today, encounter and exchange constitute points of departure for my work and determine its orientations. I am currently developing an interactive installation composed of fictional frameworks created from my encounters with Internet users on Web social networks. Intermingling fiction and reality, the images and soundtracks in this low-tech installation will bring together elements gleaned from the Web, put on line by Internet users or produced by me. The viewer will be invited to stroll through this world and, eventually, to influence its course.

Sylvaine Chassay lives and works in Montreal. For more than 15 years, she has been developing relational, interactive, social artworks inspired by new technologies and their aesthetic. She holds a bachelor's degree in visual arts (UQAM) and a DEA Hypermedia (Université Paris 8), and her work has been presented in a number of countries, including England, France, Canada, and Japan. She is president of the Praxis art actuel artist-run centre in Sainte-Thérèse. During her residency at Sagamie, she will conduct research related to her next installation, to be presented in 2010 at the Musée d’art contemporain des Laurentides.

mercredi 4 mars 2009

Martin Beauregard


Martin Beauregard
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

L’artiste s’interroge sur les imbrications possibles entre le récit factuel et le récit de fiction. Les propositions formelles développées - vidéographiques et photographiques - explorent ce terrain où la fiction et le documentaire biographique se confondent. À titre d’exemple, Soapoperation (2005) est tirée d’un séjour dans un hôpital bordelais lors duquel il subit une intervention chirurgicale en mars 2004. Elle présente une scène tournée dans le bloc opératoire et un dialogue avec son amoureuse à son réveil de l’anesthésie, ces échanges sont romancés à la Soap opera, la vie se relâche à travers une image, un cliché, sur une trame fictionnelle à peine décalquée de la réalité. La vidéo Playing with deady Daddy, présente aussi ce travail du " vrai et du joué ", tournée lors des funérailles de son père - le 13 août 2003 - où parents se rassemblent, rendent hommage au défunt, le voient et le touchent pour la dernière fois. Il a répété ce contact avec son père défunt posé dans son cercueil devant la caméra, comme on fait plusieurs prises d’une même scène au cinéma.

Dans le cadre du projet de résidence au Centre SAGAMIE, l'artiste réalisera une série de photographies qui confronte la figure mythique du cow-boy - produite par l’industrie cinématographique - à la vie modeste d’un vieil homme (son grand-père) âgé de quatre-vingt-huit ans. Le vieil homme est photographié dans un cimetière de voitures et un Ciné-parc abandonné.

Martin Beauregard vit et travaille à Montréal. Il est diplômé de l’École des Beaux-arts de Bordeaux en France (2004). Son travail a depuis été présenté dans une dizaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger dont L’œil de poisson (Québec) Location One (New York), Tin Box (Bordeaux), et collectives dont au CAPC Musée des Beaux-Art de Bordeaux (Bordeaux), Luxe Gallery (New York), Asahi Art Square (Tokyo). Son travail figure dans la collection Prêts d'oeuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec. Il est actuellement au doctorat à l’Université du Québec à Montréal et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne à Paris.

**************

Martin Beauregard investigates the possible overlaps between factual stories and fictional stories. The formal propositions that he develops - videographic and photographic - explore the terrain where biographical fiction and documentary become confused. From example, Soapoperation (2005) is taken from a stay in a hospital in Bordeaux, where he had surgery in March 2004. It presents a scene shot on the operating table and a conversation with his lover when he awoke from anaesthesia in a romantic "soap opera" style; life is released through an image, a snapshot, a fictional plot traced almost on reality. The video Playing with Deady Daddy also presents "truth and play-acting," shot during his father's funeral - August 13, 2003 - where relatives gathered, paid tribute to the deceased, and saw and touched him for the last time. Beauregard rehearsed this contact with his deceased father lying in his coffin for the camera, as if he were performing repeated takes for a scene in a movie.

For his residency project at SAGAMIE Center, Beauregard will produce a series of photographs that contrast the mythic figure of the cowboy - produced by the movie industry - with the modest life of an 88-year-old man (his grandfather). The old man is photographed in a car junkyard and an abandoned drive-in.

Martin Beauregard lives and works Montréal. He is a graduate of the École des Beaux-arts de Bordeaux in France (2004). His work has been presented in solo exhibitions in Canada and abroad, including at L’œil de poisson (Quebec City), Location One (New York), and Tin Box (Bordeaux), and in group shows, including CAPC Musée des Beaux-Arts de Bordeaux (Bordeaux), Luxe Gallery (New York), and Asahi Art Square (Tokyo). His work is in the art loan collection of the Musée national des beaux-arts du Québec. He is currently studying for his doctorate at the Université du Québec à Montréal and Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne in Paris.

mardi 24 février 2009

Pascal Dufaux

Pascal Dufaux
Artiste en résidence * Artist in Residence

Étreinte / Une nouvelle série de portraits Hyper panoptiques de Pascal Dufaux.

Ma pratique artistique a d’abord été la sculpture. J’ai toujours été impressionné par le phénomène de la présence du corps dans l’espace et par l’effet que produit son image sur le regard. Puisqu’à mes yeux le corps est plus qu’une simple figure à représenter mais d’abord un espace à arpenter, en 2005 j’ai entrepris un travail photographique qui explore la perception panoptique du corps humain. Pour cela, j’ai fabriqué une machine de prise de vue (la Machine PdVR_01) et développé une méthode qui consiste littéralement à faire le tour d’une personne, à en photographier centimètre par centimètre la circonférence corporelle, pour ensuite assembler la somme des clichés obtenus en une large mise à plat photographique panoramique. Dans ces portraits 360 ° déroulés je sonde l’étrangeté de l’autre en m’approchant de lui tel une terre inconnue. À l’aide de ce dispositif photographique rotatif, je me déplace autour du ou des modèles à la manière d’un cartographe afin de révéler l’étendue et la puissance visuelle du sujet humain.

Mon travail s’élabore dans une tension entre réalisme et formalisme. Je cherche à générer une lecture paradoxale des images, c’est-à-dire oscillant constamment entre un aspect de pur prélèvement documentaire et un aspect fortement pictural.

Au Centre SAGAMIE, je débute une nouvelle série de portraits hyper panoptiques que j’intitule ÉTREINTE. Ce projet consistera à photo-cartographier des pieds à la tête des personnes enlacées, liées dans l’expression d’un sentiment qui mêle ainsi leurs corps. Pour les besoins de cette captation, un nouveau dispositif de prise de vue sera fabriqué à l’été 2009, la Machine PdVR_02. Le projet bénéficie du soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Études en scénographie et en arts visuels, dans les années 90, conception de dispositifs scénographiques sonores pour de nombreux compositeurs. Artiste en résidence à la Christoph-Merian Stiftung (Bâle, Suisse, 1997) et à la Finnish Artists’Association (Helsinki, Finlande, 1998), il élabore depuis les années 2000 un travail installatif hybride entre la 2D et la 3D : le Projet Pléthore au Musée du vieux Palais (St Jérome, 2002), Des mesures dévastées à la Maison de la culture Plateau-Mont-Royal (Montréal, 2003), Phénomènes / formes intermédiaires aux Espacios de arte (Guanajuato, Mexique, 2003). En 2005, il réalise la mono-bande vidéo Substance verte au Laboratoire nouveaux médias d’OBORO à Montréal. Il a conçu la scénographie de l’opéra Alternate Visions produit par la compagnie Chants Libres (Montréal, 2007). Il expose les installations photographiques Autour de vous et Alzheimer au centre VU à Québec et à la Galerie Joyce Yahouda à Montréal (2007), et à l’Alternator Gallery à Kelowna B.C. (2009). Radiant ou L’origine du regard fût exposé à OBORO en 2008. Il présentera l’installation vidéo cinétique Irradiant au festival Temps d’images à Montréal en février 2009. Son travail est représenté par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal.

***********

Étreinte (Embrace) / A new series of hyper-panoptic portraits by Pascal Dufaux

My first artistic practice was sculpture. I was always impressed by the phenomenon of the presence of the body in space and by the effect that its image produces on the gaze. Since I feel that the body is more than a simple figure to portray but, above all, a space to be surveyed, in 2005 I undertook a photographic project that explores the panoptic perception of the human body. To do this, I made a picture-taking apparatus (the Machine PdVR_01) and developed a method that consists literally of going around a person, photographing his or her body circumference centimetre by centimetre, and then assembling the sum of the pictures taken in a large two-dimensional photographic panorama. In these 360° unfolded portraits I probe the strangeness of the other by approaching it as an unknown land. Using this rotational photographic mechanism, I move around the models as a cartographer would, in order to reveal the visual extent and mightiness of the human subject.

My work takes place in a tension between realism and formalism. I endeavour to generate a paradoxical reading of images - that is, a reading that constantly oscillates between an aspect of pure documentary recording and a strongly pictorial aspect.

At the SAGAMIE Centre, I am beginning a new series of hyper-panoptic portraits titled Embrace. This project will consist of photo-mapping, from foot to head, people intertwined, connected in the expression of an emotion that mixes their bodies together. To capture this series, I will build a new picture-taking mechanism, the Machine PdVR_02, in the summer of 2009. The project benefits from the financial support of the Conseil des arts et des lettres du Québec.

Studied set design and visual arts. In the 1990s, designed audio set mechanisms for many composers. Artist in residence at the Christoph-Merian Stiftung (Bale, Switzerland, 1997) and the Finnish Artists' Association (Helsinki, Finland, 1998). Since the 2000s, he has been working on hybrid installations between 2D and 3D: Projet Pléthore at the Musée du vieux Palais (Saint-Jérôme, 2002), Des mesures dévastées at the Maison de la culture Plateau-Mont-Royal (Montreal, 2003), Phénomènes/formes intermédiaire at Espacios de arte (Guanajuato, Mexico, 2003). In 2005, he made the single-band video Substance verte at OBORO'S Laboratoire nouveaux médias in Montreal. He designed the set of the opera Alternate Visions produced by Chants Libres (Montreal, 2007). His photographic installations Autour de vous and Alzheimer were shown at Centre VU in Quebec City and at Galerie Joyce Yahouda in Montreal (2007), and at the Alternator Gallery in Kelowna, B.C. (2009). Radiant ou L’origine du regard was shown at OBORO in 2008. He will present the kinetic video installation Irradiant at the Temps d’images festival in Montreal in February 2009. He is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montreal.

vendredi 20 février 2009

Exposition Carl Bouchard

CARL BOUCHARD
mille excuses So Sorry
l’affable / dramatisation the affable / dramatization


VERNISSAGE jeudi 26 février à 17h00 * Opening thursday, February 26, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 26 février au 3 avril 2009 * Exhibition February 26 - April 3, 2009

Lancement du livre par défaut, Texte de Martin Dufrasne
Book Launch By Default, Essay by Martin Dufrasne

English to follow

L’emprise du sensible sur la raison
Dans sa pratique artistique, Carl Bouchard fait preuve d’un agacement et d’une cruauté face à l’apathie, secoue les indifférences en privilégiant les sujets liés au réel, au corps et aux récits individuels, pour situer l’art dans une relation directe au quotidien du spectateur. Il compte ainsi nous amener là où nous ne souhaitons pas aller et susciter chez nous une saine riposte intellectuelle. Comme certains artistes de sa génération qui réagissent à la chute des utopies et aspirent au réenchantement du monde, il revisite la dimension du psychologique et de l’affectivité, qui ont été longtemps déniées dans les pratiques d’art visuel. Fort de la conviction que, au-delà de son caractère confidentiel, une expérience personnelle physique ou psychique peut avoir une résonance partageable -voir universelle- chez le spectateur, il met à contribution le dévoilement de la sphère de l’intimité -la sienne et, par extension, celle de chaque visiteur. L’objectif principal ne semble pas prioritairement de questionner, d’informer ou d’initier le public mais bien davantage de le remuer et de le toucher.

Se laisser pénétrer
Nous le savons, perdre son innocence consiste soit à se retrouver démuni de sa naïveté, soit à être démasqué et reconnu coupable d’un méfait. Je crois que la motivation profonde de l’entreprise artistique de Carl Bouchard peut se résumer par l’idée d’arriver à perdre, conjointement, notre innocence par le biais des œuvres.

Extrait du texte : La perte de l’innocence, Martin Dufrasne.

Carl Bouchard est né à Ville de la Baie (Québec). Depuis le début des années 1990, il a présenté plusieurs expositions personnelles et collectives au Québec, au Canada et en France. Soulignons non seulement l’investissement de cet artiste pluridisciplinaire dans la spectaculaire installation Les pleureuses -oublier par don-, présentée à l’église Notre-Dame-de-Jacques-Cartier lors de la première édition de la Manif d’art de Québec (2000), mais aussi son engagement et son audace dans Jouer au docteur / Be a specialist présenté au Lieu, centre en art actuel, à Québec (2004), ainsi que l’affable / dramatisation présenté à L’écart, Lieu d’art actuel, à Rouyn-Noranda (2008). Il a réalisé huit projets d’art public et ses œuvres font partie de nombreuses collections muséales, institutionnelles et particulières au Québec. Il est président et membre fondateur du centre d’artistes Le Lobe à Chicoutimi (1993) et membre fondateur des Ateliers d’artistes TOUTTOUT à Chicoutimi (1997). À partir de 1998, il développe en parallèle avec sa pratique individuelle des projets conjoints interdisciplinaires avec l’artiste Martin Dufrasne. Photographies, installations et performances ont été présentées dans une vingtaine d’expositions et événements spéciaux au Québec, en Ontario, en France, en Colombie et au Pays de Galles.

**************
The grip of sensibility on reason
In his artistic practice, Carl Bouchard manifests his irritation and cruelty with regard to apathy; he shakes up indifference by privileging subjects linked to the real, to the body, and to individual stories to situate art in a direct relationship with the viewer’s everyday life. He thus intends to take us where we do not wish to go and provoke us into a healthy intellectual riposte. Like certain artists of his generation who react to the fall of utopias and aspire to re-enchant the world, he revisits the psychological and emotional dimensions that were long denied in visual-arts practices. He has the strong conviction that beyond its confidential nature, a personal physical or psychic experience may create a sharable - even universal - resonance in the viewer; he does this by unveiling the sphere of intimacy - his own and, by extension, that of each visitor. The principal objective does not seem to be to question, inform, or initiate the public but, rather, to bestir and touch people.

Letting oneself be penetrated
As we know, losing one’s innocence consists of either being stripped of one’s naïveté or being unmasked and found guilty of a bad deed. I believe that the profound motivation of Bouchard’s artistic undertaking may be summarized by the idea that we come to lose our innocence, together, through these works.

Excerpt: La perte de l’innocence, Martin Dufrasne.

Carl Bouchard was born in Ville de la Baie, Quebec. Since the early 1990s, his work has been presented in a number of solo and group exhibitions in Canada and France. As a pluridisciplinary artist, he has produced the spectacular installation Les pleureuses -oublier par don-, presented at the Notre-Dame-de-Jacques-Cartier Church during the first edition of La Manif d’art in Quebec City (2000), and the committed and audacious Jouer au docteur / Be a specialist presented at Le Lieu, centre en art actuel, in Quebec City (2004) and l’affable / dramatisation presented at L’écart, Lieu d’art actuel, in Rouyn-Noranda (2008). He has also produced eight public art projects and his works are in many museum, institutional, and private collections in Quebec. He is president and founding member of Le Lobe and fouding member of Les Ateliers d’artistes TOUTTOUT in Chicoutimi (1997). In 1998, he began to develop, in parallel with his individual practice, joint interdisciplinary projects with the artist Martin Dufrasne. Photographs, installations, and performances were presented in 20 exhibitions and special events in Quebec, Ontario, France, Colombia, and Wales.

jeudi 12 février 2009

Hélène Lord


Hélène Lord
Artiste en résidence * Artist in Residence

À travers l’objet familier, j’essaie de retracer les moments fugaces de la vie quotidienne. Détournés de leur fonction utilitaire, témoins silencieux de notre vie journalière, ces petits vestiges sont des lieux de reconnaissance qui imprègnent notre mémoire et que l’imaginaire avive et métamorphose.

Ma pratique est hybride, tend vers l’installation et ses ramifications. Ma démarche créatrice se nourrit de l’interaction entre le dessin et la sculpture, transgresse les limites formelles de ces disciplines. Mes méthodes de travail procèdent de l’assemblage par la mise en relation du sujet et de l’objet à travers la mémoire. Le sens qui en résulte est perceptible dans la sensibilité du détail dont l’observation révèle un univers fragile et fragmenté. Depuis quelque temps j’explore ces disciplines à travers la photographie qui sert d’appui et de support à mon travail.

Hélène Lord vit et travail à Montréal. Elle détient une maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal. Elle a présenté son travail dans de nombreuses expositions individuelles et collectives notamment à Montréal au centre d’exposition Circa, à la galerie B-312, au centre des arts actuels Skol, à l’Œil de poisson (Québec), Axe NO-7 (Gatineau), Vaste et Vague (Carleton) à la galerie Karsh-Masson (Ottawa), à la galerie du Nouvel-Ontario (Sudbury), à la galerie K.A.A.I (Kingston). En 2001, elle participait à la Biennale de l’Estampe et du papier du Québec à Alma. Son travail a fait l’objet d’une résidence au Banff Centre en 2006 et, plus récemment en 2008 à Belém au Brésil (Échanges d’artistes et d’ateliers Québec - Brésil du Conseil des arts et des lettres du Québec).

***********

The elliptical shape of the fragment allows me to reflect on the identity, precariousness, and alterity of human life. This reflection is integrated into my creative process, in which I explore the metaphoric potentialities of found materials and objects. Coming from the environment around us, marked by time, bearing images, these small vestiges of daily life speak to me because they are like parts of ourselves that we try to reintegrate into our reality to fill the cracks.

Subjected to the instability of things, my drawings, sculptures, and installations are fragile structures, precariously balanced and often ephemeral. Currently, I am making assemblages of drawings and objects and photographing them. During this residency at the SAGAMIE Centre, these photographic essays will be transformed through digital image processing.

Hélène Lord lives and works in Montreal. She holds a master's degree in visual art from the Université du Québec à Montréal. Her work has been presented in numerous solo and group exhibitions, including in Montreal at the Centre d’exposition Circa, Galerie B-312, and Centre de arts actuels Skol, as well as at L’Œil de poisson (Qurbec City), Axe NÉO-7 (Gatineau), Galerie du Nouvel-Ontario (Sudbury), and the K.A.A.I (Kingston). In 2001, she participated in the Biennale de l’Estampe et du papier du Québec (Alma). She has had residencies at Centre EST NORD EST, in Saint-Jean-Port-Joli, in 1996 and at the Banff Centre in 2006.


lundi 2 février 2009

Sophie Jodoin

Sophie Jodoin
Artiste en résidence * Artist in Residence

Je travaille depuis 2003 exclusivement en noir et blanc et sur papier. Mon travail se concentre principalement sur la représentation de la figure humaine par le biais du dessin, peinture et photographie. Les sujets de mon travail - personnes de petite taille, vieillards, blessés - sont souvent difficiles et problématiques. Une idée de base devient le concept autour duquel une oeuvre sérielle s’élabore sur une période variant entre six mois et deux ans. Cette oeuvre est conçue comme un tout, un ensemble indivisible et présentée en tant qu’installation murale. J’y ai introduit récemment une composante vidéo. De cette combinaison émane un dialogue entre médiums traditionnels (dessin/peinture) et technologie (vidéo/animation/photographie manipulée).

Lors de ma résidence, je compte travailler sur Small Dramas and Little Nothings - une suite d’oeuvres articulée autour de plusieurs autres séries sur le thème de la guerre débutées il y a deux ans. Inspirée en partie d’images contemporaines extraites de l’internet et de magazines, de l’art graffiti et des silhouettes stylisées typiques de la bande dessinée, cette plus récente série de petits collages et de dessins remet en question le regard insensibilisé que pose aujourd’hui le spectateur à la fois sur le carnage de la guerre et sur les conséquences d’une violence domestique.

Sophie Jodoin vit et travaille à Montréal. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal. Son travail a été présenté individuellement et collectivement dans plusieurs centres d'exposition, notamment à Philadelphie, Montréal, Prague, Miami, Chicago, New York et Londres. Boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, ses oeuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées. Elle est représentée par la Edward Day Gallery à Toronto et Newzones à Calgary.

***********

Since 2003, I have been working exclusively in black and white on paper. I concentrate mainly on the portrayal of the human figure through drawing, painting, and photography. The subjects of my work - little people, the elderly, the wounded - are often difficult and challenging. A basic idea becomes the concept around which a series of works is built during a period of between six months and two years. This series is designed as a whole, an indivisible ensemble, presented as a wall installation. I recently introduced video components. From this combination emanates a dialogue between traditional media (drawing, painting) and technology (video, animation, manipulated photography).

During my residency, I plan to work on Small Dramas and Little Nothings, a series of works articulated around several other series on the theme of war that I began two years ago. Inspired in part by contemporary images drawn from the Internet and magazines, in part by graffiti art and the stylized silhouettes typical of comics, this most recent series of small collages and drawings calls into question the desensitized eye that today’s viewer casts at both the carnage of war and the consequences of domestic violence.

Sophie Jodoin lives and works in Montreal. She holds a bachelor’s degree in visual arts from Concordia University in Montreal. Her work has been presented in individual and group shows in Canada and abroad, including Philadelphia, Montreal, Prague, Miami, Chicago, New York, and London. Her works are in a number of public and private collections. She is represented by the Edward Day Gallery in Toronto and Newzones in Calgary.

mardi 27 janvier 2009

Marie-Hélène Leblanc et Ève Breton Roy

Marie-Hélène Leblanc et Ève Breton Roy
Artiste en résidence * Artist in Residence

Marie-Hélène Leblanc

J’ai le désir d’habiter. Habiter, c’est à mon sens être en relation, se sentir lié à un espace en rapport à d’autres occupants. C’est également remettre constamment en question notre position et cela révèle notre façon d’être dans le monde. Mon intérêt pour la construction architecturale vient évidemment de cette volonté d’habiter et de réfléchir sur l’habiter. En ce sens Heidegger nomme bien ceci : « Bâtir est, dans son être, faire habiter. Réaliser l’être du bâtir, c’est édifier des lieux par l’assemblement de leurs espaces. C’est seulement quand nous pouvons habiter que nous pouvons bâtir.» J’ai le sentiment que pour habiter il faut aussi savoir quitter, vivre en nomade pour me sentir chez moi après l’expérience d’un ailleurs. Vivre dans le transitoire, dans l’état de chantier permanent, interrompu, ou plutôt en attente. Habiter, c’est davantage se situer que s’établir. Changer de territoire. Mon travail prend forme dans l’installation, mais la réalisation d’un livre d’artiste accompagne souvent celui-ci.

Originaire de la Gaspésie, Marie-Hélène Leblanc vit et travaille à Gatineau. Elle s’intéresse à l’architecture, à l’habitation temporaire, aux proches et au lointain. Elle détient une maîtrise en art à l’Université du Québec à Chicoutimi. Marie-Hélène Leblanc est actuellement directrice artistique du centre d’artistes Daïmõn situé à Gatineau, un centre de production en photo, vidéo et nouveaux medias. De 2006 à 2008, elle occupait le poste de directrice générale du centre d’artistes Espace Virtuel à Chicoutimi. Elle a participé en tant que commissaire et/ou artiste à une dizaine d’expositions au Québec et en France. Ses derniers projets ont été présentés à Toqué Rouge (Jouquière) en 2007, à la galerie Séquence (Chicoutimi) en 2005, à l’Oeuvre de l’Autre (Chicoutimi) en 2005 et à la galerie Adeas (Strasbourg, France) en 2004.

Ève Breton Roy


Mon travail prend forme à travers l’objet du livre. L’objet du livre comme un organisme vivant, comme une unité de compréhension. Il utilise ses mécanismes, ses fonctionnements : strates, superposition, relation contenant contenu. Je tente de redéfinir ce qui nous entoure, d’inclure le sujet à la définition à travers l’objet du livre. Ce dernier est le moteur idéal puisqu’il permet, par son tirage, d’atteindre un grand nombre de gens, mais qu’il entretient avec chacun d’eux une relation intime et personnelle par la manipulation qu’il impose. C’est donc à travers une exploration de sa forme que je tente de définir certains concepts, amenant ainsi le livre à devenir ce concept et le spectateur à se l’approprier à travers sa lecture.

Eve Breton Roy vit et travaille à L’Anse-Saint-Jean où elle dirige Terrain vague inc., à la fois maison d’édition de livres d’artistes et atelier de reliure artisanale. Elle détient une maîtrise en arts visuels à l’Université du Québec à Chicoutimi où elle a questionné l’objet du livre et ses caractéristiques formelles comme matérialisation de la pensée. Elle présentait en octobre 2007 Campagne de salissage, sa première exposition solo au centre d’artistes Espace Virtuel à Chicoutimi. Le langage du livre ainsi que celui de la science se transforme en code, en système compréhensible par tout un chacun, glissant vers un mouvement subjectif. Elle utilise la répétition pour détourner le sens, le retourner sur lui-même et produire des séries de série, des petites installations proches de l’absurde. C’est à travers cette exploration que prend forme une répétition de l’objet, les oeuvres devenant ainsi des installations livresques.

***********

Marie-Hélène Leblanc

I have the desire to inhabit. In my sense, to inhabit means to be in relation to, to feel connected to a space in relation to other occupants. It is also to constantly question our position, and this reveals our way of being in the world. My interest in architectural structures obviously comes from this desire to inhabit and reflect on inhabiting. In this sense, Heidegger defines it well: "Building is, in its soul, to make inhabit. Realizing the soul of building is to edify places by assembling their spaces. It is only when we are able to inhabit that we may build." I have the feeling that to inhabit we must also know how to leave, living nomadically to feel at home after experiencing a somewhere else. Living in the transitory, in the state of permanent construction site, interrupted - or, rather, in waiting. Inhabiting is more to situate oneself without settling in. Changing territory. My work takes form in installations and books.

Marie-Hélène Leblanc lives and works in Gatineau. She is interested in architecture, temporary habitations, in proximity and distance. She holds a master's degree in art from the Université du Québec à Chicoutimi. She is currently artistic director of Daïmôn, a production artist-run centre in media art and photography. She has been curator of and/or artist in ten exhibitions in Quebec and France. Her most recent projects were presented at Toqué Rouge (Jouquière) in 2007, at Galerie Séquence (Chicoutimi) in 2005, at Oeuvre de l’Autre (Chicoutimi) in 2005, and at Galerie Adeas (Strasbourg, France) en 2004.


Ève Breton Roy

My work takes the form through the book as object: the book object as living organism, as unit of comprehension. I use its mechanisms and functions: strata, superimposition, relationship between container and content. I try to redefine what surrounds us, to include the subject in definition through the book object, which is the ideal motive force as it reaches a large number of people thanks to mass production but maintains an intimate and personal relationship with each individual because of the need to handle it. By exploring its form, I attempt to define certain concepts, thus transforming the book into these concepts, which the viewer may appropriate by reading it.

Eve Breton Roy lives and works in Anse-Saint-Jean, where she is director of Terrain vague inc., which is both a publisher of artist's books and a workshop for handmade bindings. She holds a master's degree in art from the Université du Québec à Chicoutimi, in which she investigates the book as object and its formal characteristics as a materialization of thought. In October 2007, she presented Campagne de salissage, her first solo exhibition, at the Espace Virtuel artist-run centre in Chicoutimi. The languages of the book and of science are transformed into a code, a system comprehensible to everyone, sliding toward a subjective motion. She uses repetition to divert meaning, turn it in on itself, and produce series of series, small installations that approach the absurd. It is through this exploration that a repetition of the object takes shape, the works thus becoming book-like installations.

mercredi 21 janvier 2009

Bruno Santerre


Bruno Santerre
Artiste en résidence * Artist in Residence

Au cours des dernières années, ma pratique artistique s'est articulée principalement autour d'un questionnement sur la perception du visible et sur les limites des procédés de représentation de l’art et de la science. Les pièces produites au cours de cette période étaient présentées sous forme d’installations qui rappelaient le Studiolo de la Renaissance et, simultanément, l’atelier d’artiste. De l'atelier-studiolo, je suis passé à l'atelier-observatoire, lieu d’observation et d'expérimentation des états transitoires du réel. J’y combine objets, dessins muraux, reflets lumineux et photographies. Mes travaux sont inspirés par certains modèles de représentation astronomiques ainsi que par des tentatives de représentation des nuages expérimentées en dessin et en photographie.

Plus récemment, mon intérêt pour l’atelier m’a amené à considérer ce lieu comme une chambre de vision (ou camera lucida) où la lumière pénètre par les fenêtres et révèle les objets par leurs reflets projetés au mur. Aussi, les composantes physiques de l’atelier lui-même (puits de lumière, fenêtres et murs) s’imposent comme des données de plus en plus importantes dans mes recherches plastiques. Cet espace de travail, fixe ou en déplacement, devient lui-même un objet sous l’influence des effets de la lumière, dépendant qu’il est des phénomènes qui l’entourent (l’intensité ou la qualité de la lumière, le passage des nuages...). J’en suis donc maintenant arrivé à créer des lieux où l’objet et le signe se fondent un dans l’autre, où l’intérieur et l’extérieur se mélangent par transparence, où l’atelier et la salle d’exposition se superposent, tous liés entre eux par la lumière qui les traverse.

Bruno Santerre vit et travaille à Rimouski (Québec). Parmi ses expositions individuelles récentes, notons Dans la lumière de l’atelier (nuages et ombres blanches), chez Circa, Montréal (2007), Dans la lumière de l’atelier, tracer le rebord des nuages, chez Plein sud, Longueuil (2006), Dans l'atelier de Palomar, chez Occurrence, Montréal (2004), Voir, savoir et croire, (avec Laurie Walker) au Musée régional de Rimouski (1997). Depuis 1982, il a participé à de nombreuses expositions collectives notamment, en France, à la Galerie Calibre 33 et à la Villa Arson (Nice), à la Librairie du Québec (Paris), à l'Université de Metz, à l'École des Beaux-Arts de Nancy et, au Canada, à la Galerie Sans Nom (Moncton), à la Pitt International Gallery (Vancouver), au Musée national des Beaux-arts du Québec, au Musée d'art de Joliette, au Musée régional de Rimouski, à la Galerie Trois Points, chez Skol et Circa (Montréal). Il a été reçu comme artiste en résidence à la Villa Arson, Nice (France) et au Centro internazionale di sperimentationi artistiche à Boissano (Italie). Ses œuvres ont accompagné des recueils de poésie de Paul Chanel Malenfant et d’André Gervais aux Éditions du Noroît et il a réalisé un livre d'artiste avec André Gervais, publié aux Éditions Roselin. Récipiendaire en 2008 du Prix à la création artistique (région Bas-Saint-Laurent) du Conseil des arts et des lettres du Québec, Bruno Santerre a réalisé plusieurs œuvres d'intégration à l'architecture au Québec. Il a participé à la Biennale nationale de sculpture contemporaine à Trois-Rivières (2004) et au Symposium international d'art in situ Lumières, réflexion de l'insondable, au Musée régional de Rimouski (2003). Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées au Canada.

***********

Bruno Santerre

In recent years, my main artistic focus has been an exploration of the perception of the visible and the borders between representative processes in art and science. The pieces produced during this period were presented as installations that were reminiscent of the Renaissance Studiolo and, simultaneously, the artist's studio. From the studio-studiolo, I moved on to the studio-observatory, site of observation of and experimentation with transitory states of reality. In this body of work, I combine objects, drawings, murals, light reflections, and photographs. My works are inspired by certain models of astronomical representation and by experiments with portraying clouds in drawing and photography.

Bruno Santerre lives and works in Rimouski, Quebec. Among his recent solo exhibitions are Dans la lumière de l'atelier (nuages et ombres blanches), at Circa, Montreal (2007), Dans la lumière de l'atelier, tracer le rebord des nuages, at Plein sud, Longueuil (2006); Dans l'atelier de Palomar, at Occurrence, Montréal (2004); and Voir, savoir et croire (with Laurie Walker), at the Musée régional de Rimouski (1997). Since 1982, Santerre has had works in numerous group exhibitions in France and Canada, and he has been artist in residence at Villa Arson in Nice, France, and at the Centro internazionale di sperimentationi artistiche in Boissano, Italy. Santerre received the 2008 Prix à la création artistique (Bas-Saint-Laurent region) from the Conseil des arts et des lettres du Québec. He has produced a number of pieces integrated with architecture in Quebec, and his works are in a number of public and private collections in Canada.

mardi 13 janvier 2009

Judith Bellavance


Judith Bellavance
Artiste en résidence * Artist in Residence

Le parti pris du point de vue

« À partir d’objets investis, sublimés et magnifiés par la photographie, je crée une distance entre le réel et ce que l’on en perçoit, puis j’utilise cet espace interstitiel pour générer des univers émotionnels me permettant d’aborder la subjectivité des points de vue. »

Depuis une vingtaine d’années, je pratique une peinture que nous pourrions qualifier d’abstraite (acrylique sur bois). En parallèle à ma pratique picturale, j’ai développé, une pratique photographique qui me permet d’aborder autrement la fascination qu’exercent sur moi les objets et le plaisir de les détourner de leur sens. Avec les possibilités que m’offrent le médium photographique et l’impression numérique de grand format dans mon processus de recherche, je peux insister sur les moyens de manipuler et de privilégier des points de vue sur ces objets pour en faire le sujet de l’œuvre.

Je collectionne les objets, des « objets-matériaux » (bouchons, noyaux, mousses, découpures, icônes, breloques, etc.). Marqués, maculés, altérés, ils constituent mon territoire de recherches photographiques. Peu encline à compromettre leur nature déjà chargée d’histoire et de qualités visuelles, je préfère les appréhender comme des artefacts inaltérables : je me les approprie tels qu’ils sont, fascinée par leur singularité et le pouvoir évocateur que chacun d’eux possède.

Dans la pratique, je multiplie les prises de vue en atelier jusqu’à ce que j’obtienne une exacerbation significative de leur nature et du sens dont je veux les charger : celui d’appeler et de contenir nos émotions réelles ou fictives. Utilisés comme métaphores des conjonctures intérieures, comme lieux d’investigation de l’intime, je détourne mes “objets-matériaux” de leur contexte narratif par mon système de prise de vue macroscopique, par l’usage de l’extrême proximité et de la distance intime.

Et en modifiant la luminosité, en éliminant le relief et la texture au moyen du flou - du hors foyer - je cherche à créer une distance entre le réel et sa perception pour mettre en scène une expérience particulière de l’intime. Ces éléments collectionnés, et a priori sans valeur, prennent ainsi toute leur importance pour moi: ils se révèlent “autres” dans leurs apparences sublimées, ils deviennent le lieu de l’émotion me permettant de faire de la subjectivité du point de vue, le sujet de l’œuvre.

Investis, sublimés, magnifiés, mes «objets-matériaux» sont transformés ainsi en éventuelles « reliques ».

Née à Rimouski, Judith Bellavance vit et travaille à Montréal depuis 1989. Elle a fait des études à l’Université Laval à Québec et à l’Université du Québec à Montréal. Boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, ses oeuvres ont été présentées au Québec, au Portugal, en Espagne et au Japon. Elles font partie de diverses collections.

***********

Judith Bellavance

Taking the side of the point of view

"Starting from objects that are invested, sublimated, and magnified by photography, I create a distance between the real and what we perceive of it, then I use this interstitial space to generate emotional worlds that enable me to address the subjectivity of points of view."

For some twenty years, my painting practice has been what one could call abstract (acrylic on wood). In parallel, I have developed a photographic practice that enables me to take a different approach to the fascination that I have with objects and the pleasure of diverting them from their meaning. With the possibilities offered by the photographic medium and large-format digital printing in my research process, I can emphasize the means of manipulating and highlighting the points of view of these objects to make them the subject of the work.

I collect objects: "object-materials" (corks, seeds, mosses, cut-outs, icons, bracelet charms, etc.). Marked, stained, altered, they constitute my territory for photographic research. I am not inclined to compromise their nature, already full of history and visual qualities, so I prefer to apprehend them as unalterable artefacts: fascinated by their uniqueness and the evocative power that each possesses, I appropriate them as they are.

In practice, I take many pictures in the studio until I obtain a significant exacerbation of their nature and of the meaning with which I want to endow them: that of calling upon and containing our real or fictive emotions. Using my "object-materials" as metaphors for inner situations, as sites of investigation of the private, I divert them from their narrative context by my system of macroscopic pictures, through the use of extreme proximity and intimate distance.

By modifying their luminosity and eliminating relief and texture through blurring - out of focus - I seek to create a distance between reality and its perception to feature a particular experience of the intimate. These collected components, which have no value a priori, thus become important to me; they reveal themselves as "other" in their sublimated appearance, they become the site of the emotion that enables me to make the point of view subjective, the subject of the work.

Invested, sublimated, magnified, my "object-materials" are thus transformed into future "relics."

Judith Bellavance, born in Rimouski, has lived and worked in Montreal since 1989. She studied at Université Laval in Quebec City and at the Université du Québec à Montréal. Her works have been presented in Quebec, Portugal, Spain, and Japan, and are in various collections.

mardi 16 décembre 2008

Chih-Chien Wang


Chih-Chien Wang
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow


Jelly Project #2

Avec Jelly Project, je développe un support de documentation fictif fait de gelée. J’utiliserai cette substance afin d’approfondir la connaissance subjective de mon entourage.

Hypothèse du Jelly Project - redéfinir la gelée
Au cours de son processus de coagulation, la gelée retient la spécificité de l’instant et de l’espace, de l’univers qui l’entoure. Elle enregistre également les informations qui meublent le lieu, telle que la lumière réfléchie, le son, les parfums et même les émotions ambiantes. La gelée devient donc, en soi, une "super-documentation" qui capte des données dans une forme que personne n’est en mesure de décoder.

Un corps-machine
J’utilise la gelée pour archiver l’espace, le temps et les données invisibles. Simultanément, j’utilise également mon corps pour réagir à l’environnement immédiat. Mon corps est une autre machine qui traite les réactions. Ainsi, alors que la gelée se fige, j’écris, je photographie ou je filme la scène. Sans chercher à rivaliser avec la faculté mémorielle de la gelée, je note tout ce qui me traverse l’esprit : la couleur du mur, la lumière, la fenêtre, la conversation avec des amis, l’expérience, l’odeur. Je documente ce qui se déroule devant mes yeux.

Un corps collectif
En somme, Jelly Project se situe au point de rencontre entre le médium fictif, la photographie et la vidéo. J’incarne cet intermédiaire qui permet la connexion entre les amis, les appartements, les langues, la nourriture, le temps, l’espace et le dispositif lui-même. Ces éléments réunis constituent un corps collectif et éphémère qui rend compte de l’espace environnant.

Biographie
Né à Taiwan, Chih-Chien Wang vit et travaille à Montréal depuis 2002. Après l’obtention d’un baccalauréat en cinéma et en théâtre à Taipei en 1994, il a produit des documentaires pour diverses compagnies télévisuelles puis s'est établi au Canada où il a complété une maîtrise en photographie à l'Université Concordia en 2005. Comportant souvent des traces subtiles qui peuvent référer à des préoccupations personnelles, culturelles ou sociales, le travail de Wang négocie principalement avec le quotidien de l’artiste. Il manipule des objets de tous les jours, incluant des aliments, pour ensuite créer avec ceux-ci des images statiques ou animées. Ses œuvres ont été présentées dans des expositions personnelles et collectives entre autres à Optica, Artefact, Dare-Dare (Mois de la Photo à Montréal 2007), galerie Leonard et Bina Ellen, galerie Zenith (Beijing, 2008), Pierre-François Ouellette art contemporain (Montréal, 2008) et à la Triennale québécoise au Musée d’art contemporain de Montréal (2008).

**************

Chih-Chien Wang / Jelly Project #2

In Jelly Project, I am developing a fictional documentation carrier, jelly, and I will use jelly to pursue the subjective cognition of my surroundings.

Hypothesis of the Jelly Project - Redefining Jelly:
During the process of congealing, the jelly preserves the specific time and space, the universe which surrounds it. The jelly also records information existing in the space such as the reflected light, the sound, the scent and even the emotion which vibrates nearby. Therefore, the jelly itself becomes a super documentation; it records data in a form which people are not able to decode.

Body as a Machine
I use jelly to record the space, the time and the unseen data, and, simultaneously, I use my body to respond to the surroundings as well. My body is another machine which processes reaction; so, while the jelly is congealing, I write, I take pictures, or I video tape the scene. Not in competition with the jelly’s recording capacity, I write down anything in my mind: the colour of the wall, the light, the window, the conversation with friends, the trip, or the smell, and I document what is happening in front of my eyes.

A Collective Body
To summarize, the Jelly Project is where the fictional media meets photography and video. I am the medium connecting them: the friends, the apartments, the languages, the food, the time, the space and the media itself. All of these form a collective but temporary body to recognize the surroundings.

Bio:
Born in Taiwan, Chih-Chien Wang has been living in Montreal since 2002. He obtained a BFA in Theatre and Cinema in Taipei in 1994, and worked for several television companies producing documentaries before moving to Canada. He obtained an MFA in Studio Arts at Concordia University in 2005. Wang’s works frequently contain subtle traces which might refer to personal, cultural or social concerns while dealing primarily with his everyday experience. He manipulates quotidian objects, including foods, and then creates still or moving images of them. Wang’s recent solo and group exhibitions include at Optica, Artefact, Dare-Dare (Mois de la photo à Montréal 2007), Leonard and Bina Ellen Gallery, Zenith Gallery (Beijing, 2008), Pierre-François Ouellette Art Contemporain (Montreal, 2008) and the Quebec Triennial 2008 at the Musée d’art contemporain de Montréal.

lundi 8 décembre 2008

Marc Audette


Marc Audette
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

L’image est intimement liée aux grands traits de l’activité humaine tout comme la religion, la nationalité, l’appartenance et l’art. Et, l’image tout comme le langage n’est pas un véhicule neutre. Or, établir les normes esthétiques de l’image numérique c’est établir la forme du langage visuel à employer pour représenter des concepts, des idées, des réalité, qu’ils se traduisent sur écran cathodique, papier imprimé, photographie ou encore sur canevas. C’est ce lien subtil, mais ô! combien important, entre outil et œuvre, qui anime ma démarche.

Je m'intéresse au mode de fabrication de l'image numérique depuis le milieu des années 80. Et dans un monde où innovation technologique est synonyme d'investissement corporatif, je pose notamment la question suivante : que sont les critères d'appréciations qui déterminent ces innovations? Pour se faire, j’examine les traces de l’évolution d'idéal de beauté de l'image numérique, et aux effets qu'elle produit sur la culture de l'esprit. Cela explique les croisements constants entre l'image analogue et l'image numérique, entre l'image fixe et l'image en mouvement qui sont des traits significatifs dans la production de mes œuvres.

Marc Audette est titulaire d'une maîtrise en arts visuels de l'Université York de Toronto où il réside présentement. Il a présenté son travail dans le cadre d'expositions collectives et individuelles en Europe, au Canada et aux Etats-Unis. On retrouve ses œuvres dans les collections publiques et privées en Europe et au Canada.

**************

The image is intimately connected to the broad strokes of human activity, just as are religion, nationality, belonging, and art. And the image, like language, is not a neutral vehicle. Establishing aesthetic standards for the digital image means establishing the form of the visual language to be used to portray concepts, ideas, realities - whether they are conveyed on computer screen, paper, photographs, or canvas. It is this subtle - but oh, how important! - connection between tool and artwork that drives my approach.

I am interested in how the digital image has been manufactured since the mid-1980s. And in a world in which technological innovation is synonymous with corporate investment, I ask the following question: what are the criteria for evaluating these innovations? To find a response, I examine the traces of the evolution of the ideal of beauty in the digital image, and the effects that it has on the culture of the mind. This explains the constant intersections between analog image and digital image, between fixed image and image in movement, which are the meaningful features in the production of my works.

Marc Audette holds a Master's degree in visual arts from York University, in Toronto,where he also lives. His work has been in various group and solo shows in Europe, Canada and the USA. His pieces are also found in public and private collections in Europe and Canada.

lundi 1 décembre 2008

Richard Ferron

Richard Ferron
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow


Richard Ferron / Singulier-Pluriel

J’explore la photographie sans l’utilisation de l’appareil photo. Je construis des négatifs. Mon procédé est l’empreinte et mon matériau la suie. J’applique celle-ci sur la peau et je prends l’empreinte d’un fragment corporel à l’aide d’une pellicule adhésive transparente. Cette pellicule, appliquée sur un plexiglas, tient lieu de négatif photo. Je procède ensuite à la numérisation de ce négatif, associant ainsi à l’ordinateur, la fonction de chambre noire. Je cherche d’une certaine façon à établir un métissage entre des pratiques ancestrales et contemporaines. Je vise à se faire entrecroiser le langage du corps et de la technologie. La luminosité du sujet sur l’image, de par la construction du négatif, n’existe pas dans le réel puisqu’il n’y a pas d’éclairage naturel ou artificiel. Par cet acte de prise de vue "tactile" le photographique se retourne sur lui-même. Ce n’est pas l’oeil qui cadre à travers un viseur. C’est la main qui capte à travers un toucher. L’acte de prise d’empreinte, de par son contact direct avec le référent, abolit l’espace existant entre la caméra et le sujet. Après avoir utilisé mon propre corps comme terrain d’explorations, j’investi maintenant celui de ma collectivité en tant que corps social. Multipliant les rencontres au fil du temps, telle une quête du "je" à travers le "nous", j’ai cumulé plus de 500 empreintes auprès de mes concitoyens. Face à cette ère des nouvelles technologies, je trouve impératif de retrouver, à l’intérieur de ma pratique, un contact direct avec le vivant.

Richard Ferron vit et travaille à Baie-Comeau. Graphiste de formation, il a obtenu un baccalauréat en arts plastiques en 2003 ainsi qu’une maîtrise en arts visuels de l’université Laval en 2005. Il a depuis, à son actif, plusieurs expositions solos et collectives (Musée régional de la Côte-Nord, Espace F, VU, Nord/Sud, événement satellite de la Manif d’Art 4 de Québec).

**************

Richard Ferron / Singular-Plural

I explore photography without using a camera. I build négatives The basic process of my research is the imprint and my matériel is the soot. The singular aspect of my process consists in coating body parts with soot. Then, by applying a transparent adhesive film to the skin, I take the print of a body fragment. This film, applied to a piece of Plexiglas, is used as the photographic negative. I then digitize this negative, thus using the computer as a darkroom. I am looking for a certain way to establish an interweaving of old and contemporary practices. I want to crossbreed the languages of the body and technology. The luminosity of the subject in the image, created through the construction of the negative, does not exist in reality since there is no natural or artificial lighting. Through this act of "tactile" photograph making, photography is turned on itself. It isn’t the eye that frames through a viewfinder but the hand catching through a touch. The act of taking the imprint through direct contact with the referent erases the space between the camera and the subject. After using my own body as the terrain for exploration, I have now invested my community as a social body. Multiplying encounters over time, in a journey from the "I" to the "we," I have accumulated more than 500 imprints from fellow citizens. In this era of new technologies, I find it essential, within my practice, to return to direct contact with the living.

Richard Ferron lives and works in Baie-Comeau. A graphic artist by training, he obtained a bachelor's degree in visual arts in 2003 and a master's degree in visual arts from Université Laval in 2005. Since then, he has had a number of solo and group exhibitions (Musée régional de la Côte-Nord, Espace F, VU, Nord/Sud, Manif d’Art 4 de Québec satellite event).

mardi 25 novembre 2008

Ariane Lord


Ariane Lord
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Ariane Lord considère le corps comme un espace, un lieu, un territoire qui se modifie par ce qui l’entoure, l’habite, le traverse. Le corps est utilisé tel une matière malléable afin d’identifier ce qui nous défini et nous façonne en tant qu’individu. Préoccupée par la question identitaire, elle cherche à rendre visible l’ampleur de ce qui est extérieur au contenant et qui s’immisce pour en modifier le contenu. L’artiste prend plaisir à positionner ses recherches aux limites des médiums, des disciplines et de la notion "d’acceptable", ce qui provoque un étrange métissage entre le grotesque et le tragique.

"Dans une optique territoriale, je veux investir les lieux du corps. Le corps, sa trace, sa délimitation, ses résidus, seront ici documentés afin de cerner l’impact d’une présence sur son milieu. La notion du vide et la perméabilité des frontières seront davantage explorés par le biais d’objets/lieux. Le matelas s’avère en soi intriguant car il est à la fois un objet et un lieu où nous passons près du tiers de notre vie. Il fait appel à un état de présence et à la fois à un état d’absence qui m’interpellent particulièrement."

Originaire de La Pocatière, Ariane Lord détient un baccalauréat en Arts Visuels de l’Université du Québec à Montréal. Lors de l’obtention de son diplôme au printemps 2005, elle reçoit le Prix du Centre des arts et des fibres du Québec. L’artiste a présenté son travail au Québec lors d’expositions solos et collectives. Elle a été commissaire de l’exposition 1X10 : la sculpture s’éclate! présentée à St-Jean-Port-Joli. Elle est récipiendaire d’une bourse du Conseil des Arts et Lettres du Québec. Elle exposera son travail en 2009 à la galerie Grave de Victoriaville ainsi qu’au centre Caravansérail de Rimouski.

**************

Ariane Lord considers the body a space, site, or territory that is changed by what is around it, inhabits it, traverses it. She uses the body as a malleable material in her search to identify what defines us and shapes us as individuals. Concerned with the issue of identity, she seeks to reveal the scope of what is outside the container and interferes with it to change its content. Lord likes to position her research by pushing the limits of media, disciplines, and the notion of "acceptable," provoking a strange interweaving of the grotesque and the tragic.

"With a territorial focus, I want to invest the sites of the body. The body and its traces, contours, and residues are documented here in order to discern the impact that a presence has on its milieu. The notion of the void and the permeability of borders will be explored further through objects/sites. In itself, the mattress is intriguing, since it is both an object and a site where we spend almost one third of our lives. It calls upon a state of presence and at the same time a state of absence that particularly appeals to me."

A native of La Pocatière, Ariane Lord holds a bachelor's degree in visual arts from the Université du Québec à Montréal. When she obtained her degree, in the spring of 2005, she received the Prix du Centre des arts et des fibres du Québec. Her work has been presented in solo and group exhibitions in Quebec. She was curator of the exhibition 1X10: la sculpture s’éclate! presented in St-Jean-Port-Joli. She has received a grant from the Conseil des Arts et Lettres du Québec. In 2009, her work will be exhibited at the Galerie Grave de Victoriaville and at the Caravansérail artist-run centre in Rimouski.

lundi 17 novembre 2008

Martin Beauregard


Martin Beauregard
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

L’artiste s’interroge sur les imbrications possibles entre le récit factuel et le récit de fiction. Les propositions formelles développées - vidéographiques et photographiques - explorent ce terrain où la fiction et le documentaire biographique se confondent. À titre d’exemple, Soapoperation (2005) est tirée d’un séjour dans un hôpital bordelais lors duquel il subit une intervention chirurgicale en mars 2004. Elle présente une scène tournée dans le bloc opératoire et un dialogue avec son amoureuse à son réveil de l’anesthésie, ces échanges sont romancés à la Soap opera, la vie se relâche à travers une image, un cliché, sur une trame fictionnelle à peine décalquée de la réalité. La vidéo Playing with deady Daddy, présente aussi ce travail du " vrai et du joué ", tournée lors des funérailles de son père - le 13 août 2003 - où parents se rassemblent, rendent hommage au défunt, le voient et le touchent pour la dernière fois. Il a répété ce contact avec son père défunt posé dans son cercueil devant la caméra, comme on fait plusieurs prises d’une même scène au cinéma.

Dans le cadre du projet de résidence au Centre SAGAMIE, l'artiste réalisera une série de photographies qui confronte la figure mythique du cow-boy - produite par l’industrie cinématographique - à la vie modeste d’un vieil homme (son grand-père) âgé de quatre-vingt-huit ans. Le vieil homme est photographié dans un cimetière de voitures et un Ciné-parc abandonné.

Martin Beauregard vit et travaille à Montréal. Il est diplômé de l’École des Beaux-arts de Bordeaux en France (2004). Son travail a depuis été présenté dans une dizaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger dont L’œil de poisson (Québec) Location One (New York), Tin Box (Bordeaux), et collectives dont au CAPC Musée des Beaux-Art de Bordeaux (Bordeaux), Luxe Gallery (New York), Asahi Art Square (Tokyo). Son travail figure dans la collection Prêts d'oeuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec. Il est actuellement au doctorant à l’Université du Québec à Montréal et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne à Paris.

**************

Martin Beauregard investigates the possible overlaps between factual stories and fictional stories. The formal propositions that he develops - videographic and photographic - explore the terrain where biographical fiction and documentary become confused. From example, Soapoperation (2005) is taken from a stay in a hospital in Bordeaux, where he had surgery in March 2004. It presents a scene shot on the operating table and a conversation with his lover when he awoke from anaesthesia in a romantic "soap opera" style; life is released through an image, a snapshot, a fictional plot traced almost on reality. The video Playing with Deady Daddy also presents "truth and play-acting," shot during his father's funeral - August 13, 2003 - where relatives gathered, paid tribute to the deceased, and saw and touched him for the last time. Beauregard rehearsed this contact with his deceased father lying in his coffin for the camera, as if he were performing repeated takes for a scene in a movie.

For his residency project at SAGAMIE Center, Beauregard will produce a series of photographs that contrast the mythic figure of the cowboy - produced by the movie industry - with the modest life of an 88-year-old man (his grandfather). The old man is photographed in a car junkyard and an abandoned drive-in.

Martin Beauregard lives and works Montréal. He is a graduate of the École des Beaux-arts de Bordeaux in France (2004). His work has been presented in solo exhibitions in Canada and abroad, including at L’œil de poisson (Quebec City), Location One (New York), and Tin Box (Bordeaux), and in group shows, including CAPC Musée des Beaux-Arts de Bordeaux (Bordeaux), Luxe Gallery (New York), and Asahi Art Square (Tokyo). His work is in the art loan collection of the Musée national des beaux-arts du Québec. He is currently studying for his doctorate at the Université du Québec à Montréal and Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne in Paris.

dimanche 16 novembre 2008

Catherine Bodmer remporte le Prix 2008 du duc et de la duchesse d’York

Catherine Bodmer
remporte le Prix 2008 du duc et de la duchesse d’York en photographie remis par le Conseil des Arts du Canada.

English to follow

Ce prix est octroyé au meilleur artiste professionnel en photographie ayant obtenu une subvention de projet du Conseil des Arts en 2008 et s’étant particulièrement distingué pour la qualité de son travail.

Le Centre SAGAMIE est fier de soutenir Catherine Bodmer et tient à la féliciter pour l’excellence de son travail. En octobre dernier, lors de sa plus récente résidence de création au centre, Mme Bodmer a développé les bases d’un nouveau corpus d’oeuvres.

La pratique artistique de Catherine Bodmer comprend des installations, des œuvres in situ, des photographies et le traitement numérique d'images. La transformation graduelle d'objets, de matériaux ou de lieux abandonnés, forment souvent un point de départ pour développer des œuvres qui cherchent à placer l'ordinaire au centre de l'attention, rélévant des forces insoupçonnés qui affectent nos idéologies et utopies. Son travail photographique des dernières années traite de lieux réels et imaginaires, ainsi que de la position de l'individu dans ces espaces. En travaillant avec la répétition et la variation d'un même sujet, Catherine Bodmer s'intéresse aux détournements subtils de l'échelle, suggérant des situations à la fois cohérentes et divergentes.

Catherine Bodmer, d'origine suisse, détient un diplôme de l'École des Beaux-arts de Lucerne en Suisse, et a obtenu une maîtrise en arts plastiques de l'Université du Québec à Montréal en 1999. Depuis 2004, elle est la coordonnatrice artistique du centre d'artistes articule à Montréal. Depuis 1997, son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec, ailleurs au Canada, ainsi qu'au Mexique et à Taiwan.

************

Catherine Bodmer
wins the 2008 Duke and Duchess of York Prize in Photography awarded by the Canada Council for the Arts.

The prize is given to the best professional artist in photography who was awarded a Canada Council project grant in 2008 and who has also been particularly recognized for the quality of his or her work.

The SAGAMIE Centre is proud to support Catherine Bodmer and would like to congratulate her on this recognition of the excellence of her work. In October 2008, during her most recent creative residency at the centre, Ms. Bodmer developed the basis for a new series of works.

Catherine Bodmer's art practice includes installations, site-specific works, photography and processing of digital images. The gradual transformation of objects, materials and abandoned places is often the starting point for the development of works that put the ordinary in the center of attention, revealing unsuspected forces that affect our ideologies and utopias. Her recent photographic work examines the notion of real and imaginary places, and the position of the individual in these spaces. By working with the repetition and variation of the same subject, she focuses on subtle alterations in scale, suggesting situations that are coherent yet divergent.

Originally from Switzerland, Catherine Bodmer has a degree from the School of Art of Lucerne in Switzerland and earned a master's degree in plastic arts from the Université du Québec à Montréal in 1999. Since 2004 she has been the artistic coordinator of articule, an artist-run centre in Montreal. Since 1997, her work has been presented in several individual and group exhibitions in Quebec, elsewhere in Canada, Mexico and Taiwan.

lundi 10 novembre 2008

Appel de dossiers 2009

Appel de dossiers 2009 / Date limite 31 janvier 2009
English to follow

1. RÉSIDENCES DE RECHERCHE ET CRÉATION
Traitement numérique de l’image en art actuel et impression numérique grand format.

2. PROJETS D’EXPOSITION(artistes et commissaires)
Le Centre produira une publication couleur accompagnant chaque exposition.
Le cachet CARFAC/RAAV sera versé aux artistes.

3. RÉSIDENCES D’ÉDITION
Projets de création artistique utilisant le livre comme véhicule et objet d’art.

4. PROJETS de LONGUE DURÉE
Le Centre SAGAMIE est intéressé à développer avec les artistes des projets de recherche et de création de longue durée pouvant s’étaler sur une ou deux années. Pendant cette période, l’artiste réalisera plusieurs périodes successives de travail en résidence. Le corpus d’œuvres réalisé sera présenté lors d’une exposition solo et l’organisme produira une publication témoignant du développement du projet.

Le dossier doit comprendre :
1- Indiquez en entête pour quel programme vous appliquez (programme : 1, 2, 3 ou 4).
2- Indiquez clairement si vous avez plus ou moins de 35 ans.
3- La description du projet (résidence, exposition, publication) (maximum: 1 page).
4- La démarche artistique (maximum: 1 page).
5- Le Curriculum vitae (maximum: 3 pages).
6- La documentation visuelle : fichiers numériques sur CD, environ 5X7po. à 72dpi compressé .jpg, diapositives, impressions ou autre.
7- Résidences d’édition : description des collaborateurs, curriculum vitae des collaborateurs (auteur(s) ou autre (s), s’il y a des collaborateurs au projet).
8- Une enveloppe de retour pré-affranchie,si le retour du dossier est souhaité.

Postez avant le 31 janvier 2009 (le timbre de poste faisant foi) à :
Centre SAGAMIE
50, rue St-Joseph
C.P. 517
Alma, Québec
Canada
G8B 5W1

Aidez-nous à faire connaître le centre SAGAMIE : faites suivre ce message à des centres et des artistes de votre connaissance.

*******************

2009 Call for proposals / Deadline January 31, 2009

1. ARTIST-IN-RESIDENCE, RESEARCH AND CREATION
Digital image manipulation in contemporary art and large-format digital printing.

2. EXHIBITION PROJECTS (artists and curators)
SAGAMIE will produce a publication accompanying each exhibition project.
CARFAC/RAAV fee will be paid to the artists.

3. PUBLISHING RESIDENCIES
Creation projects using the book as the medium and art object.

4. LONG-TERM PROJECTS
The SAGAMIE Centre is interested in working with artists to develop long-term research and creation projects that last one or two years. During this period, the artist will have several successive residency periods. The corpus produced will be presented in a solo exhibition, and the organization will produce a publication describing the project's development.

The proposal must include :
1. Clearly indicate the program for which you are applying (Program : 1, 2, 3, or 4).
2. Indicate if you are under or over 35 years old.
3. Description of the project (residency, exhibition, publication) (maximum: 1 page).
4. Artistic approach (maximum: 1 page).
5. CV (maximum: 3 pages).
6. Visual documentation : small images (about 5x7" at 72 dpi) on a CD; slides; prints; or other.
7. Publishing: Description of collaborators, Curricula vitae of collaborators (author or other) if needed.
8. A self-addressed stamped envelope if you wish the proposal to be returned.

Please mail your application before January 31, 2009 (postmarked) to:
Centre SAGAMIE
50, rue St-Joseph
C.P. 517
Alma, Québec
Canada
G8B 5W1

samedi 8 novembre 2008

Chantal Neveu Novembre 2008


Chantal Neveu
LANCEMENT DU LIVRE MENTALE
Ce vendredi 7 novembre de 5 à 7h.
au Centre SAGAMIE
50 rue St-Joseph, Alma (derrière l'église St-Joseph)

publié aux éditions La Peuplade http://www.lapeuplade.com

Au programme:
Trois auteurs publiés chez La Peuplade cette année feront la lecture d’extraits de leurs œuvres:
Chantal Neveu (Mentale)
Simon Dumas (La chute fut lente interminable puis terminée)
François Turcot (Derrière les forêts)
+ dédicaces, discussions, vin et rafraîchissements.

CHANTAL NEVEU : De 2002 à 2005, lors de résidences d’auteur au Centre National des Écritures du Spectacle à La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon et aux Subsistances de Lyon, Chantal Neveu s’est déplacée et déposée en divers plateaux de création : des studios de son, de théâtre, de danse, des ateliers de plasticiens et quelques autres périmètres plus intimes à Montréal, à Paris et en Suisse. Elle y a scripté ce qui se dit et ce qui se vit pour composer une matériologie riche de physicalité et de mises en relations à partir de laquelle elle a écrit Mentale, un texte extrêmement documentaire, totalement fiction. Elle vient tout juste de se produire au centre d’artiste Oboro à Montréal où elle a offert en trois représentations la performance-lecture intégrale de Mentale.

Chantal Neveu est écrivaine et artiste interdisciplinaire. Ses textes sont publiés en diverses revues au Québec et à l’étranger ? Doc(k)s, Exit, Art Le Sabord, Airbag, Éc/artS, Liberté, YXZ. Elle a publié Èdres (livre et DC) aux Éditions É=É [ http://www.andsuch.name ]. Ses écrits font l’objet de différentes mises en situations et adaptations médiatiques et scéniques ? avec les Éditions OHM-Avatar, Klangkunst / DeutschlandRadio Kultur, Vidéoformes, La Scène poétique, Théâtre La Chapelle, La Chartreuse, Espace du son / Société Radio-Canada, Lardux Films, Champ libre. Ses dernières années, elle a bénéficié de résidences d’auteur aux Laboratoires nouveaux médias d’OBORO, avec le Groupe Intervention Vidéo (GIV), aux Subsistances et au Groupe de Musique Vivante de Lyon (GMVL) ainsi qu’au Centre National des Écritures du Spectacle à La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. Actuellement, elle écrit You et Idylle, deux textes fondés sur une méthode de scriptage, et développe Local, une entreprise d’écriture en différents lieux. Mentale est publié par les Éditions La Peuplade.

Un autre lancement se produira samedi le 8 novembre à la librairie Les Bouquinistes de Chicoutimi (de 15h à 17h).

Pour informations sur les auteurs, entrevues, documents visuels et service de presse :

Simon Philippe Turcot
La Peuplade
Tél : 418.347.5520 ou 418.720.1024
info@lapeuplade.com
http://www.lapeuplade.com

Neuvième CHRONIQUE NUMÉRIQUE Novembre 2008


Neuvième CHRONIQUE NUMÉRIQUE à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 81, maintenant en kiosque. Cette chronique de JEAN-FRANÇOIS CARON intitulé LE PASSAGE À L'ACTE présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE soit : GIORGIA VOLPE, AUDE MOREAU et CLAUDINE COTTON.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca

*************

Le concept original des CHRONIQUES NUMÉRIQUES est issu d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste public.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un Centre de recherche et de production spécialisé en impression numérique grand format et traitement numérique de l’image en art actuel. L’activité principale du Centre est orientée vers la résidence d’artiste à laquelle viennent se greffer des activités de diffusion, de réflexion théorique, de formation et de publication. Le Centre offre ainsi aux artistes, commissaires et théoriciens des conditions propices à la recherche, à la création et à la diffusion d’œuvres et de textes inédits qui s’inscrivent dans un continuum visant à contribuer de façon significative aux nouveaux discours entourant les arts contemporains numériques.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, l’organisme opère un des plus important programme d’artistes en résidence au Canada. Le centre reçoit annuellement plus de 50 créateurs du Québec, du Canada et de l’étranger qui sont accueillis pour des séjours intensifs d’expérimentation et de création dans un vaste laboratoire informatique.

En résidence au Centre SAGAMIE, ces artistes redéfinissent l’intervention infographique, développent de nouveaux langages, de nouvelles écritures artistiques et proposent des interfaces fécondes entre le numérique et leur démarche personnelle. Les Chroniques numériques rendent ainsi compte du travail de ces artistes qui apportent une contribution essentielle aux enjeux actuels de l’image en développant une réflexion novatrice sur le médium numérique, en questionnant le photographique et la picturalité ou en interpellant les outils numériques de création face à leur champ spécifique d’investigation.

Richard Deschênes Octobre 2008


Richard Deschênes
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

PROJET

Mon projet se démarque par des interventions sur des photographies choisies et tirées de différents journaux quotidiens. Intitulée pour le moment Maquettes, la série d'impressions que je compte réaliser implique un travail sur le sens de la photographie dans l'information journalistique, examine plus spécifiquement le processus même de fabrication de l’image. Les ajouts, les retouches ou les soustractions sur les photographies, au moyen de petits morceaux de papiers collés (tirés du même journal, possédant leur propre trame), proposent une nouvelle lecture de l'image. Telle une cicatrice, le marquage de certaines parties de la photographie lui procure une nouvelle nature, produit une étrangeté par rapport au champ de vision. L’aspect artisanal de l’opération, en contraste avec la numérisation de l’image qui s’ajoute, donne au résultat une fluidité inhabituelle. Deux caractéristiques se dégagent du travail envisagé. Dans certains cas, il est question de l'aspect panoramique des images choisies (vue aérienne), tandis qu'une autre série privilégie un effet optique obtenu par la soustraction de l'information principale contenue dans la photographie (l'arrière-plan, le hors-focus de l'image devient l'oeuvre à considérer).

DÉMARCHE ARTISTIQUE

De façon générale, mon travail en peinture examine les concepts de perception et de processus de fabrication de l’image. Le recours à des curiosités naturelles ou scientifiques placées hors contexte me permet de brouiller systématiquement les repères visuels et cognitifs dans l’image. Je peins ce que j’appelle librement des modèles imaginaires, qui opèrent comme métaphore d’une mécanique qui serait à l’œuvre dans le développement de la perception et de la connaissance. Ma peinture a une importance beaucoup plus psychique que physique. Ce sont des images mentales, formulées en filigrane, qui échappent à la certitude. L’utilisation de la couleur est l’objet d’un questionnement constant. Je travaille non pas avec des couleurs vives mais avec des tons, considérant qu’ils sont plus enclins à s’insérer dans la mémoire.

BIOGRAPHIE

Richard Deschênes, né à Saint-Henri-de-Taillon, vit et travaille à Montréal. À la suite d'un baccalauréat en arts visuels (Université Concordia, 1985), il a pousuivi des études au Pratt Graphics Center à New York (États-Unis) en 1985-86. Depuis 1988, il a présenté près d'une quinzaine d'expositions individuelles, surtout à Montréal. De plus, grâce aux expositions collectives auxquelles il a participé, ses oeuvres ont été diffusées au Québec et en Ontario, mais aussi au Mexique, en Chine, en Espagne, en Autriche, aux États-Unis, en France et au Japon. Son travail figure dans la collection Prêts d'oeuvres d'art du Musée national des beaux arts du Québec ainsi que dans la Banque d'oeuvres d'art du Conseil des Arts du Canada. Plusieurs entreprises possèdent également de ses oeuvres dont la Banque Nationale du Canada, la compagnie minière IOC, Hydro-Québec, Loto-Québec et la Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec.

**************

PROJECT

In this project, I intend to work with photographs chosen and taken from different daily newspapers. Provisionally titled Maquettes, the series of prints that I am planning to make involves examining the meaning of photography in journalistic information - more specifically, the process of manufacturing images. I will make additions to, retouches of, and subtractions from photographs by sticking on small pieces of paper (taken from the same newspaper, possessing their own context) to offer a new reading of the image. Like a scar, the marking of certain parts of the photograph provides it with a new nature, producing a foreignness in relation to the field of vision. The "handmade" aspect of the operation, in contrast with the digitization of the image, is an addition that gives the result an unusual fluidity.
Two characteristics emerge from the work envisaged. In some cases, there is the panoramic aspect of the images chosen (aerial view); another series privileges an optical effect obtained by subtracting the main information contained in the photograph (the background, the out-of-focus part of the image, becomes the work to consider).

ARTISTIC APPROACH

In general, my painting work examines the concepts of perception and process in manufacturing images. The use of natural or scientific curiosities placed out of context enables me to systematically blur the visual and cognitive references in the image. I paint what I freely call imaginary models, which act as a metaphor for a mechanism at work in the development of perception and knowledge. My paintings are much more important psychically than physically. They are mental images, formulated in the interstices, that escape certainty. The use of colour is constantly questioned. I work not with bright hues but with tones, considering that they are more likely to infiltrate into the memory.

BIOGRAPHY

Richard Deschênes was born in Saint-Henri-de-Taillon, and lives and works in Montreal. After obtaining a bachelor's degree in visual arts (Concordia University, 1985), he pursued his studies at the Pratt Graphics Center in New York in 1985-86. Since 1988, he has presented almost fifteen solo exhibitions, mainly in Montreal. In addition, as part of group exhibitions, his works have been seen in Quebec and Ontario, as well as Mexico, China, Spain, Austria, the United States, France, and Japan. His work is in the Prêts d'oeuvres d'art collection at the Musée national des beaux arts du Québec and in the Art Bank of the Canada Council for the Arts. A number of corporations also own his works, including the National Bank of Canada, IOC, Hydro-Québec, Loto-Québec, and the Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec.

Catherine Bodmer Octobre 2008


Catherine Bodmer
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Affirmant le potentiel de l’ordinaire, Catherine Bodmer s’intéresse aux signes et aux forces insoupçonnés qui affectent l'arrangement de nos espaces physiques et mentaux, nos idéologies et utopies. La transformation graduelle d’objets, de matériaux ou de lieux abandonnés, forme souvent un point de départ pour développer des oeuvres qui cherchent à déplacer la périphérie dans le centre de l’attention.

Le travail artistique de Catherine Bodmer comprend des installations, des oeuvres in situ, des photographies et le traitement numérique d’images. Le projet qu’elle développera pendant sa résidence à Sagamie fait suite à son travail des dernières années et concerne la notion de paysage, chevauchant entre idéal, incertitude et réalité. En travaillant avec la répétition et la variation d’un même sujet, elle s’intéresse aux déplacements subtils de l’échelle, confondant la proximité avec le lointain, suggérant une vision à la fois cohérente et divergente.

Catherine Bodmer, d'origine suisse, a obtenu un diplôme de l’École des Beaux-arts de Lucerne en Suisse, et une maîtrise en arts plastiques à l'Université du Québec à Montréal. Depuis 2004, elle est la coordonnatrice artistique du centre d’artistes articule à Montréal. Sa pratique artistique comprend des installations, des oeuvres in situ et des photographies qui sont caractérisés par une réflexion sur les routines de purification du corps et de l’espace. Depuis 1997, son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et au Canada, ainsi qu’au Mexique et à Taiwan.

Parmi ses réalisations récentes figurent les expositions solo: Réservoir, à la galerie B-312, Montréal (2007); Lacs, à Skol dans le cadre du Mois de la Photo à Montréal (2005); Déplacer des montagnes, au Kao Yuan Art Center, Kaohsiung, Taïwan (2005) et à Expression, St.Hyacinthe (2004); Échantillons, à Plein Sud, Longueuil (2003); ainsi que les expositions collectives : Candy Mountain, à Latitude 53, Edmonton (2007); Nature in the Garage, exposition hors-murs organisée par Gallery 1313, Toronto (2006); Vitae, dans le cadre de Voilà Québec en Mexico!, à l’Hotel Isabel et Espacio Experimental Epicentro, Mexico (2003); La Triennale de la relève québécoise en art - L’Art qui fait Boum! (2e edition), Montréal (2003); et Hôpital, articule, Montréal (2001).

**************

Aknowledging the potential of the ordinary, Catherine Bodmer is interested in forces that affect the arrangement of our physical and mental spaces, our ideologies and utopias. The gradual transformation of objects, materials, or abandoned places often forms a point of departure for the development of works that seek to move the periphery to the centre of attention.

Catherine Bodmer’s work involves installations, site-specific interventions, photography and processing of digital images. The project that she will develop during her residency at the SAGAMIE Centre follows up on her work of recent years and concerns the notion of landscape, oscillating between ideal, uncertainty, and reality. By working with repetition and variation of a single subject, she investigates subtle changes in scale, confusing proximity with distance, suggesting a vision that is both coherent and divergent.

A native of Switzerland, Catherine Bodmer has a degree from the School of arts of Lucerne, Switzerland, and a MFA from the Université du Québec à Montréal. She is currently the Artistic Coordinator at articule artist-run centre in Montreal. Her work involves installations, site-specific interventions and photographs that are characterized by a reflection on the routines related to the purification of the body and the space. Since 1997, she has shown her work in many collective and solo exhibitions in Québec and Canada, as well as in Mexico and Taiwan.

Some of her recent solo exhibitions include: Réservoir, at Galerie B-312, Montréal (2007); Lacs, Skol, as part of Le mois de la Photo à Montréal (2005); Déplacer des montagnes, Kao Yuan Art Center, Kaohsiung, Taïwan (2005); Échantillons, Plein Sud, Longueuil (2003); as well as the group exhibitions : Candy Mountain, at Latitude 53, Edmonton (2007); Nature in the Garage, outdoor exhibition, Gallery 1313, Toronto (2006); Vitae, as part of Voilà Québec en Mexico!, Hotel Isabel and Espacio Experimental Epicentro, Mexico City (2003); La Triennale de la relève québécoise en art - L’Art qui fait Boum! (2e edition), Montreal (2003); and Hôpital, articule, Montreal (2001).

Fred Laforge Octobre 2008


Fred Laforge
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Mon travail artistique s’articule autour du dessin, de la sculpture et de l’animation. Il s’intéresse principalement au corps atypique, au socialement laid. Corps vieux, handicapés ou obèses sont ici présents pour leurs qualités formelles et pour la poésie visuelle qu’ils dégagent. Écartant tout objectif moral ou critique, j’observe le corps afin d’en ressortir les éléments originaux, singuliers et sensibles, une quête de plaisir esthétique auprès des morphologies exclues, évacuées du monde médiatique. Le tout comme un défi à l’eugénisme ambiant et à l’homogénéisation du corps.

Mon travail influencé par le classicisme, le minimalisme et le pop art se ponctue de plusieurs références à l’histoire de l’art. Sans être hérmétique ces références prennent la forme d’un aveu et nourissent le sens de l’oeuvre. La mise en relation d’iconographies diverses voir même l’intrusion d’éléments fantastiques (homme à tête d’ours) favorisent la construction du sens chez le récepteur.

Le réalisme, la mise en relief de la chair, des masse et des poils, l’utilisation de matériaux diaphanes comme la cire blanche et le papier translucide sont autant d’éléments qui renvoient à l’organique pour ne pas dire au corps lui-même. Corps imparfaits, atypiques qui sont au cœur de ma démarche. J’utilise le potentiel sensible des corps atypiques, leurs capacités à émouvoir par leurs formes, leurs textures et leurs sensibilités propres.

Fred Laforge vit et travail à Montréal. Il à terminé en 2003 une maîtrise en arts à l’Université du Québec à Chicoutimi. Son travail a été présenté au Canada comme à l’étranger dans plusieurs expositions indiduelles et colletives. Il à notament participer à la manif d’art 2 à Québec en 2003, à Artransmédia en Espagne, à Espace en mouvance au Chili et plus récemment à la Biennale de Vrsac en Serbie. Son exposition ( ) 07 à été présenté en à la gaerie Verticale de Laval et au centre L’Écart à Rouyn-Noranda et à la galerie 101 à Ottawa. Il exposera prochainement à Circa et Espace Virtuel.

*************

My artistic work is articulated around drawing, sculpture, and animation. I am interested mainly in atypical, socially ugly bodies. Old, handicapped, or obese bodies are used for their formal qualities and for the visual poetry that they reveal. Setting aside all moral or critical objectives, I observe the body in order to bring out original, unique, and sensitive elements, a quest for aesthetic pleasure in morphologies that are excluded from and shrugged off by the media world. This is a challenge to the ambient eugenics and to homogenization of the body.

My work, influenced by classicism, minimalism, and pop art, is punctuated by a number of references to art history. Without being hermetic, these references take the form of a confession and feed the meaning of the work. The juxtaposition of various iconographies and even the intrusion of fantastic elements (the man with the bear head) encourage the viewer to construct meaning.

Realism, the highlighting of flesh, masses, and hairs, and the use of diaphanous materials such as white wax and translucent paper are elements that refer to the organic, not to mention the body itself. Imperfect, atypical bodies are at the heart of my approach. I use the potential for meaning of atypical bodies, their capacity to be moving through their very shapes, textures, and sensibilities.

Fred Laforge lives and works in Montreal. In 2003, he completed a master's degree in arts at the Université du Québec à Chicoutimi. His work has been presented in Canada and abroad in a number of solo and group exhibitions. He participated in the manif d’art 2 in Quebec City in 2003, in Artransmédia in Spain, in Espace en mouvance in Chile, and more recently in the Vrsac Biennale in Serbia. His exhibition ( ) 07 was presented at Galerie Verticale in Laval, Centre L’Écart in Rouyn-Noranda, and Gallery 101 in Ottawa; exhibitions are upcoming at Circa and Espace Virtuel.

Chantal Gervais Octobre 2008


Chantal Gervais
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Pour son plus récent projet, Les maux non dits, Gervais entreprend de sonder ce qu’elle peut apprendre sur elle-même grâce aux outils d’observation et de représentation qu’utilisent la science, les arts et la société en général dans le but de mieux connaître et de mieux comprendre le corps. Elle travaille présentement avec des images médicales qui concourent à la schématisation, à la représentation et à l’interprétation du corps humain. En août dernier, lors de la première partie de cette résidence, elle a crée une série d’autoportraits à partir d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) de son propre corps. Un autre travail photographique complété à ce moment, fut Vitruvian Me, un composite d’images constitué de nombreux scans de son corps pris d’un numériseur à plat et faisant référence à l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Pour la résidence en cours, elle travaille avec OsiriX, un logiciel visualisant les tomogrammes médicaux, afin d’explorer et d’interroger ses compositions de données anatomiques. À la fois comme examinatrice et comme sujet examiné, Gervais fait usage des IRM de son propre corps afin de cerner ce qu’ils peuvent bien lui révéler d’elle-même, ainsi que pour remettre en question l’usage qu’on en fait et l’incidence qu’ils ont sur notre compréhension globale du corps, de l’expérience corporelle et des concepts du soi et de l’autre.

Chantal Gervais a une pratique artistique en photographie et en vidéo souvent présentée en tant qu’installation. Elle a obtenu un B.A.V. en photographie de l’Université d’Ottawa et MA in Art and Media Practice de University of Westminster, Royaume-Uni. Son travail a été présenté dans des expositions individuelles à Harcourt House Gallery à Edmonton; McClure Gallery et Vidéographe à Montréal; Galerie Séquence à Chicoutimi, Québec; Centre d’exposition Art-Image à Gatineau, Québec, et Carleton University Art Gallery et Galerie 101 à Ottawa. Elle est la lauréate du Duc et de la Duchesse d’York en photographie de 2002 octroyé par le Conseil des arts du Canada. En 1999 et 2004, elle a été nominée pour le K.M. Hunter Artists Award du Conseil des arts de l’Ontario et en 2005 pour le Prix Karsh de la Ville d’Ottawa. Depuis 2007, elle siège sur le conseil d’administration de Daïmon, centre de production de Gatineau, Québec.

*************

In her most recent project Les maux non dits, Gervais sets out to discover what she can learn about herself from the observational and representational tools used by science, art and society at large to know and understand the body. She is working presently with current medical technology for mapping, imaging and interpreting the human body. Last August, for the first stage of this residency, she made use of Magnetic Resonance Imaging (MRI) of her body to create a series of self-portraits. Another work completed during that time was Vitruvian Me, a composite image made of numerous flat bed scans of her body that references da Vinci’s Vitruvian Man. For her current residency, she is working with OsiriX an MRI visualizing software to explore and question these anatomical data sets. Both as examiner and as examinee, Gervais is using the MRI of her own body to investigate what these images reveal about herself and to question their usage and the affect they have on our understanding of the body, bodily experience and concepts of self and other.

Chantal Gervais has an artistic practice in photography and video frequently presented as installation. She obtained a BFA in photography from the University of Ottawa and an MA in Art and Media Practice from the University of Westminster in London, U.K. Her work has been featured in solo exhibitions at Harcourt House Gallery in Edmonton; McClure Gallery and Vidéographe in Montreal; Galerie Séquence in Chicoutimi, Quebec; Centre d’exposition Art-Image in Gatineau, Québec, and Carleton University Art Gallery and Gallery 101 in Ottawa. In 2002 she was awarded the Duke and Duchess of York Prize in Photography. In 1999 and 2004, she was nominated for the Ontario Art Council’s K.M. Hunter Artists Award and in 2005 for the City of Ottawa’s Karsh Award. Since 2007, she has been on the Board of Directors of Daimon, a centre of production in Gatineau in Quebec.

Jean-Jules Soucy Octobre 2008


Jean-Jules Soucy / Dédouaner le plaisir
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

En collaboration avec la Galerie [Séquence] de Saguenay (Chicoutimi), le Centre SAGAMIE accueille en résidence de création l’artiste de La Baie Jean-Jules Soucy. Les travaux récents de l’artiste seront exposés à [Séquence] du 30 octobre au 12 décembre 2008 (Vernissage / Jeudi, le 30 octobre à 17h) sous le thème Dédouaner le plaisir.

À l’aube de ses 30 ans de carrière, Jean-Jules Soucy étonne toujours par ses jeux de mots et associations poétiques. En combinant le calembour visuel et le calembour littéraire, l’artiste questionne le rôle de l’art dans la société et le rôle de la Baie dans l’Art. Son approche est critique, certes mais empreinte de dérision, de détournements et d’ouvertures. Souvent associé à la collectivité par sa mise en forme ou par sa forme même, le travail de l’artiste s’est résolument employé à questionner les fonctions de l’Art. Comment sortir Duchamp (du champ) de l’art?

************

In collaboration with Galerie [Séquence] of Saguenay (Chicoutimi), the SAGAMIE Centre is hosting in creative residence Jean-Jules Soucy, an artist from La Baie. Soucy’s recent works will be exhibited at [Séquence] from October 30 to December 12, 2008 (Vernissage / Thursdaay, October 30 at 5:00 p.m.) with the theme Dédouaner le plaisir.

At the beginning of his thirty-year career, Soucy was always surprised viewers with his plays on words and poetic associations. Combining visual and literary puns, he questions the role of art in society and the role of La Baie in art. His approach is critical, of course, but also imbued with mockery, diversions, and openings. Often associated with the community through its shaping, or by its very shape, the artist’s work is resolutely employed to question the functions of art. Comment sortir Duchamp (du champ) de l’art?

Marisa Portolese Octobre 2008


Marisa Portolese
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Mes explorations du portrait contemporain cherchent à élucider certains aspects de l’expérience humaine, en lien avec l’environnement physique et psychologique. Touchant les questions plus vastes de l’identité, ainsi que du rôle et de la position du spectateur, j’essaie d’entremêler le geste, l’affect et le tracas qu’on peut lire dans le regard de mes sujets afin de créer un paysage émotionnel dans lequel peut s’immerger le spectateur.

Marisa Portolese vit et travaille à Montréal. Elle a obtenue une Maîtrise en Beaux-Arts de l’Université Concordia en 2001. Elle à exposer ses œuvres au Canada, en Europe et aux États-unis, notamment à Berlin, New York, Seattle, San Francisco, Montréal, Québec, Toronto, Palermo et Bologne, Italie. Elle a reçue des prix et bourses du Conseil des arts et lettres du Québec et Canada. Son travail fait partie de plusieurs collections publiques et privées. Outre sa pratique artistique, elle est Professeure au département de photographie de l’Université Concordia.

***********

Marisa Portolese’s work often explores the relationship between the fixed photographic portrait, her subject’s identities and narrative desire. Her explorations in contemporary portraiture concentrate on elucidating facets of human experiences in relation to psychological and physical environments, relating to larger themes concerning identity and spectatorship.

Marisa Portolese lives and works in Montreal. She earned a master's degree in fine arts at Concordia University in 2001. Her works have been shown in Berlin, New York, Seattle, San Francisco, Montreal, Quebec City, Toronto, Palermo, and Bologna. She has received awards and grants from the Conseil des arts et lettres du Québec and the Canada Council for the Arts. Her work is included in a number of public and private collections. Aside from her art practice, she is a professor in the Studio Arts Department/Photography Programme at Concordia University.


Publication: HISTOIRE DE... Septembre 2008


COÉDITION: CARAVANSÉRAIL Centre d'artistes et SAGAMIE ÉDITION D'ART
Publication: HISTOIRE DE...
Artistes : Ève Cadieux * Annie Conceicao-Rivet * Dgino Cantin
Textes: Sandra Fillion
20 pages couleur, textes en français seulement, 8,75 x 7,75 po., 2008, PRIX 10$
ISBN 978-2-9810185-0-2 ISBN 978-2-923612-06-5

Pour commander, envoyer un chèque ou mandat par la poste avec votre commande.
Taxes et frais de poste: SVP ajoutez 2.75 $

SAGAMIE ÉDITION D’ART est heureux de vous présenter sa dernière publication qui a été réalisée en coédition avec le Centre d'artistes CARAVANSÉRAIL de Rimouski. La publication Histoire de... fait suite au projet du même nom initié en 2007 par le Centre d’artistes Caravansérail. Les trois artistes Ève Cadieux, Annie Conceicao-Rivet et Dgino Cantin ont été reçus en résidence de recherche et prodution à Rimouski. Ces séjours de création furent suivis d’une exposition en salle qui s’est tenue du 2 au 30 novembre 2007. Le cycle Histoire de... est maintenant complété avec la parution de cette publication.

Corine Lemieux Septembre 2008


Corine Lemieux
RÉSIDENCE D'ÉDITION * PUBLISHING RESIDENCY

English to follow

Titre du livre : EN COURS DE ROUTE, l’ensemble

Lors de cette résidence d’édition, je vais réaliser un livre d’artiste qui réunira plusieurs photographies tirées de mon projet En cours de route, entamé en 2001. Dans ce projet à long terme, je travaille à partir des situations de la vie courante qui se présentent à moi, elles sont la matière première où je puise, je choisis. Cela me permet d’abolir la frontière entre l’art et la vie. Je cherche à mettre en relief les transformations des uns au contact des autres, les croisements. Je me penche sur le présent pour prendre un fragment d’un soixantième de seconde réfléchi par le miroir de ma caméra pour réfléchir à mes objectifs, à mes intentions en lien avec les conventions collectives. Ainsi, je réfléchis ce qui est là, à l’endroit où je me situe. J’accumule une série de traces jour après jour, tel un journal. La photographie est un excellent témoin, elle me permet de rendre compte d’un certain réel. Un réel qui parfois nous échappe du seul fait d’un aveuglement, d’une agitation. Je l’utilise pour révéler la nature de nos interactions, la manière dont elles s’articulent. Je cherche à dévoiler les processus internes afin de contribuer au développement de la conscience. Je souhaite rendre visible l’invisible afin de révéler les liens entre la vie intérieure et extérieure mais aussi, afin de montrer ce qui nous relie aux autres et ce qui nous sépare. La photographie soulève de profondes questions sur l’impermanence de l’existence, sur nos volontés de fixation et sur nos moments d’ouverture et de fermeture. Le simple terme technique de prise de vue pointe une réflexion importante au sujet de la prise et du don sur laquelle je souhaite me pencher ici.

Corine Lemieux est née en 1973. Elle a obtenue un baccalauréat en arts plastiques en 1996 à l'Université du Québec à Montréal. Elle oeuvre principalement dans le champs de l’installation photographique et sculpturale. Son travail a été présenté en solo par plusieurs centres d’artistes au Québec comme le Centre des arts actuels Skol à Montréal (1998), le Centre d’art et de diffusion Clark à Montréal (1999), L’œil de poisson à Québec (1999), L’espace virtuel à Chicoutimi (2001), la Galerie 101 à Ottawa (2002), la galerie Optica à Montréal(2003) et à la galerie Joyce Yahouda à Montréal (2006). Elle a également participé à plusieurs évènements-expositions qui impliquaient la collaboration comme Le salon de l’agglomérat, Darboral (un projet de M.Guerrera) et 1 Espace à 9. Elle a aussi été invitée à présenter son travail dans des expositions de groupe tel que Américas remixted en Italie et Détournements à Montréal. De plus, depuis 2005 elle fait partie de VIA. VIA est un projet de collaboration étroite entre Massimo Guerrera, Sylvie Cotton et Corine Lemieux qui consiste à se pencher sur les phénomènes visibles et invisibles révélés par le partage d’un espace de création commun. Elle est représentée par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal.

***********

Title of book: EN COURS DE ROUTE, l’ensemble

During this publishing residency, I will produce an artist’s book that will include a number of photographs drawn from my project En cours de route, undertaken in 2001. In this long-term project, I work starting from situations of daily life before me, which form the raw material on which I draw and make choices. This permits me to abolish the boundary between art and life. I want to highlight the transformation of one in contact with the other, the crossovers. I examine the present to take a fragment of one sixtieth of a second reflected by the mirror of my camera to think about my objectives and intentions in relation to collective conventions. Thus, I reflect what is there, at the place where I am situated. I accumulate a series of traces day after day, as if in a journal. Photography is an excellent witness; it enables me to make a record of a certain reality ? a reality that sometimes eludes us due simply to blindness or agitation. I use it to reveal the nature of our interactions, how they are articulated. I seek to uncover internal processes in order to contribute to development of awareness. I wish to make the invisible visible in order to reveal the links between inner and outer life, but also to show what links us to and separates us from others. Photography raises profound questions about the impermanence of existence, about our desire to capture things, and on our moments of opening and closing. The simple technical term prise de vue (literally, taking a view) points to an important reflection with regard to taking and giving at which I also wish to look here.

Corine Lemieux was born in 1973. She earned a bachelor’s degree in visual arts in 1996 from the Université du Québec à Montréal. She works mainly in photographic and sculptural installation. Her work has been presented in solo exhibitions by a number of artist-run centres in Quebec, such as Centre des arts actuels Skol in Montreal (1998), Centre d’art et de diffusion Clark in Montreal (1999), L’œil de poisson in Quebec City (1999), L’espace virtuel in Chicoutimi (2001), Gallery 101 in Ottawa (2002), Galerie Optica in Montreal (2003), and Galerie Joyce Yahouda à Montréal (2006). She has also participated in many event-exhibitions that involved collaboration, such as Le salon de l’agglomérat, Darboral (a project by M. Guerrera) and 1 Espace à 9. Her work has been presented in group exhibitions, including Américas remixed in Italy and Détournements in Montreal. Since 2005, she has been a member of VIA, a project of close collaboration with Massimo Guerrera and Sylvie Cotton that consists of looking at visible and invisible phenomena revealed by sharing a common creative space. She is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montreal.

Elmyna Bouchard Septembre 2008


Elmyna Bouchard
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

La gravure, avec ses rythmes particuliers, offre une méthodologie qui oriente ma manière de produire. C'est un travail d'abord intuitif qui s'organise par la suite en plusieurs étapes de construction et de dépouillement. " Le dessin minimal, fragile et instable, devenu récemment le moyen d’expression privilégié de l’artiste, présente à son tour une trace qui a, comme chez l’enfant, le pouvoir de concrétiser toutes les formes et tous les récits imaginables. Quelques traits suffisent à figurer des montagnes, une maison ou une robe; une main ou un pied disent le corps tout entier. Mais de cette gaîté apparente du monde de l’enfance se dégage paradoxalement une certaine angoisse. Le tourniquet n’est plus seulement synonyme de rires et d’amusements: il devient inquiétant quand le tracé fébrile de la ligne s’emballe et se superpose jusqu’à provoquer vertige et nausée." extrait du communiqué accompagnant l'exposition Actualité de l’Estampe au Québec, les lauréats du Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau

Elmyna Bouchard est née au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Formée en arts d'impression au Centre SAGAMIE d’Alma, elle s'établit à Montréal au début des années 1990, où, en parallèle à sa propre démarche de gravure, elle agit de nouveau comme imprimeur. Depuis 1989, son travail artistique a été présenté dans plusieurs expositions solo et de groupe et ses oeuvres ont été aquises par plusieurs collections d’entreprises et institutions dont la collection du Musée national des beaux-art du Québec, Alcan, Loto-Québec, Hydro-Québec,Télé-Québec, Cirque du Soleil, Bibliothèque Nationale du Québec, Banque Nationale, etc. Elmyna Bouchard a déjà reçu plusieurs prix : Lauréate au Concours d’estampes Loto-Québec en 2000; de la Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières et de la Biennale de l’estampe, du dessin et du papier d’Alma en 2001; de la 8th Great Canadian Printmaking Competition en 2002. En 2003, elle s'est vu décerné le Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau par le Musée national des beaux-arts du Québec.

***********

Engraving, with its particular rhythms, offers a methodology that focuses my production process. My work starts with intuition, and then is organized through a number of steps of construction and refinement. "Minimal, fragile, unstable drawing, which has recently become the artist’s privileged means of expression, presents in its turn a trace that has, as in a child’s drawing, the power to concretize all forms and all stories imaginable. A few lines suffice to portray mountains, a house, or a dress; a hand or foot speaks for the entire body. But from this apparent gaiety of the world of childhood emerges a paradoxical sense of anxiety. The merry-go-round is no longer synonymous only with laughter and fun; it becomes disturbing when the febrile tracings of the line become tangled and overlapping enough to invoke vertigo and nausea." Excerpt of the news release for the exhibition Actualité de l’Estampe au Québec, featuring winners of the Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau

Elmyna Bouchard was born in Saguenay-Lac-Saint-Jean. After training as a printmaker at the Sagamie studio in Alma, she moved to Montreal in the early 1990s; there, at the same time as she developed her printmaking, she worked as a printer. Since 1989, her work has been presented in a number of solo and group exhibitions, and her works have been acquired by a number of corporate and public collections, including those of the Musée nationale des beaux-art du Québec, Alcan, Loto-Québec, Hydro-Québec, Télé-Québec, Cirque du Soleil, Bibliothèque Nationale du Québec, and Banque Nationale. Bouchard has received a number of awards, notably from the Concours d'estampes Loto-Québec (2000); the Biennale internationale d'estampe contemporaine de Trois-Rivières and the Biennale de l'estampe, du dessin et du papier d'Alma (2001); and the 8th Great Canadian Printmaking Competition (2002). In 2003, she was awarded the Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau by the Musée national des beaux-arts du Québec.

ISABELLE HAYEUR, Maisons modèles/Model Homes Septembre 2008


ISABELLE HAYEUR, Maisons modèles/Model Homes Prix/Price 18 $
38 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 8.5 X 10.75 po.
36 pages, colour, full text in French and English, 8.5 X 10.75 in.
ISBN 978-2-923612-07-2 2008

Pour commander, envoyer un chèque ou mandat par la poste avec votre commande.
Taxes et frais de poste: SVP ajoutez 3.90 $

To order, send a cheque or money order by mail with your order.
Taxes and mailing cost: Please add $ 3.90

SAGAMIE ÉDITION D’ART est heureux de vous présenter sa dernière publication accompagnant l’exposition MAISONS MODÈLES de l'artiste ISABELLE HAYEUR actuellement en cours jusqu’au 10 octobre 2008 au Centre d’exposition SAGAMIE. Cette publication est accompagnée d’un texte de CHRIS BALASCHAK de LosAngeles et a été imprimée sur les presses du Centre SAGAMIE. Notre nouvelle maison d’édition est vouée à la documentation de l’art contemporain et cherche à augmenter sensiblement la diffusion du travail des artistes tout en suscitant le développement de contenus poétiques, critiques ou théoriques.

SAGAMIE ART EDITION is proud to offer you its new publication, which accompany ISABELLE HAYEUR’s exhibition MODEL HOMES, held actually until October 10, 2008, in the SAGAMIE Centre’s exhibition space. The book, printed at the SAGAMIE Centre contain a text by CHRIS BALASCHAK from LosAngeles. The new publishing house is devoted to documentation of contemporary art and seeking to provide new and broad outlets for artists’ work while encouraging the development of critical and theoretical content.

********

Autres publications disponibles / Also available

SADKO, GREATIST HITZ Prix/Price 18 $
56 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 9 X 6.75 po.
56 pages, colour, full text in French and English, 9 X 6.75 in.
ISBN 978-2-923612-03-4 2007

JOCELYN PHILIBERT, SURREEL / SURREAL Prix/Price 15 $
36 pages couleur, texte intégral de Jean-François Caron en français et en anglais, 8 X 8po.
36 pages, colour, full text by Jean-François Caron in French and English, 8 X 8in.
ISBN 978-2-923612-02-7 2007

KINGA ARAYA, PASSING ESTRANGEMENT / ÉTRANGERE DE PASSAGE Prix/Price 20 $
76 pages couleur, texte intégral d'Edlie Wong en français et en anglais, 8 X 8po
76 pages, colour, full text by Edlie Wong in French and English, 8 X 8 in.
ISBN 978-2-923612-04-1 2007

THOMAS CORRIVEAU, AUTOFICTIONS / SELF-FICTIONS Prix / Price 10 $
64 pages couleur, texte intégral par Mona Hakim en français et en anglais, 7 X 6 po.
64 pages, colour, full text by Mona Hakim in French and English, 7 X 6 in.
ISBN 978-2-923612-01-0 2007

THOMAS CORRIVEAU, SOPHIE Prix / Price 8 $
40 pages couleur, texte intégral par Thomas Corriveau en français et en anglais, 7 X 6 po.
40 pages, colour, full text by Thomas Corriveau in French and English, 7 X 6 in.
ISBN 978-2-923612-00-3 2007

JEAN-PIERRE SÉGUIN, P o r t r a i t s 1 9 7 6 - 2 0 0 6 Prix / Price 100 $
Auteurs / Authors : Michaël La Chance, Pierre Ouellet, Jean-Pierre Vidal, René Payant
258 pages couleur, couverture rigide, texte intégral en français et en anglais, 11 X 8.75 po.
258 pages, colour, hard cover, full text in French and English, 11 X 8.75 in.
ISBN-13 978-2-9809263-0-1
ISBN-10 2-9809623-0-9

Émilie Rondeau Septembre 2008


Émilie Rondeau
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Le paysage est le sujet central de ma recherche, il s’active et se découvre. Je l’aborde à travers différents médiums. Entre le réel et le fictif, les images fixes et en mouvement incorporent l’analogique et le numérique. Les points de vue changent, les sphères d’exploration diffèrent, mais il reste au cœur de mes intentions.

Une cueillette photographique et vidéographique d’allers-retours répétitifs entre deux villes, Montréal-Halifax, a nourri chez moi, l’évasion réelle et imaginaire. Créant ainsi des paysages technologiques, issus d’expériences indirectes, filtrées et médiatisées. Le paysage du Bas-Saint-Laurent que j’ai tant documenté est maintenant celui que j’habite. Cette sédentarisation a graduellement inspirée une infiltration du paysage dans le contexte domestique. Ce nouveau voyage s’enracinait autour du concept de la maison. La sédentarisation a aussi donné lieu à l’enracinement et l’implication dans mon milieu. À son tour, le paysage prend la route et voyage dans la quotidienneté.

Emilie Rondeau détient un Baccalauréat à l’Université Concordia et une Maîtrise en arts visuels du Nova Scotia College of Art and Design. Depuis 2004, elle a participé à de nombreuses expositions collectives et solos au Québec et en Ontario entre autres au Musée du Bas-Saint-Laurent, à la Maison des artistes francophones, au CNE, à Circulaire, Caravansérail, Engramme et Presse Papier. L’artiste a été reçue en résidence à Vaste et Vague, Est-Nord-Est, Zocalo et l’Atelier de l’Île. Boursière du Fonds relève du Bas-Saint-Laurent en 2007, elle a présenté trois œuvres photographiques sur des panneaux publicitaires aux abords de l’autoroute 20.

***********

Landscape is the central subject of my research, providing activation and discovery. I approach it from various media. Between the real and the fictive, I incorporate images - fixed and moving, analog and digital. The points of view change, the spheres of exploration differ, but it remains at the core of my approach.

The collection of photographic and video images during repeated round trips between two cities, Montreal and Halifax, became an escape, both real and imaginary, for me, involving the creation of technological images resulting from indirect, filtered, and mediated experiences. The landscape of the Lower St. Lawrence that I documented so closely is now where I live. This settling down gradually inspired an infiltration of the landscape into the domestic context, a new voyage was rooted in the concept of the house. By settling down, I also became rooted and involved in my surroundings. Landscape, in its turn, takes to the road and travels as part of daily life.

Emilie Rondeau holds a bachelor's degree from Concordia University and a master's degree in visual arts from the Nova Scotia College of Art and Design. Since 2004, she has taken part in many group and solo exhibitions in Quebec and Ontario - among others, at the Musée du Bas-Saint-Laurent, the Maison des artistes francophones, the CNE, Circulaire, Caravansérail, Engramme, and Presse Papier. She has had residencies at Vaste et Vague, Est-Nord-Est, Zocalo, and l’Atelier de l’Île. Having received a grant from the Fonds relève du Bas-Saint-Laurent in 2007, she presented three photographic works on billboards beside Highway 20.

ISABELLE HAYEUR Août 2008


ISABELLE HAYEUR
MAISONS MODÈLES

VERNISSAGE ce jeudi 28 août à 17h00 * Opening this thursday, August 28, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 28 août au 10 octobre 2008 * Exhibition August 28 - October 10, 2008

English to follow

Les travaux récents d’Isabelle Hayeur se situent dans la perspective d'une critique écologique et urbanistique. Ayant vécu dans une banlieue pendant une vingtaine d'années, elle a été confrontée au spectacle de l'urbanisation étalée et aux nombreuses disparitions qui l'accompagnent. Son approche est liée à cette expérience et se nourrit des discours entourant la question environnementale ainsi que des problématiques d'aménagement du territoire. Elle s'intéresse particulièrement aux sentiments d'aliénation, de déracinement et de dislocation. Dans le cadre de son exposition au Centre Sagamie, l’artiste présente les œuvres de la série Maisons Modèles (2004 - 2007). Ces images ont été fabriquées à partir de photographies de maisons de banlieue et de maisons témoins. Le corpus se présente comme une enquête sur les banlieues d'aujourd'hui mais se veut aussi un portrait de société. L’artiste a photographié diverses habitations chez un manufacturier de maisons préfabriquées et dans les nouveaux développements domiciliaires de la périphérie montréalaise. Par infographie, elles ont ensuite été métamorphosées, puis relocalisées dans de nouveaux contextes. Chacun de ces nouveaux modèles développe un aspect différent des relations de nos sociétés à leurs territoires et devient ainsi un témoin de notre occupation actuelle du monde.

Isabelle Hayeur est née à Montréal en 1969. Elle a fait ses études à l'Université du Québec à Montréal, obtenant un baccalauréat en arts plastiques en 1996, puis une maîtrise en arts plastiques en 2002. Depuis la fin des années 90, elle se consacre aux arts visuels à temps plein. Artiste de l'image, elle est connue principalement pour ses montages numériques grand format, mais a aussi réalisé plusieurs installations in situ, des œuvres d'art public, des vidéos et quelques œuvres d'art internet. Son travail a été présenté au Massachusetts Museum of Contemporary Art (MassMoca), au Museum of Contemporary Photography (Chicago), au Casino Luxembourg forum d'art contemporain (Luxembourg), au Neuer Berliner Kuntsverein (Berlin), à la Southern Alberta Art Gallery (Lethbridge), à Oakville Galleries (Ontario), à Agnes Etherington Art Center (Kingston), au Prefix Institute of Contemporary Art (Toronto), à VOX image contemporaine (Montréal) et aux Rencontres de la photographie à Arles (France). Elle participe en ce moment à La Triennale québécoise 2008 du Musée d’art contemporain de Montréal. Elle est représentée par la Galerie Pierre-François Ouellette de Montréal.

LANCEMENT DE LIVRE

Le vernissage de cette exposition sera également l’occasion du lancement d’une publication sur le travail de l’artiste. Écrit par CHRIS BALASCHAK de Los Angeles, cette publication est éditée par SAGAMIE, ÉDITION D’ART et imprimée sur les presses du Centre SAGAMIE. Cette nouvelle maison d’édition est vouée à la documentation de l’art contemporain. Elle cherche à augmenter sensiblement la diffusion du travail des artistes tout en soutenant le développement de contenus critiques et théoriques.

**************

ISABELLE HAYEUR
MAISONS MODÈLES

Isabelle Hayeur's recent works are situated within the perspective an ecological and urban-planning critique. Having lived in a suburb for almost twenty years, she has been confronted with the spectacle of urban sprawl and the accompanying disappearance of many things. Her approach is linked to this experience and fed by discourses surrounding the environmental question and the issues of land-use planning. She is particularly interested in feelings of alienation, uprootedness, and dislocation. For her exhibition at the Sagamie Centre, Hayeur presents works from the Maisons Modèles series (2004-07). These images were made from photographs of suburban houses and reference houses. The corpus is presented as an inquiry on today’s suburbs but is also intended to be a portrait of society. She photographed various dwellings at a manufacturer of prefabricated houses and in new housing developments on the periphery of Montreal. With computer graphics, these images were metamorphosed then relocated into new contexts. Each of the new models develops a different aspect of the relationship between Western societies and their territories and thus bears witness to our current occupation of the world.

Isabelle Hayeur was born in 1969 in Montreal. She studied at Université du Québec à Montréal, earning a bachelor’s degree in visual arts in 1996, then a master’s degree in visual arts in 2002. Since the late 1990s, she has been a full-time visual artist. As an image artist, she is known mainly for her large-format digital montages, but she has also produced a number of in situ installations, public artworks, videos, and Web art. Her work has been presented at the Massachusetts Museum of Contemporary Art (MassMoca), the Museum of Contemporary Photography (Chicago), the Casino Luxembourg forum d'art contemporain (Luxembourg), the Neuer Berliner Kuntsverein (Berlin), the Southern Alberta Art Gallery (Lethbridge), the Oakville Galleries (Ontario), the Agnes Etherington Art Centre (Kingston), the Prefix Institute of Contemporary Art (Toronto), VOX image contemporaine (Montreal), and the Rencontres de la photographie in Arles (France). Currently, she is participating in the Triennale québécoise 2008 at the Musée d’art contemporain in Montreal. She is represented by Galerie Pierre-François Ouellette in Montreal.

BOOK LAUNCH

At the vernissage, a book on the artist's work will be launched, written by CHRIS BALASCHAK from Los Angeles and published by SAGAMIE ART EDITION. The new publishing house is devoted to documentation of contemporary art and seeking to provide new and broad outlets for artists’ work while encouraging the development of critical and theoretical content.

Robert Truszkowski Août 2008


Robert Truszkowski
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Mes explorations et mes motivations conceptuelles gravitent présentement autour de la production et de la diffusion d’informations communicables (qu’elles soient numériques ou analogues, séculaires ou religieuses), autour de leurs modes d’accès (le va-et-vient entre nous et elles) et du déroulement soi-disant inoffensif de ces échanges.

La lumière, les données et le langage constituent de l’information ; ils sont communicables (malgré leurs imperfections). Mon programme de travail et de recherche actuel va dans le sens d’une explication viable et stratégique de ce qu’est cette communication, tout en négociant l’écart esthétique et technologique qui existe entre les aspects numériques, commerciaux et traditionnels du médium imprimé en arts plastiques.

Robert Truszkowski (né à Hamilton, Ontario, 1977) a terminé un baccalauréat en arts plastiques (gravure) à l’Université Queen’s en 2000 et une maîtrise en arts plastiques (médias d’impression) à l’Université Concordia en 2004. Il a présenté des expositions et donné des conférences au Canada et sur la scène internationale ; il a également imprimé des tirages pour plusieurs artistes canadiens réputés, dont Betty Goodwin, Janet Werner et Ed Pien pour le compte des Stinger Editions à Montréal. Robert s’est mérité de nombreuses bourses et récompenses pour son approche unique des médias d’impression, dont des résidences d’artiste à l’Atelier Circulaire (Montréal, Québec, 2006), au St. Michael’s Printshop (St. John’s, Terre-Neuve, 2007) et à l’Open Studio (Toronto, Ontario, 2008). Il fera partie de la publication soulignant le 10e anniversaire du Concours de peinture canadienne de RBC. Il a enseigné la gravure et l’imagerie numérique, et donné des cours théoriques sur l’art contemporain à l’Université Queen’s, à Concordia et à la Haliburton School of the Arts. Robert est professeur en gravure au département d’arts visuels de l’Université de Regina (Regina, Saskatchewan).

***********

My ongoing conceptual investigations and motivations centre around the production and dissemination of communicable information (digital and analogue, secular and religious), how we access or are accessed by it, and the complicitly innocuous manner in which these exchanges take place.

Light, data and language are information; they are communicable (however imperfect). My present program of work and research has been evolving to more fully attempt and strategize a viable explanation of this communication, all the while negotiating the aesthetic and technological gap between the digital, commercial and traditional aspects of fine art (printed) media.

Robert Truszkowski (born Hamilton ON, 1977) earned a BFA in Printmaking from Queen’s University in 2000 and a MFA in Print Media from Concordia University in 2004. He has exhibited and lectured across Canada and internationally, as well as printed editions for several well-known Canadian artists including Betty Goodwin, Janet Werner and Ed Pien at Stinger Editions in Montreal. Robert has been awarded several grants and distinctions for his unique approach to print media including recent Visiting Artist residencies at Atelier Circulaire (Montreal QC, 2006), St. Michael’s Printshop (St. John’s NL, 2007), Open Studio (Toronto, ON, 2008) as well as inclusion in the forthcoming publication celebrating the 10th anniversary of the RBC New Canadian Painting Competition. He has taught printmaking, digital imaging and contemporary art theory at Queen’s, Concordia and the Haliburton School of the Arts. Robert is an Assistant Professor of Printmaking in the Department of Visual Arts at the University of Regina (Regina, SK).

Huitième CHRONIQUE NUMÉRIQUE Août 2008


Huitième CHRONIQUE NUMÉRIQUE à lire dans le magazine Art Le Sabordnuméro 80. Cette chronique de BARBARA GARANT intitulée RECOMPOSER UN RÉEL présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE soit : ISABELLE HAYEUR, YVES MÉDAM et DANIEL CORBEIL.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :
(819) 375-6223
art@lesabord.qc.ca
http://www.lesabord.qc.ca

Le concept original des CHRONIQUES NUMÉRIQUES est issu d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste public.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un Centre de recherche et de production spécialisé en impression numérique grand format et traitement numérique de l’image en art actuel. L’activité principale du Centre est orientée vers la résidence d’artiste à laquelle viennent se greffer des activités de diffusion, de réflexion théorique, de formation et de publication. Le Centre offre ainsi aux artistes, commissaires et théoriciens des conditions propices à la recherche, à la création et à la diffusion d’œuvres et de textes inédits qui s’inscrivent dans un continuum visant à contribuer de façon significative aux nouveaux discours entourant les arts contemporains numériques.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, l’organisme opère un des plus important programme d’artistes en résidence au Canada. Le centre reçoit annuellement plus de 50 créateurs du Québec, du Canada et de l’étranger qui sont accueillis pour des séjours intensifs d’expérimentation et de création dans un vaste laboratoire informatique.

En résidence au Centre SAGAMIE, ces artistes redéfinissent l’intervention infographique, développent de nouveaux langages, de nouvelles écritures artistiques et proposent des interfaces fécondes entre le numérique et leur démarche personnelle. Les Chroniques numériques rendent ainsi compte du travail de ces artistes qui apportent une contribution essentielle aux enjeux actuels de l’image en développant une réflexion novatrice sur le médium numérique, en questionnant le photographique et la picturalité ou en interpellant les outils numériques de création face à leur champ spécifique d’investigation.

Josée Pellerin Août 2008


Josée Pellerin
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Depuis quelques années déjà, mon travail se développe dans un échange continuel entre la photographie et la littérature. L’ensemble des déplacements entre ces médiums produit un langage hybride, une circulation où la modalité narrative s’impose davantage comme matière première. Montage, séquence, récit, texte détourné s’organisent pour produire des liens en conjugaison avec le référent photographique. Ayant comme point d’ancrage mes propres textes originaux ou ceux d’auteurs contemporains, les permutations créées par cette approche croisée produisent des corrélations favorisant l’émergence d’un espace fictif. D’une manière plus large, mon travail ne cesse de questionner notre fascination individuelle et collective pour la fiction.

Ce nouveau corpus photographique est inspiré du célèbre roman Si par une nuit d’hiver un voyageur d’Italo Calvino. Souvenons-nous qu’à travers une histoire construite selon une architecture en strates, Calvino nous présente un lecteur qui, malencontreusement, achète un roman défectueux. La fin du récit n’apparaît pas dans le livre et ce lecteur, qui retourne à la librairie, se voit recommander en remplacement divers autres récits dont il ne parvient qu’à lire les premières pages. Il va donc se lancer dans la quête du texte original, errant de livre en livre. En tout, dix premiers chapitres se succèdent sans jamais se terminer.

À l’instar de cette construction, je propose une série d’assemblages photographiques, où le texte inclusif à l’image, devient le déclencheur d’un potentiel récit. Partant de ces incipits constamment laissés en suspens, le spectateur sera sollicité davantage, encourageant une approche plus participative que contemplative.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et d’une formation en multimédia, les œuvres de Josée Pellerin furent présentées lors de nombreux événements au Québec, au Canada, en France et au Mexique. (Galerie Orange, Centre des arts actuels Skol ; Galerie B-312 ; Sylviane Poirier Art contemporain ; Symposium international d’art de Baie-Saint-Paul ; Centre d’exposition Expression ; Maison de la culture Côte-des-Neiges ; Axe Néo-7 ; Musée d’art contemporain de St-Jérôme ; Galerie L’Oeil de Poisson ; Gallery 101 ; Kamloops Art Gallery ; Galerie des Beaux-Arts de Nantes ; Direction Régionale des Arts Contemporains de Nantes ; Muséo Universitario del Chopo de Mexico). En 2005, elle effectuait une résidence d’artiste à Buenos Aires, Argentine et suite à ce séjour, elle publiait en 2006 aux Éditions J’ai Vu, un livre d’artiste intitulé Heureusement qu’il y avait le monde autour de moi. Dernièrement, son travail a été présenté à la Galerie Glendon de Toronto et à la Galerie L’œuvre de l’Autre, Université de Chicoutimi. Le présent corpus en développement fera l’objet d’une exposition en février 2009 à la galerie Orange à Montréal. Plusieurs fois boursière au Québec et au Canada, ses œuvres se retrouvent dans des collections publiques et privées. Elle vit et travaille à Montréal où elle enseigne à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal.

**********

For several years, my work has been developing in a continual exchange between photography and literature. All of the interplay between these two media produce a hybrid language, a circulation in which the narrative modality becomes established more as a raw material. Montage, sequence, story, and diverted text are organized to produce links in combination with the photographic referent. Anchored to my own original texts or those of contemporary writers, the permutations created by this cross-referenced approach produce correlations that encourage a fictive space to emerge. In a broader sense, my work constantly questions our individual and societal fascination with fiction.

Josée Pellerin holds a master's degree in visual arts and training in multimedia. Her works have been presented at numerous events in Quebec, Canada, France, and Mexico. In 2005, she had an artist's residency in Buenos Aires, Argentina; following this stay, she published Heureusement qu'il y avait le monde autour de moi (Éditions J'ai Vu, 2006). Recently, her work was presented at Glendon Gallery in Toronto and at Galerie L'œuvre de l'Autre at the Université de Chicoutimi. The corpus that she is currently developing will be featured in an exhibition in February 2009 at Galerie Orange in Montreal. She has received a number of grants from the Quebec and Canadian governments and her works are included in public and private collections. She lives and works in Montreal, where she teaches at the École des arts visuels et médiatiques of the Université du Québec à Montréal.

Chantal Gervais Août 2008


Chantal Gervais
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

La mortalité et le corps en tant que site d’un vécu constituent le pivot central du travail de Chantal Gervais. Ses photographies couleur de grand format et ses installations photographiques et de vidéo sont étrangement séductrices dans leur célébration de la nature charnelle du corps, sa vulnérabilité et sa résilience. Avec théâtralité sans pourtant manquer de sensibilité, son travail explore comment le corps subit le passage du temps, l’assaut de la maladie, l’accident, la vie même et comment la culture populaire, l’art, la science et la médecine en altèrent notre compréhension et perception.

Pour son plus récent projet, Les maux non dits, Gervais entreprend de sonder ce qu’elle peut apprendre sur elle-même grâce aux outils d’observation et de représentation qu’utilisent la science, les arts et la société en général dans le but de mieux connaître et de mieux comprendre le corps. Interpellée à la fois par les technologies anciennes et modernes qui concourent à la schématisation, à la représentation et à l’interprétation du corps et de l’esprit humain, Chantal Gervais travaille avec des images médicales et des tomogrammes de son propre corps afin de cerner ce qu’ils peuvent bien lui révéler d’elle-même, ainsi que pour remettre en question l’usage qu’on en fait et l’incidence qu’ils ont sur notre compréhension globale du corps, de l’expérience corporelle et des concepts du soi et de l’autre.

Chantal Gervais a une pratique artistique en photographie et en vidéo souvent présentée en tant qu’installation. Elle a obtenu un B.A.V. en photographie de l’Université d’Ottawa et MA in Art and Media Practice de University of Westminster, Royaume-Uni. Elle est la lauréate du Duc et de la Duchesse d’York en photographie de 2002 octroyé par le Conseil des arts du Canada. En 1999 et 2004, elle a été nominée pour le K.M. Hunter Artists Award du Conseil des arts de l’Ontario et en 2005 pour le Prix Karsh de la Ville d’Ottawa. Son travail a été présenté dans des expositions individuelles à Harcourt House Gallery à Edmonton; McClure Gallery et Vidéographe à Montréal; Galerie Séquence à Chicoutimi, Québec; Centre d’exposition Art-Image à Gatineau, Québec, et Carleton University Art Gallery et Galerie 101 à Ottawa. En septembre 2008, son travail photographique sera présenté lors de X Festival de la photo d’Ottawa à la Galerie Red Wall . Elle a reçu le support financier du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de l’Ontario et de la Ville d’Ottawa. Depuis 2007, elle siège sur le conseil d’administration de Daïmon, centre de production de Gatineau, Québec. Elle travaille comme chargée de cours à l’Université d’Ottawa où elle enseigne des cours de photographie et d’intermédia.

**********

Mortality and the body as the site of lived experience are central to the work of Chantal Gervais. Her large colour photographs and photographic and video installations teeter on the edge of seduction and revel in the body’s corporeality, its vulnerability and strength. Inherently theatrical, yet sensitive, her works explore the affects on the body of aging, accident, disease and life itself and how our perception and understanding of the body is influenced and altered by popular culture, art, science and medicine.

In her most recent project Les maux non dits, Gervais sets out to discover what she can learn about herself from the observational and representational tools used by science, art and society at large to know and understand the body. Interested in both historical and current technologies for mapping, imaging and interpreting the human body and mind, she is working with medical images and scans of her own body to see what they reveal about herself and to question their usage and the affect they have on our understanding of the body, bodily experience and concepts of self and other.
In my work, I think of repetition and pattern as a code that is meant to be deciphered in order to reflect upon questions of identity and communication. In this new installation, the interplay between shadows, shape and form, using line and weight, evokes complex relationships between space and matter. Through a network of multiple trajectories, our place in the world is reconsidered.

Chantal Gervais has an artistic practice in photography and video frequently presented as installation. She obtained a BFA in photography from the University of Ottawa and an MA in Art and Media Practice from the University of Westminster in London, U.K. In 2002 she was awarded the Duke and Duchess of York Prize in Photography. In 1999 and 2004, she was nominated for the Ontario Art Council’s K.M. Hunter Artists Award and in 2005 for the City of Ottawa’s Karsh Award. Her work has been featured in solo exhibitions at Harcourt House Gallery in Edmonton; McClure Gallery and Vidéographe in Montreal; Galerie Séquence in Chicoutimi, Quebec; Centre d’exposition Art-Image in Gatineau, Québec, and Carleton University Art Gallery and Gallery 101 in Ottawa. In September 2008, her photographic work will be presented in the X Ottawa Photography Festival at the Red Wall Gallery. Her artistic production has been supported by the Canada Council for the arts, the Ontario Arts Council and the City of Ottawa. Since 2007, she has been on the Board of Directors of Daimon, a centre of production in Gatineau in Quebec. She is a part-time professor at the University of Ottawa where she teaches courses in photography and intermedia.

Gabriel Coutu Dumont Juin 2008


Gabriel Coutu Dumont
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Sketches of synchronicity

“J'emploie donc ici le concept général de synchronicité dans le sens particulier de coïncidence temporelle de deux ou plusieurs événements sans lien causal entre eux et possédant un sens identique ou analogue. Le terme s'oppose à "synchronisme" qui désigne la simple simultanéité de deux évènements. La synchronicité signifie donc d'abord la simultanéité d'un certain état psychique avec un ou plusieurs événements parallèles signifiants par rapport à l’état subjectif du moment, et - éventuellement - vice-versa.”
Carl Gustav Jung, Cahiers de Psychologie jungienne, n°28, 1er trimestre 1981

Esquisser c’est aussi une façon de prendre des notes. Sketches of synchronicity est pour moi, en quelque sorte, une collection très personnelle de “balises photographiques” qui me définissent et influencent mon travail à travers le double jeux de la synchronicité.

Gabriel Coutu Dumont travaille comme artiste pluridisciplinaire sous son nom et au travers de collectifs ? RACAM, nAnalog ? qu’il a cofondé. Il s’est produit dans le cadre de plusieurs manifestations d’envergure internationnale (MUTEK, Ars Elecvtronica, FIL, etc.). Photographe de formation, il multiplie depuis sa sortie de l’école ses projets d’installation, de photographie, de dessin entre l’Amérique, l’Europe et l’Asie. Depuis quelques temps, il se consacre majoritairement à la création vidéo, la performance, la conception vidéo-scénographique. L’univers numérique lui permet de faire la synthèse de sa pratique de plasticien et le pousse à développer un language hybride où se mélangent tradition et technologie. C’est fort de cette idée qu’il fonde le collectif RACAM avec lequel il réfléchit les possibilités de faire cohabiter le son, l’image et l’éclairage (ex. : Facettes au Centre d’art et de diffusion CLARK : www.clarkplaza.org). Plus récemment. il a commencé un travail de collaboration régulière avec Marc Leclair (aka Akufen). Ils composent ensemble 5mm, pièce présentée pour la première fois à ARS Electronica (Linz, Autriche : www.aec.at) en septembre 2005 et qui depuis tourne au quatres coins du globe. Gabriel mène conjoitement sa carrière de photographe et prépare plusieurs projets dont Sketches of synchronicity pour 2008 et 2009.

**************

Sketches of Synchronicity

"I thus use the general concept of synchronicity in the specific sense of temporal coincidence of two or several events that have no causal link between them and that have an identical or analogous meaning. The term is opposed to 'synchronism,' which means the simple simultaneity of two events. Synchronicity means the simultaneity of a certain psychic state with one or two parallel events that are significant in relation to the subjective state of the moment and ? eventually ? vice-versa."
Carl Gustav Jung, Cahiers de Psychologie jungienne, No. 28 (1st quarter 1981; our translation)

Sketching is also a way of taking notes. For me, Sketches of Synchronicity is, in a sense, a very personal collection of "photographic markers" that define me and influence my work through the double play of synchronicity.

Gabriel Coutu Dumont works as a multidisciplinary artist under his name and through collectives ? RACAM, nAnalog ? that he has co-founded. His work has been shown in a number of international art events (MUTEK, Ars Elecvtronica, FIL, etc.). A photographer by training, Dumont, since he graduated, has taken on installation, photography, and design projects in the Americas, Europe, and Asia. In the last few years, he has devoted himself mainly to video art, performance, and video-set design. The digital world enables him to synthesize his visual work and inspired him to develop a hybrid language in which tradition and technology mix. It was with this idea in mind that he founded the RACAM collective, within which he reflects on the possibility of cohabitation of sound, image, and lighting (e.g., Facettes at the Centre d’art et de diffusion CLARK: www.clarkplaza.org). More recently, he has begun regularly to work collaboratively with Marc Leclair (aka Akufen). Together, they made 5mm, presented for the first time at ARS Electronica (Linz, Austria: www.aec.at) in September 2005; since then, it has toured throughout the world. Dumont is simultaneously pursuing his photographic career and preparing a number of projects, including Sketches of Synchronicity, for 2008 and 2009.

Hannah Claus Juin 2008


Hannah Claus
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

Dans ma pratique, je m’intéresse aux motifs et à la répétition pour réfléchir sur des questions d’identité et de communication. Dans cette nouvelle installation, un jeu de formes et d’ombres, de lignes et de poids évoquent les relations complexes entre matière et espace. L’enchevêtrement des multiples trajectoires, et les équilibres conséquents, suggèrent une remise en question de notre relation au monde qui nous entoure.

Hannah Claus détient une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal et un diplôme du Ontario College of Art and Design de Toronto. Ses oeuvres ont été présentées à travers le Canada, plus récemment au Musée canadien des civilisations, à la Galerie d’art d’Ottawa et à Ace Art à Winnipeg. Lors de sa résidence au Centre Sagamie, l’artiste travaillera sur une installation pour son exposition individuelle à la Maison de la Culture Côte-des-Neiges à Montréal prévue pour septembre.

**********

In my work, I think of repetition and pattern as a code that is meant to be deciphered in order to reflect upon questions of identity and communication. In this new installation, the interplay between shadows, shape and form, using line and weight, evokes complex relationships between space and matter. Through a network of multiple trajectories, our place in the world is reconsidered.

Hannah Claus obtained her Master’s of Fine Art at Concordia University in Montreal and her diploma from the Ontario College of Art and Design in Toronto. Her work has been presented throughout Canada, most recently at the Museum of Civilization, the Ottawa Art Gallery and the Artist-Run Centre Ace Art in Winnipeg. During her residency at Sagamie, she will work on an installation for her upcoming exhibition at the Maison de la culture Côte-des-Neiges in Montreal.

Dgino Cantin Juin 2008


Dgino Cantin
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

Que ce soit par le biais du dessin, de la sculpture ou de la photographie, Dgino Cantin crée des univers poétiques en utilisant des moyens simples s’approchant souvent du bricolage ou de l’artisanat. Sa méthode de travail, l’assemblage, entend demeurer à l’affût des images et des significations qui peuvent naître de ce type de rencontres fortuites. En éprouvant l’étanchéité des limites, en étudiant le passage de la chose usuelle à celle artistique, le processus de création devient, pour lui, acte de cicatrisation. L’installation finale semble émerger de cette même idée de réparation. Présentement, Cantin élabore un corpus installatif sur la notion de portatif en construisant des objets portables et des sculptures portantes.

Dgino Cantin est natif de Neuville. En 2004, il termine une maîtrise (L’Objet poétique) à l’Université Laval. L’année suivante, lors du gala des Prix d’excellence des arts et de la culture de la ville de Québec, il reçoit le prix Videre Relève pour l’exposition Pour la suite des choses. En 2006, il participe aux Inclassables, une résidence de six mois en France (Strasbourg et Paris). Il y présente une exposition individuelle et participe à Itinéraire, biennale d’art contemporain. Au Québec, ses installations ont été présentées lors d’expositions individuelles et collectives dont Manif’ d’art 3. Il vit présentement à Québec où il enseigne les arts plastiques.

Pour plus de renseignement : http://www.dginocantin.com

**************

Through drawing, sculpture, and photography, Dgino Cantin creates poetic worlds using simple means often resembling do-it-yourself or arts and crafts. His assemblages open the path to images and meanings that may arise from fortuitous associations. By testing the imperviousness of boundaries, by studying the transition of objects from everyday to artistic, Cantin's creative process becomes an act of regeneration, and the resulting installation seems to emerge from this same idea of repair. Currently, Cantin is developing a body of installation works on the notion of portability by building portable objects and sculptures that carry them.

Dgino Cantin was born in Neuville. In 2004, he completed a master's degree (L'Objet poétique) at Université Laval. The following year, at the Prix d'excellence des arts et de la culture de la ville de Québec award ceremonies, he received the Prix Videre Relève for the exhibition Pour la suite des choses. In 2006, participated in Inclassables, a six-month residency in France (Strasbourg and Paris). There, he presented a solo exhibition and participated in Itinéraire, a contemporary art biennale. In Quebec, his installations have been presented in solo and group exhibitions including Manif’ d’art 3. He currently lives in Quebec City, where he teaches visual art.

For more information: http://www.dginocantin.com

G. Scott MacLeod Mai 2008


G. Scott MacLeod
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

Déesses et dieux : Archetypes Contemporains

La combinaison de techniques mixtes, plus spécifiquement la photographie, le photomontage/collage et la sono-vidéo constitue et demeure l’assise de mon travail. Je poursuis l’exploration d’icônes et de symboles historiques apparentés aux cultures antérieures à la nôtre - la thématique omniprésente dans mon travail - dans le but de donner une expression visuelle à des aspects intangibles et mystérieux de l’existence. En fait, je me rends compte maintenant (suite à ma série Sacred Feminine and Masculine) à quel point les symboles et l’iconographie historiques sont en bout de ligne un langage visuel et symbolique qui transcende le temps, les lieux, les cultures et les sociétés pour devenir, peut-être, l’iconographie visuelle de l’évolution de l’âme humaine au fil du temps. J’ai beaucoup travaillé et continue de travailler dans cette optique; des ressources et un temps considérables sont consacrés à l’exploration de thèmes sociaux et mythologiques susceptibles d’être incorporés à mon travail. Les expériences qu’ont vécues différents groupes de gens dans l’histoire de l’humanité, et les images iconiques et symboliques qui émergent de ces expériences et les symbolisent occupent le centre de mon travail depuis dix ans. Avec le projet Sacred Feminine and Masculine que j’ai réalisé l’an dernier, j’ai élargi mon champ exploratoire, depuis des événements historiques distincts à l’ " événement " transcendant et universel qu’est la vie humaine. Dans cette série en particulier, j’ai sondé le mystère de la double nature (le masculin et le féminin) de notre espèce.

G. Scott MacLeod - artiste-directeur multimédia
Membre du RAAV, du Montreal Film Group, de Main Film, d’ELAN et du Raza Group. Il est associé de la Helene Wurlitzer Foundation of New Mexico et du Concordia Fine Art Alumni.

Natif de Red Deer, au Canada, Scott a obtenu son baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia et son diplôme d’études collégiales du John Abbott College. Deux bourses, l’une attribuée en 1986 (Tevie and Arliss Miller Scholarship), l’autre au 1988 (Fondation Elizabeth T. Greenshields) lui ont permis respectivement de faire une résidence au Centre d’arts de Banff et de se rendre à Florence, en Italie, où il a étudié les dessins et les estampes des maîtres au Uffizi Print and Drawing Room. En 1992, sa candidature a été retenue pour une résidence proposée aux artistes en arts visuels à la Leighton Artist Colony du Centre d’arts de Banff, où il a créé les oeuvres figurant dans sa série Owe Canada Owe Quebec. En 1993, Scott a présenté son projet de tableaux et d’installation vidéo Black ’47 Irish Famine au Conseil des Arts du Canada et obtenu une bourse dans le cadre du programme Explorations. En 1999, il a obtenu deux bourses de voyage (Fondation William Blair Bruce - recherche en beaux arts et Conseil des Arts du Canada) qui lui ont permis de se rendre en Norvège pour poursuivre ses recherches en vue de son exposition Ancestral Homes. En 2005, il a produit son installation photos-vidéo intitulée Sacred Feminine and Masculine avec l’aide financière du Conseil des arts et des lettres du Québec. En 2008, il a obtenu une bourse dans le cadre du Programme de soutien en production de Main Film pour son projet After the war with Hannelore et une résidence au Centre SAGAMIE-traitement numérique de l’image en art actuel, pour son installation Déesses et dieux : Archetypes Contemporains.

Scott a présenté son travail au Canada, au Mexique, en Allemagne, en Irlande, en République tchèque et aux États-Unis. Ses oeuvres font partie des collections du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée du Québec, du Museo Nacional de la Estampa, de la Guinness Corporation, d’Air Canada, de la Banque royale du Canada, de Pratt and Whitney, Readers Digests, Claridge, Velan Valves Inc., de la brasserie McAuslan Brewery, de la London Life, de CP Hotels et de Loto-Québec. Scott est membre de La Raza Group et est représenté par la Jens Thielsen Gallery de London (Ontario). Depuis 2004, son atelier est soutenu par la brasserie McAuslan. Ses oeuvres sont accessibles en ligne à l’adresse www.macleod9.com/labyrinthina/projects

" J’ai fait de l’exploration de l’histoire, de la mythologie et des récits un projet de vie en filigrane de ma démarche artistique, que ce soit en utilisant les médias peinture, photographie, musique ou production filmatographique, pour essayer de mieux comprendre nos origines, qui nous sommes et ce vers quoi nous nous dirigeons. Un mythe, comme aimait bien l’exprimer Joseph Campbell, est une métaphore révélant notre identité; je me suis défini dans mon travail et j’ai créé mon propre " mythe " ou parcours de vie par l’intermédiaire de mon travail. L’art est mon port d’attache, il m’a fait découvrir l’humilité et me nourrit, il me donne une voix et me permet de faire de même pour les autres via le mentorat et un travail socioéducatif. Ce travail m’a amené à mieux comprendre la place de l’humanité sur la planète et par ce travail, je tente d’exercer une influence positive en faveur d’un changement politique et social."

**************

Goddesses and Gods/Contemporary Archetypes

The physical foundation of my work continues to focus on combining mixed media techniques, specifically photography, photomontage/collage, projection and sound. Thematically, I remain completely engaged in the exploration of historical icons and symbols which previous cultures created to give visual representation to intangible and mysterious aspects of existence . In fact, I see now (after my Sacred Feminine & Masculine Series) how much historical symbols and iconography amount to a visual-symbolic language that transcends time, place, cultures and societies to become, perhaps, the visual iconography of the human soul as it evolves through time. I am still working extensively in this direction and have devoted significant resources and time to exploring and incorporating relevant social and mythological themes into my work. A central focus of my work for the previous ten years has been on the historical experiences of different groups of human beings, and the iconic and symbolic images that emerge from those experiences and come to symbolize them. With last year’s Sacred Feminine and Masculine, I broadened the scope of my exploration from single historical events to the transcendant, universal “event” of human life. In that series in particular, I explored the mystery of the dual nature (male and female) of our species.

G. Scott MacLeod - Multimedia Artist & Director
Member of RAAV, Montreal Film Group, Main Film, ELAN, La Raza Group. He is a fellow at The Helene Wurlitzer Foundation of New Mexico and sits on the Concordia Fine Arts Alumni & Fine Arts Association.

Born in Red Deer, Alberta, Canada, in 1965. His family moved to Montreal from Cape Breton N.S. in 1970 where he was educated in both French and English, fully intergrating into the French culture of Québec. Scott received his D.E.C. in Fine Arts at John Abbott in 1984 and BFA specialization in printmaking at Concordia University in 2003. In 1986 he was awarded a residency at The Banff Centre of Fine Arts on the Tevie and Arliss Miller Scholarship, in 1988 he attended the Uffizi Print and Drawing Room in Florence on the Elizabeth T. Greenshields Foundation to study Master drawings and prints. In 1992 he was awarded a residency at the Leighton Artist Colony at The Banff Centre for the Arts to produce work for his Owe Canada Owe Quebec series, in 1993 Scott received a Canada Council Explorations Grant for his Black ’47 Irish Famine painting and video installation, in both 1996. In 2001 he was awarded residencies at the Helene Wurlitzer Foundation of New Mexico in Taos, in 1999 he received the William Blair Bruce Fine Art Travel Scholarship and a Canada Council Travel Grant and for his Ancestral Homes project in Norway. In 2000 he was awarded the Baie-Saint-Paul '2000 le Symposium de la Nouvelle Peinture' residency. In 2005 he was awarded the Conseil des arts et des Lettre du Quebec A Grant produced for his Sacred Feminine and Masculine photo/video installation. In 2006 he was awarded a Main Film production grant and in 2007 the Filmmakers Assistance Program for After the war with Hannelore. In 2008 he will be attending the SAGAMIE digital photo residency for his Goddes and Gods/Contemporary Archetypes installation. He has been the artist in residence at Centre St. Ambroise in the McAuslan Brewery since 2004.

Scott has presented his work in Canada, Mexico, Germany, Ireland, Czech Republic, and the USA. His work has been collected by, National Gallery of Canada, Musée de Québec, Museo Nacional de la Estampa, Guinness Corporation, Air Canada, The Royal Bank of Canada, Pratt and Whitney, Readers Digests, Claridge, Velan Valves Inc., The McAuslan Brewery, London Life, CP Hotels, Lotto Québec, Dr. Jane Goodall and TV personality Rick Mercer. He is a member of La Raza Group and is represented by the Jens Thielsen Gallery in London, Ontario.

“I have made it my life’s work to explore history, mythology and story telling in my art making process whether it be painting, photography, music or film in the hope to better understand where we have come from, who we are and where we are going. Joseph Campbell believed it is our myths that define us and I have defined myself in my work and created my own ‘myth’ or life path through my work. Art has made me humble, it has fed and sheltered me, given me a voice, and enabled me to do the same for others, through mentoring and outreach work. And as a result of this work I have better understood humanity’s place on this planet and have tried to be a positive influence for political and social change.”

Sébastien Cliche Mai 2008


Sébastien Cliche
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

Au cours des dernières années, je me suis intéressé aux rapports ambigus que nous entretenons avec la sécurité. Les notions de danger, de confort et d'indifférence ont été mis en jeu pour créer une tension où survie s'accorde avec apathie. Au début de ce cycle, l'idée du risque se présentait sous des thématiques précises: sécurité aérienne, survie en forêt, urgences domestiques. Avec le temps, l'origine de la menace est devenue de plus en plus abstraite, laissant les acteurs seuls avec leur angoisse, en attente de la catastrophe qui donnerait enfin un sens à leur vie. Mon travail actuel explore la frontière entre la peur réelle et imaginaire. Je m'intéresse aussi à la catastrophe comme un fantasme à la fois de destruction et de recommencement.

Sébastien Cliche est un artiste multidisciplinaire qui travaille avec l'image photographique, le texte et le son. Ses œuvres ont été vues notamment à Montréal au Centre Skol et à la Galerie Clark ainsi qu'à Québec, Rouyn-Noranda et London en Ontario. En 2006, il exposait une série de photographies intitulée Précipices à la Galerie 101 d'Ottawa. Le deuxième volet de ce corpus a été présenté en 2007 sous le titre Refuges à la galerie LandymoreKeith de Toronto. Il est aussi initiateur et commissaire de l'exposition itinérante L'Oreille dans l'œil, une rencontre entre artistes visuels et musiciens. Cette exposition est de la programmation de l'Œil de poisson (Québec) dans le cadre de la Manif' d'Art 2008. Sur internet, on peut consulter ses projets Web : Principes de gravité et Ruptures.

http://www.aplacewhereyoufeelsafe.com/
http://www.principesdegravite.ca
http://www.revuebleuorange.org/oeuvre/ruptures
http://www.loreilledansloeil.org/

**************

In recent years, I have become interested in the ambiguous relationship that we have with safety. The notions of danger, comfort, and indifference have been put in play to create a tension between survival and apathy. At the beginning of this cycle, the idea of risk was presented within specific themes: air safety, survival in the forest, home emergencies. Over time, the origin of the threat has become increasingly abstract, leaving the actors alone with their anxiety, awaiting the catastrophe that would finally give meaning to their life. My current work explores the borderline between real and imaginary fear. I am also interested in catastrophe as a phantasm of both destruction and starting over.

Sébastien Cliche is a multidisciplinary artist who works with photographic images, text, and sound. His works have been seen in Montreal at Centre Skol and Galerie Clark, as well as in Quebec City, Rouyn-Noranda, and London, Ontario. In 2006, he exhibited a series of photographs titled Précipices at Gallery 101 in Ottawa. The second part of this corpus was presented in 2007 as Refuges at the LandymoreKeith Gallery in Toronto. He is also the initiator and curator of the touring exhibition L'Oreille dans l'œil, an encounter between visual artists and musicians. This exhibition on the program at l'Œil de poisson (Quebec City) as part of Manif' d'Art 2008. On the Internet, visitors can see his Web projects, Principes de gravité and Ruptures.

Cynthia Touchette Mai 2008


Cynthia Touchette
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

À travers une démarche de création axée sur le jeu et le faire, j’explore les questions de narration et de communication afin de créer un monde en soi. Dans un souci d’amincir les frontières entre l’art et la vie, je broie, malaxe et mélange l’information que j’accumule à partir de mon quotidien, qu’il soit constitué des images que je consomme, des lectures que j’entreprend, d’actions anodines, d’événements étranges ainsi que de petites inquiétudes. J’en recrache un nouveau tout partiellement reconnaissable et hétérogène, ludique et coloré qui communique visuellement un sens et une sensation hors du langage.

Située dans un espace-temps flottant, chaque image prise individuellement est fragmentaire, énigmatique tout en étant autonome. Lorsque prise en un tout elles prennent part d’un discours chaotique et débridé. Afin de créer une impression de familiarité et de mettre sur pied un langage iconographique trompeur, j’utilise une palette réduite ainsi qu’une absence de fond. Autant le traitement coloré et épuré renvoie à une esthétique pop et iconographique, autant la palette chaotique et éclatée sert à brouiller les pistes et couper les ponts de la narration.

Il en résulte des images évocatrices de sens multiples qui s’amusent à suggérer des tas de petites histoires. Oscillant entre la représentation lisible et l’abstraction figurative mon travail se veut antidote au cynisme ambiant non par la dérision ou la banalisation, deux procédés cynique, mais bien par la naïveté et le plaisir que les multiples détournement de sens peuvent provoquer.

Cynthia Touchette vit et travaille dans les Cantons-de-l’Est. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’Uqam et poursuit en ce moment ses recherches dans le cadre de la maîtrise en arts visuels à l'Université Laval. Sa pratique artistique est axée principalement sur le dessin et se passionne particulièrement pour les wall drawings. Son travail a été présenté individuellement et collectivement dans plusieurs espaces de diffusion dont, la Galerie Horace Art Actuel et la galerie Foreman de l’Université Bishop’s.

**************

Through a creative approach based on playing and doing, I explore questions of narration and communication in order to create a self-contained world. In order to attenuate the divisions between art and life, I grind, knead, and mix the information that I accumulate in my daily life, including images that I consume, readings that I undertake, innocuous actions, strange events, and little anxieties. I spit out something new that is partially recognizable and heterogeneous, playful and colourful, that visually communicates a sense and sensation beyond language.

Each image taken individually, situated in a floating space-time, is fragmentary, enigmatic, and autonomous. When taken as a whole they fit within a chaotic, unbridled discourse. To create an impression of familiarity and form deceptive iconographic language, I use a narrow palette and no background. Although the colourful and clean treatment refers to a pop, iconographic aesthetic, the chaotic and exploded palette blurs the way and cuts the narrative links.

The result is evocative, multi-meaning images that amusingly suggest all sorts of little stories. Oscillating between readable representation and figurative abstraction, my work is intended as an antidote to the ambient cynicism not through derision or banalization, but through the naiveté and pleasure that multiple diversions of meaning can provoke.

Cynthia Touchette lives and works in the Eastern Townships. She holds a bachelor’s degree in visual arts from UQAM and is currently doing her research for a master’s degree in visual arts at Université Laval. Her art practice is based mainly on drawing with a special emphasis on wall drawings. Her work has been presented in solo and group exhibitions in a number of exhibition spaces, including the Galerie Horace Art Actuel and the Foreman Gallery at Bishop’s University.

Daniel Corbeil Mai 2008


Daniel Corbeil
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

Démarche
Depuis plusieurs années, Daniel Corbeil réalise des photographies, des installations et des dispositifs de maquettes utilisant le simulacre technique comme moyen d’explorer la représentation du paysage. Préoccupé par les conséquences, sur ce dernier, des perturbations environnementales, l’artiste a récemment présenté diverses expositions qui, de façon ludique, proposaient une réflexion sur l’illusion scientifique comme moyen d’appréhender le réel.

Résidence au Centre SAGAMIE
Le projet de création en impression numérique que l’artiste se propose de réaliser pendant sa résidence au Centre SAGAMIE consistera en un assemblage de plusieurs photographies d’une même maquette de paysage, réalisée préalablement en atelier. L’objectif est d’explorer, par l’entremise du médium numérique, les effets de fractionnement et de recomposition de l’image, de façon à suggérer les effets du passage du temps sur le paysage. Par le développement d’une mosaïque (patch-work) d’images dont les raccords demeurent visibles, ce travail propose une réflexion sur la présence simultanée de diverses temporalités affectant le paysage représenté.

Biographie
Originaire de l’Abitibi-Témiscamingue, Daniel Corbeil vit et travaille à Montréal. Il est titulaire d’une maîtrise en arts plastiques de l’université du Québec à Montréal et enseigne au Cégep du Vieux-Montréal . Depuis le début des années 1990, il a réalisé un nombre important d’œuvres d’art publiques et a présenté son travail dans le cadre de nombreuses expositions individuelles et collectives aussi bien au Québec et au Canada qu’à l’étranger. Parmi ses expositions récentes, notons celles présentées à la Galerie d’art du Centre culturel de l’université de Sherbrooke (2007), à la Galerie Thérèse Dion Art Contemporain (2006) et au Musée d’art contemporain des Laurentides (2006) L’artiste a été récipiendaire de plusieurs bourses du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec ; il s’est mérité le prix Graff 2007-2008. Certaines de ses œuvres font partie de collections publiques (Musée du Québec, Musée régional de Rimouski, Collection Loto-Québec, Simon Fraser University).

**************

Approach
For a number of years, Daniel Corbeil has been producing photographs, installations, and arrangements of models using technical mock-ups as a means of portraying landscape. Concerned with the consequences on the landscape of environmental stresses, Corbeil recently presented various exhibitions that used a ludic approach to offer a reflection on scientific illusion as a means of understanding reality.

Residency at SAGAMIE Centre
The digital-printing project that Corbeil proposes to produce during his residency at the SAGAMIE Centre will consist of assembling a number of photographs of a single model of a landscape, made beforehand in the studio. The objective is to explore, through digitization, the effects of fractioning and recomposing images, in order to suggest the effects of the passage of time on a landscape. By developing a patchwork of images in which the splices remain visible, the artist proposes a reflection on the simultaneous presence of various time frames affecting the landscape portrayed.

Biography
Born in l’Abitibi-Témiscamingue, Daniel Corbeil lives and works in Montreal. Recently, his work related to the effects of climate change on the landscape has been featured in individual exhibitions, most recently Laboratoire climatique: nouvelles expérimentations (Musée d’art contemporain des Laurentides, 2006), Perspective entre ciel et terre (Galerie Thérèse Dion Art contemporain, 2006), Paysages sous effet de serre (Centre d'exposition Circa, 2004), Laboratoire climatique: paysages sous observation (L’Œil de Poisson and Centre Vu, 2004). Corbeil is the winner of the Prix Graff 2007.

EXPOSITION ET LANCEMENT, À ALMA, DU LIVRE "SAGAMIE, L’Imprimé numérique en art contemporain" Mai 2008


English to follow
EXPOSITION ET LANCEMENT, À ALMA, DU LIVRE
"SAGAMIE, L’Imprimé numérique en art contemporain"
VERNISSAGE ce jeudi 8 mai à 17h00 * EXPOSITION du 8 mai au 20 juin 2008

Le Centre SAGAMIE a préparé cette exposition de groupe pour accompagner le lancement de son importante publication intitulée SAGAMIE, L’IMPRIME NUMERIQUE EN ART CONTEMPORAIN. Publié aux Éditions d’Art du SABORD de Trois-Rivières, ce livre de 200 pages propose un parcours visuel à travers une sélection d’œuvres numériques de 50 artistes ayant réalisé une résidence d’artiste au Centre SAGAMIE. L’ouvrage présente ensuite une anthologie de textes théoriques de 11 auteurs reconnus dans le domaine de la recherche et du développement des nouvelles technologies. Les essais des auteurs questionnent les différentes implications des outils numériques de production sur la création bidimentionelle en art actuel et sur la diffusion des œuvres. Cette publication d’envergure trace donc un bilan des centaines d’artistes ayant contribué à la recherche numérique au cours des 10 dernières années au Centre SAGAMIE, tout en approfondissant la réflexion théorique sur ce médium artistique qui est en pleine émergence et qui s’insère à tous les niveaux du travail des artistes. Ce livre de référence fera donc avancer sensiblement la compréhension de l’art numérique auprès d’un vaste public.


ARTISTES DE L’EXPOSITION
Mathieu Beauséjour, Gwenaël Bélanger, Manon De Pauw, Pascal Grandmaison, Nathalie Grimard, Adad Hannah, Ariane Lord, Catherine Sylvain.

AUTEURS
Sylvain Campeau, Carol Dallaire, Ollivier Dyens, Hervé Fischer, Michaël La Chance, Valérie Lamontagne, Suzanne Leblanc, Sylvie Parent, Louise Poissant, Pierre Robert, Élène Tremblay.

ARTISTES PRÉSENTÉS DANS LE LIVRE
Raymonde April, Kinga Araya, Sylvette Babin, Annie Baillargeon, Mathieu Beauséjour, Sophie Bélair-Clément, Gwenaël Bélanger, Ivan Binet, Guy Blackburn, Marcel Blouin, Catherine Bodmer, Diane Borsato, Carl Bouchard, Sylvain Bouthillette, Matthieu Brouillard, Nathalie Bujold, Sophie Castonguay, Sébastien Cliche, Thomas Corriveau, Sylvie Cotton, Michel De Broin, Gennaro De Pasquale, Manon De Pauw, Marie-Suzanne Désilets, Patrice Duchesne, Mario Duchesneau, Micheline Durocher, Louis Fortier, Pascal Grandmaison, Nathalie Grimard, Adad Hannah, Isabelle Hayeur, Bettina Hoffmann, Frédéric Laforge, Sylvie Laliberté, Maryse Larivière, Frédéric Lavoie, Chloé Lefebvre, Ariane Lord, David Moore, François Morelli, Alain Paiement, Roberto Pellegrinuzzi, Josée Pellerin, Jocelyn Phillibert, Ana Rewakowicz, Cezar Saëz, Catherine Sylvain, Carl Trahan, Kim Waldron, André Willot.

Pour commander le livre
SVP, Envoyer un chèque ou mandat par la poste avec votre commande.
Prix du livre : 24.95$ + taxes et frais de poste 5$ = total : 29.95 $

Cette publication est rendue possible grâce à des subventions obtenues du CALQ et du CAC.

****************

EXHIBITION AND BOOK LAUNCH IN ALMA
"SAGAMIE, L’Imprimé numérique en art contemporain"
Opening, Thursday, May 8, 2008, 5:00 p.m. * Exhibition May 8 - June 20, 2008

The SAGAMIE Centre has prepared this group exhibition to accompany the launch of its major publication, SAGAMIE, L’IMPRIME NUMERIQUE EN ART CONTEMPORAIN. Published by Éditions d’Art du SABORD in Trois-Rivières, this 200-page book offers a visual journey through a selection of digital works by 50 artists who had artist’s residencies at the SAGAMIE Centre. The book also contains a collection of theoretical texts by 11 well-known authors who write on research on and development of new technologies. The essays explore the different effects of digital production tools on the creation of two-dimensional contemporary art and the distribution of artworks. This major publication thus provides an overview of the hundreds of artists who have contributed to digital research at the SAGAMIE Centre over the last 10 years, while deepening theoretical thought on this emerging art medium that is being used by artists at all levels of their work. This reference book will enable an interested public to advance their comprehension of digital art.


ARTISTS IN THE EXHIBITION
Mathieu Beauséjour, Gwenaël Bélanger, Manon De Pauw, Pascal Grandmaison, Nathalie Grimard, Adad Hannah, Ariane Lord, Catherine Sylvain.

AUTHORS
Sylvain Campeau, Carol Dallaire, Ollivier Dyens, Hervé Fischer, Michaël La Chance, Valérie Lamontagne, Suzanne Leblanc, Sylvie Parent, Louise Poissant, Pierre Robert, Élène Tremblay.

ARTISTS PRESENTED IN THE BOOK
Raymonde April, Kinga Araya, Sylvette Babin, Annie Baillargeon, Mathieu Beauséjour, Sophie Bélair-Clément, Gwenaël Bélanger, Ivan Binet, Guy Blackburn, Marcel Blouin, Catherine Bodmer, Diane Borsato, Carl Bouchard, Sylvain Bouthillette, Matthieu Brouillard, Nathalie Bujold, Sophie Castonguay, Sébastien Cliche, Thomas Corriveau, Sylvie Cotton, Michel De Broin, Gennaro De Pasquale, Manon De Pauw, Marie-Suzanne Désilets, Patrice Duchesne, Mario Duchesneau, Micheline Durocher, Louis Fortier, Pascal Grandmaison, Nathalie Grimard, Adad Hannah, Isabelle Hayeur, Bettina Hoffmann, Frédéric Laforge, Sylvie Laliberté, Maryse Larivière, Frédéric Lavoie, Chloé Lefebvre, Ariane Lord, David Moore, François Morelli, Alain Paiement, Roberto Pellegrinuzzi, Josée Pellerin, Jocelyn Phillibert, Ana Rewakowicz, Cezar Saëz, Catherine Sylvain, Carl Trahan, Kim Waldron, André Willot.

To order the book
Please send a cheque or money order by mail with your order.
Price for the book is : 24.95$ + taxes and mailing cost 5$ = total : 29.95 $
Please note that the book is written in french only.

This publication was made possible due to grants from the CALQ and the CCA.

Jean Laliberté

Dans l’optique de cette publication qui trace un bilan de l’aventure numérique, le Centre SAGAMIE a décidé d’honorer la mémoire d’un de ses fondateurs décédé en 2000, Jean Laliberté en lui dédiant sa salle d’exposition : l’ESPACE LALIBERTÉ. L’Atelier d’estampe de la Sagamie a été fondé en 1981 par Jean Laliberté, Bernard Pilote et Michel Anger. Jean Laliberté a été très impliqué dans le développement des technologies d’impression de l’image cours des années 80, particulièrement en sérigraphie. La SALLE LALIBERTÉ offrira aux artistes " la liberté " de créer avec les équipements numériques d’aujourd’hui dans un Centre d’artiste qui n’a cessé de se développer sur les assises laissées par ce généreux bâtisseur. À cette occasion, M. JOCELYN FRADETTE, Maire suppléant de la Ville d’Alma, Conseiller municipal et Président du Comité des arts et de la culture, sera invité à prendre la parole et à dévoiler la plaque commémorative.
JEAN LALIBERTÉ

To highlight this publication, which provides an account of the digital adventure, the SAGAMIE Centre has decided to honour the memory of one of its founders, who died in 2000, JEAN LALIBERTÉ, by dedicating its exhibition space to him: the LALIBERTÉ GALLERY. SAGAMIE's Print Studio was founded in 1981 by Jean Laliberté, Bernard Pilote, and Michel Anger. Laliberté was very involved in the development of image-printing technologies in the 1980s, particularly in serigraphy. The LALIBERTÉ GALLERY will offer artists “la liberté” (the freedom) to be creative with today's digital equipment in an artist-run centre that has continued to build on the foundations left by this generous innovator. On this occasion, Mr. Jocelyn Fradette, deputy mayor of the city of Alma, councillor, and chair of the cultural committee, will be invited to speak and to unveil the commemorative plaque.


Victoria Stanton Avril 2008


Victoria Stanton
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

Établie à Montréal, Victoria Stanton pratique la performance, la vidéo et la photographie. Elle est auteure de fiction, de poésie, de textes critiques et de chansons. Parmi ses œuvres se déroulant dans le temps, mentionnons des pièces sonores sur scène, des actions collectives dans des lieux publics, des rencontres en tête-à-tête pour des "consultation" ou "nourrir des personnes". Ces performances abordent la capacité et le besoin d’habiter un espace, de s’approprier le quotidien et de le perturber, de créer une intimité spontanée, de suivre le chemin de la vulnérabilité. Qu’elles accentuent notre odorat, notre goût, notre toucher, ou qu’elles soulignent un aspect " transactionnel " et transformationnel, ces œuvres mettent à mal la relation entre " artiste " et " spectatrice/spectateur ". Certaines performances ont été transformées en installations photographiques ou en monobandes. Sous forme photographique ou vidéographique, elles visent à produire un impact sur l’architecture urbaine en mettant en scène des actions fugitives et leur documentation, afin de fixer ces actions - dans le temps et l’espace - de manière permanente et, finalement, de créer des tableaux vivants urbains et contemporains. Les documents qui en découlent posent également une question importante, quoique rarement abordée : À qui appartient l’œuvre ? À qui appartient l’œuvre, quand une photographe capte des images, que ces documents représentent alors son travail et, de plus, qu’ils font partie d’une présentation en public, une exposition par exemple ? Avec divers " auteurs " à l’œuvre, la texture et la qualité de l’image varient, celle-ci devenant une exploration visuelle de la " documentation de la performance ".

Victoria Stanton a présenté son travail au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Australie et au Japon. Ses enregistrements " spoken word " font partie de diverses compilations sur CD et ont été diffusés sur les ondes de la radio nationale et régionale. Ses textes fictifs et critiques ont été publiés da